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Animation LES VOTES - 1°Concours Littéraire Kosminéen - Métamorphose

Discussion dans 'Arts Littéraires & Beaux Arts' démarrée par Caro, 6 Septembre 2012.

?

Quels textes avez-vous préféré? (2 choix possibles)

Sondage fermé 1 Octobre 2012.
  1. Texte 1 - L'or Philosophal

    0 vote(s)
    0,0%
  2. Texte 2 - Nouveau Départ

    0 vote(s)
    0,0%
  3. Texte 3 - Adonias

    12,5%
  4. Texte 4 - Un long silence

    37,5%
  5. Texte 5 - Vois ce que je serais

    18,8%
  6. Texte 6 - ??? à Petite chenille

    12,5%
  7. Texte 7 - Légende Perdue

    0 vote(s)
    0,0%
  8. Texte 8 - Métanimose

    31,3%
  9. Texte 9 - Le Papillon

    31,3%
  10. Texte 10 - Enfant

    37,5%
Les votes multiples sont autorisés.

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  1. Caro
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    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

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    1 Mars 2012
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    1°Concours Littéraire Kosminéen

    - Métamorphose -

    Les votes






    Après de longues semaines, enfin pas si longues que ça puisque nous manquons toujours de temps pour écrire un texte :rolleyes: , voilà arrivé le moment de...

    • découvrir les textes des participants
    • les commenter
    • voter pour les deux textes qui vous ont le plus plu. En effet, pas évident de choisir un seul texte parmi 10, donc vous pouvez voter pour deux textes. Mais pas plus! Ce sera vérifié :p
    • tenter de retrouver qui a écrit quoi !

    Nous avons eu 10 participations.
    Et voici nos écrivains en herbe, dans l'ordre alphabétique:

    Aloy
    Caro
    Cheku
    Cill
    Eris
    Lysandris
    Maboroshi
    Thorgram
    Tsukiyo
    Yajijy​

    Qui ont chacun écrit un texte.


    Texte 1 - L'or Philosophal
    Texte 2 - Nouveau Départ
    Texte 3 - Adonias
    Texte 4 - Un long silence
    Texte 5 - Vois ce que je serais
    Texte 6 - ??? à Petite chenille
    Texte 7 - Légende Perdue
    Texte 8 - Métanimose
    Texte 9 - Le Papillon
    Texte 10 - Enfant

    Vous pouvez accéder directement aux textes via les liens dans la liste ci-dessus.
    A vous de lire, apprécier, voter et jouer!

    N'oubliez pas qu'il s'agit d'un concours amateur, où tout le monde peut participer et apporter sa modeste participation. Les commentaires constructifs sont bien entendu les bienvenus, mais si vous n'avez pas aimé un texte, ne vous donnez pas la peine de répondre un simple "ceynul" inutile :)



    Vous avez jusqu'au 1° Octobre pour voter. ​


    C'est à dire un peu plus d'une vingtaine de jours - et là pas de délais, le sondage est lancé :fier:
    Si vous n'avez pas le temps de commenter avant de voter, vous pourrez toujours le faire après :)
     
    Maddilly aime ceci.
  2.  
  3. Caro
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    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

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    Texte 1:


    L'or philosophal


    Subsistant dans une planète d’aliénée
    Je vociférai mon désir de trépasser.

    Et dans un dernier souffle de vie
    Je dis :

    « Vivant dans un monde aux gens amblyopes
    Souffrant d’être pour eux qu’une incompréhension syncope
    N’acquérant d’eux que de maudits chrysocales
    S’évertuant de me le faire passer pour l’or du savoir philosophal !

    Maintenant je souhaite disparaître
    De cette maudite planète !»


    Une voix cristalline me répondit
    Dans la douceur brillante de la nuit
    Son envie de se retirer
    Du champ de cette réalité :


    « J’existe bien avant la grande illumination
    Ayant été la muse des milliers d’humains.
    Maintenant, il m’est temps de quitter cette localisation
    Qui trépassera malgré la puissance de mes mains.

    Seras-tu l’unique qui m’accompagnera
    à travers monts et chemins ?


    Seras-tu le dernier qui me comprendra
    par-dessus le fil du destin ?

    Seras-tu le premier qui s’essayera
    à transformer son existence d’humain ? »


    Chevelure cuivrée et yeux azurés
    C’était la déité du savoir qui me fixait avec ambiguïté

    Nous partîmes donc provisions à la main
    Traversant la civilisation psychosée des humains
    Narrant nos misérables destins
    Nous consolant sous des draps purpurins.

    Partant pour un trajet marginal
    Laissant derrière nous leur savoir acéphale
    Pour poursuivre notre recherche de l’or philosophale :

    À travers le temps et l’espace abyssale
    Dans un univers encéphale
    Aux facettes liminales​
     
  4. Caro
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    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

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    Texte 2:



    Nouveau départ

    Le roi est mort, vive le roi :
    C'est un refrain de bon aloi.
    Tu es parti, et nous, si tristes,
    Avons cherché une autre piste.

    Ton successeur est arrivé,
    Te ressemblant, mais ravivé ;
    Frais et joyeux, clair et aimable,
    Suivant ton conte en une fable.

    Il a ta couleur, bleu azur ;
    Et, nous guidant de son pas sûr,
    Il nous a redonné courage ;

    C'est une étoile d'au-delà,
    Suivant Hyjoo : Kosminea
    De ce livre tourne la page.
     
  5. Caro
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    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

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    Texte 3:

    Adonias


    Cela faisait maintenant plusieurs jours que je patientais sagement dans la forêt, assise sur un tronc d’arbre couché qui n’avait pas survécu à la dernière tempête. Je ne souhaitais pas envahir le microcosme qui se trouvait autour de moi, cependant, il y avait bien une raison pour laquelle je me trouvais là, et ce n’était en aucun cas d’imposer ma présence gratuitement. En effet, nous entrions dans la période sacrée d’éclosion des petites déesses que nous appelions Adonias. Et après quelque recherche, j’avais découvert quelques mois plus tôt que ce site était particulièrement disposé à accueillir les cocons de ces petites poupées.


    Telle une statue, je patientais et patientais encore, mais pour rien au monde je ne me serais trouvée ailleurs que sur cet arbre, avec lequel j’avais tissé quelques liens d’affection à mesure que les minutes, les heures, puis les jours avaient défilés. J’ouvrais grand les yeux, dressais mes oreilles, tous mes sens en éveil, afin de détecter l’instant où cela débuterait.


    ***

    Puis ce moment attendu, tant par les déesses que par moi, arriva. Mes sens n’eurent aucun mal à repérer ce changement d’atmosphère car des boules de lumière telles des lucioles immobiles étaient apparues soudainement au dessus de ma tête. Je levai les yeux. Les arbres étaient parsemés de gouttes dorées, donnant à ce lieu une dimension féerique. Mais après tout, je me trouvais bien dans un endroit hors du commun. En réalité, ces pelotes étaient là bien avant que j’arrive, seulement, trop bien dissimulées pour que l’on puisse s’en apercevoir.
    Ne faisant qu’un avec les pétales de fleurs dans lesquelles ces cocons étaient lovés, il m’avait été impossible de les discerner malgré mes efforts. Mais ce voyage et cette attente n’avaient pas été vains : voilà que j’étais récompensée. Le panorama qui se dessinait devant moi me donnait la chair de poule.


    A cet instant, les Adonias étaient en train d’éclore. Toutes ensemble se mouvant sous l’action d’un unique souffle. Une brise s’était invitée et rafraichissait l’air lentement. Elle apportait non seulement la force nécessaire au déploiement futur de leurs ailes, mais aussi un doux parfum de printemps. Cette saison où vous pouvez jurer que toute la morosité enfouie en vous s’évanouie. Pour ces déesses, cet instant ne représentait pas seulement un apaisement, mais aussi une délivrance. Une véritable renaissance. Un moment longuement attendu, inéluctable.


    Je décidai alors de concentrer mon attention sur une de ces créatures plus extraordinaire les unes que les autres. Elle ne disposait que de son courage et de sa volonté pour s’extirper de sa cage nacrée. Comme une fugitive tentant de s’enfuir d’une prison dont les gardes se seraient endormis au son d’une voix malicieuse. Car cette voix, j’étais persuadée qu’elle la possédait. J’avais tellement entendu de contes et de légendes à propos de ces petites déesses qu’il me tardait de vérifier toutes mes hypothèses. Mais à ce moment précis, j’étais intensément captivée par le spectacle qui s’offrait si généreusement à moi. Par conséquent, je ne pouvais que laisser place à l’observation, en m’abstenant de faire intervenir toute connaissance sans fondement qui aurait pu fausser un tel événement.


    ***

    Elle transperça son moelleux cocon sans hésitation. Ses mains se posèrent avec douceur sur les rebords repliés de ce qui lui avait servi de chaude protection. Mon premier regard fut pour sa chevelure d’or. Son dos était éclipsé par de longues boucles dorées, qui aurait rendu envieuse n’importe quelle humaine, moi comprise. Puis mon regard se dirigea vers ses yeux. Ils étaient abrités sous de longs cils qui lui permettaient de filtrer la lumière, aveuglante un jour d’éclosion. Ils étaient d’un vert ! Mais pas d’un vert habituel – rien n’était habituel chez les Adonias – plutôt d’un vert transcendant, sublime et captivant. Gare à celui ou celle qui s’y plongerait trop longuement. Venaient ensuite ses lèvres, de couleur d’or elles aussi. Elles invitaient à voler un baiser.

    Je fus ensuite absorbée par sa peau blanche luisante. Elle ne recevait pas les rayons du soleil. Elle émettait. Cette fée était elle-même l’étoile de tout un monde. Mon monde à l’heure où je prenais ces notes. Je longeai alors ses bras. J’étais impressionnée par la finesse de ses doigts, de ses membres, mais en réalité, tout chez elle semblait trop fragile. Une sorte de paradoxe. Un être fort et déterminé, une véritable femme fatale ayant pourtant un aspect si frêle que notre seule volonté était de la protéger. Elle se servait de sa beauté et de son apparente fragilité comme d’une arme. Elle pouvait métamorphoser n’importe quel être lui voulant du mal en un protecteur qui aurait donné sa vie pour elle.


    ***

    Alors que je la contemplais, il survint un chant des tréfonds de la forêt. Il résonna en moi. Il résonna en tout. Les arbres se mirent à frémir, et je remarquai alors ce que je n’avais pas su voir auparavant, des ailles diaphanes qui battaient incessamment. A quel moment les avait-elle dépliées ? Un mystère de plus, que je m’efforcerai de lever à ma prochaine excursion. Mes yeux levés vers les cieux, je repris une vue d’ensemble. Toutes les déesses avaient éclos. Chacune se tenait encore à proximité de sa cage consumée. Mais cela n’allait pas durer. Je le sentais, ce chant était un appel. Il indiquait une direction, un chemin à emprunter. C’était une mère qui rappelait ses enfants à leur foyer. Mais je ne pouvais pas les suivre. Je me contentai donc de les admirer alors qu’elles s’élevaient à l’unisson. Leurs pieds quittèrent un bois rassurant pour flotter dans les airs. Elles venaient d’éclore mais appréciaient déjà le fonctionnement de leur personne. Elles commencèrent à fredonner la mélodie. C’était formidable.


    Je ne pouvais en croire mes oreilles, je ne pouvais en croire mes yeux. Alors que ces déesses s’éloignaient dans la pénombre, je prenais conscience que j’avais assisté à une métamorphose.
     
  6. Caro
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    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

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    Texte 4:


    Un long silence


    Message envoyé : le 9 septembre 2005.

    "Mon Cher Roose,

    Je vais comme les jours viennent, enneigés et silencieux, dans un cocon qu'il faudra bien détruire demain et dans la certitude que la vie est toujours plus inventive dans ce qu'elle inflige que lorsqu'elle flatte.

    J'aurais bien aimé te parler, mais je n'ai pas eu l'heur de te voir récemment - ou, dans le cas contraire, mes mots sont restés sans réponse. Alors... It's up to you, I'm still here.

    Eleanor."



    Réponse envoyée le : 9 septembre 2012.


    "Ma Chère Eleanor,

    Voilà très exactement sept ans, je recevais pour la dernière fois de tes nouvelles. Malheureusement, je me trouvais dans l'incapacité de te répondre.

    Aujourd'hui, je trouve enfin l'opportunité de me justifier de mon silence. Une telle démarche pourra te paraître vaine et déplacée, mais j'ose espérer que tu auras une ultime indulgence à mon égard, et que tu liras ce message jusqu'à son terme.

    Il y a donc de celà sept ans, alors que je me rasais comme chaque matin, un geste malheureux me laissa sur le cou une fort distincte entaille. En oscultant cette dernière devant le miroir, je découvris qu'en lieu et place du sang écarlate attendu, des lèvres de la plaie suintait une substance d'un noir de jais. Incrédule, je suivis de l'index les contours de la blessure, et soulèvai jusqu'à mes yeux ce qui aurait du être mon sang. La consistance et l'odeur de cette substance m'étaient bien familières, puisqu'il s'agissait d'encre, noire comme la peur.

    Je me précipitai sur le champ vers le combiné téléphonique pour consulter un médecin sur cette inquiétante anomalie, et je découvrai qu'il m'était impossible de formuler la moindre réponse à l'assistante médicale qui reçut mon appel, ni d'ailleurs d'émettre le moindre son : ma voix s'était éteinte.

    Par la suite, j'essayai de sortir, de courir chercher de l'aide. Cependant, mes bras, mes mains, mes jambes étaient comme engourdis. Je n'avais plus la force d'actionner la poignée de la porte, et bientôt, même plus celle de me tenir debout.

    La suite m'a été contée par un vieil oncle qui, s'inquiétant de n'avoir plus de mes nouvelles, est venu à ma rencontre chez moi, et m'y a retrouvé inanimé. J'aurais passé les septs années suivantes sur un lit d'hôpital, et de nombreux médecins se seraient penchés sur mon cas, sans parvenir à formuler le moindre diagnostic. L'on finit par me considérer comme un de ces très rares cas que la science n'explique pas.

    Lors de rares manifestations de conscience, je me serais évertué à trouver un moyen de me blesser, tantôt en me griffant jusqu'au sang, tantôt en me mordant la langue, et me servait de l'encre noire qui coulait toujours de mes veines pour écrire du bout des ongles sur la couverture de mon lit des bribes de souvenirs, des noms, souvent le tien, et des histoires de rien.

    On prit bien sûr la décision de solidement m'entraver afin de parer à ces "crises", mais alors mon état empirait : j'étais pris de convulsions, de fièvres et de maux si terribles qu'il serait indécent de les décrire. Il fut finalement décidé que ces accès de fureur devaient me servir d'un quelconque exutoire, et qu'il ne fallait pas davantage chercher à m'en protéger.

    Enfin, après sept années d'absence, j'ai repris conscience. Mon état semble de nouveau normal. Mon sang a le rouge de la vie, et ma voix a retrouvé le chemin de mes lèvres. L'hopital m'a libéré la semaine dernière.

    Depuis tout ce temps, j'ignore ce que tu es devenue, ce que tu fais, si ce message te parviendra jamais, ou si seulement tu vis encore. Mais, quoiqu'il en soit, la curieuse et tragique expérience dont je t'ai ici fait part m'a permis de parvenir à une réponse appropriée à ton dernier message :

    Nos vies traversent mille états, se métamorphosent sans cesse. Toutefois, elles ont beau grandir, rapetisser, se scléroser, brûler de mille feux ou se calciner, disparaitre dans un cocon ou se découvrir des ailes... un jour, tu as été là pour m'attendre, et je ne connais pas de repère plus sûr que celui-ci.

    Ton,

    Roose."
     
  7. Caro
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    Texte 5:


    Vois ce que je serais

    - Ah, Sam, c'est toi. Entre donc.
    - J'ai un gros problème.
    - Qu'est-ce qui ne va pas ?
    - Mon bras m'élance de plus depuis cet "incident". Et il n'y a pas que ça...
    - Pourtant, de là où j'étais, ça ressemblait plus à un loup.
    - Et ça, ça ressemble à quoi ? Tu as déjà vu autant de poil sur un bras ? C'est apparu ce matin... Et ce soir, c'est la pleine lune. Il ne nous reste plus beaucoup de temps. Je suis sûr que ça va s'étendre au reste. Il faut que tu m'aides.
    - C'est de ça que tu as peur ? C'est pour ça que tu es passé entre chien et loup ? Hahaha.
    - Tu ne comprends pas ? Cette fois, c'est sûr, c'était vraiment un loup garou ! Donc je devrais me transformer ce soir. Je suis passé chez toi parce que tes parents sont absents, et je pensais que tu pourrais m'enfermer dans ta cave, le temps... le temps que je redevienne humain.
    - Tu nages en plein délire. Parce qu'un loup un peu plus gros que la moyenne t'a mordu, et que tu as quelques poils en trop au bras, ça y est, monsieur le fan de loup garou en est devenu un ? Il doit y avoir une explication parfaitement rationnelle.
    - Je serais ravi que tu la partages avec moi.
    - Des extraterrestres cynomorphes veulent envahir la planète. Pour préparer leur invasion, ils ont envoyés quelques-uns des leurs se mêler à la population, après leur avoir donné une forme humaine, et remplacé leur souvenir. La créature qu'on a rencontré était en fait un de leur agent envoyé ici pour redonner leur vraie forme à certains membres de ces cellules dormantes, grâce à une substance qui recouvrait ses crocs. Non, ne me demande pas quel intérêt il y a à vous infiltrer pour ensuite casser votre couverture de la sorte. C'est pas des chats, alors ils ne sont peut-être pas très au point pour ce qui est de planifier la domination du monde, tu comprends.
    - Aide moi à descendre cette armoire, elle servira à bloquer la porte de la cave. Et pense à garder un couteau en argent près de toi, au cas où.
    - T'as pas écouté mon explication scientifique ?
    - Qui croirait à tes conneries ?
    - Je suis vexé. Je trouve ça au moins aussi crédible que la thèse du loup garou. L'armoire est en place, regarde si c'est bien bloqué.
    - C'est bon.
    - Parfait. Et pour te répondre : tu ne te transformeras ni en loup garou, ni en loup de l'espace.
    - Et qu'est-ce que tu en sais ?
    - J'en sais que la maison est remplie de produits hautement inflammables, y compris dans la cave, et que je tiens une allumette. Tu vas te métamorphoser en nuage, comme Zeus. C'est cool hein ? Et attend, c'est pas le meilleur. Après, quand les enquêteurs découvriront ton corps -sachant que nous avons la même corpulence et que j'aurais disparu-, avec celui de mes parents -dans le meuble, juste derrière toi-, tu deviendras moi. Petit veinard. Rassuré ? Mwahaha.
     
  8. Caro
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    Texte 6:


    ??? à Petite chenille


    Petite chenille,

    Tu es bien minuscule pour le moment. La Terre t’a accueilli à sa manière, et tu ne te sens peut être pas la bienvenue pour l’instant. Tes premiers instants se veulent bien souvent difficiles, et t’amènent à te poser de nombreuses questions. Tu es encore jeune, tes rêves se forment et s’affaissent, au fur et à mesure que la réalité te rattrape, elle te donne divers obstacles à surmonter, et bien des épreuves à traverser. Et pour peu que tu sois sensible aux évènements qui rythment et obscurcissent ton chemin, tu as eu, et tu as encore tes raisons de pleurer sur les aléas du cadre dans lequel tu te contentes de survivre et d’exister.

    Mais tu es bel et bien là, présente, et je ne suis pas en train d’écrire dans le vide. Et je t’en félicite. Tu as commis quelques erreurs, mais tu n’as pas flanché pour autant. Bon nombre de gens n’ont pas réussi à tenir le coup, chercher ce qu’ils voulaient. Ils ne se sont pas battus suffisamment pour atteindre leurs objectifs et défendre leurs chances, leurs rêves face à l’adversité. Et pour la plupart d’entre eux, il est trop tard, c’est l’échafaud qui les attend après une succession de mauvaises idées, en direction de leur triangle des Bermudes, leur point de non-retour.

    Certes, tu souffres, mais chaque blessure marque ton histoire, chaque peine te sert d’expérience et de leçon pour avancer, et chaque déception t’invite à progresser davantage pour que cela n’arrive plus. Tout cela fait partie de toi, de ton parcours. La notion d’avenir te dépasse peut être pour le moment, et il t’arrive surement de te demander pourquoi tu te lèves le matin. Mais quoi qu’il arrive, n’abandonne pas. Continue de lutter, malgré le sol sur lequel tu rampes, malgré les prédateurs qui rodent dans ce monde hostile, malgré le vent qui souffle et te fait vaciller. Je sais que le manque de réponse est bien souvent douloureux, mais la vie est un combat de tous les jours, une forêt de ronces dans laquelle tu dois passer pour ne pas faillir à ton destin, celui que tu veux vraiment. Et qui sait, peut être qu’au fur et à mesure des batailles, tu trouveras tes raisons d’être.

    Cette toute première rencontre entre toi et moi semble animer une flamme en toi. J’ignore où elle va t’emmener, mais j’ai bon espoir pour toi.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _


    Petite chenille,

    Puis-je encore t’appeler petite chenille ? Tu sembles avoir trouvé un début de solution. Tu te prépares à changer, devenir quelqu’un d’autre. D’un pas ferme et sans hésitation, tu te dis qu’il est temps pour toi de t’envoler. Je lis dans ton regard que tu as murement réfléchi à la question, que tes yeux brillent suffisamment pour que je puisse y lire que tu as mis toute ton âme et toute ta détermination dans ce nouveau projet. Tu te fais de moins en moins malmener par ton environnement, bien au contraire : tu rebondis et t’appuies dessus pour arriver à tes fins, et tu profites au maximum de tout ce qu’il peut t’apporter. Du soutien, du réconfort, des repères, des ressources insoupçonnées… Absolument tout. Tu doutes de moins en moins sur ton futur, car tu sais au fond de toi que le moment est venu. Tes objectifs se renforcent, et tu t’approches de ta véritable identité, celle qui te représente véritablement.

    Ta décision est prise : Tu choisis alors de quitter tes proches, de partir et ne pas les revoir avant un bon moment. Tu ressens le besoin de t’installer autre part, et de faire ton cocon. Tu sais ce que tu veux être, et tu acceptes que cela nécessite ton temps, ton investissement, et que cela te sépare de ce qui t’est cher. Il s’agit d’un nouvel obstacle sur la route que tu viens tout juste de te tracer, mais tu l’affrontes de ton plein gré, et tu as suffisamment de volonté et de confiance en toi pour espérer revenir en vainqueur.

    Je suis toujours fier de toi, tu ne m’as pas déçu depuis la première fois qu’on s’est rencontrés. Et j’ai grand plaisir à te croiser de plus en plus dans ta progression.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _


    Petite chenille,

    Tu as bien changé depuis, et j’en suis admiratif. Je n’ai plus aucune raison de t’appeler petite chenille. Tu es à présent un magnifique papillon qui a tout ce qu’il faut pour découvrir tout ce que le monde a à t’offrir. Le courage, la patience et la foi t’ont récompensé avec de superbes ailes, et te voilà fin prêt à prendre de la hauteur, sortir davantage du sol sur lequel tu es né, et de la verdure sur laquelle tu as grandi. Tes rêves ne sont pas terminés, mais tu n’es pas loin de tes buts : tu n’as plus aucune honte à te contempler dans le miroir, tu as travaillé dur pour choisir ta vie, et tu as maintenant tout ce qu’il te faut pour te défendre. Il te restera encore beaucoup à apprendre au fur et à mesure de tes voyages, mais c’est une grande victoire qui fera date dans nos esprits, et tu n’as pas à en rougir. L’une de tes meilleures réussites sur laquelle tu pourras construire la suite que tu mérites.

    Je sais que tu ne m’as pas forcément sollicité, que je suis venu un peu à l’improviste, mais j’ai été vraiment ravi que tu me fasses confiance, et ce, depuis la toute première fois. Tu ne sais peut être même pas qui je suis, mais j’ai toujours été présent dans tes changements importants. Tu m’as parfois cherché de toutes tes forces, mais je n’étais pas forcément au rendez-vous. En revanche, j’ai toujours veillé à être au plus proche de toi, que ce soit pour récompenser tous tes efforts, ou bien de manière tout à fait fortuite, au hasard d’une pensée. J’espère sincèrement que tu continueras de briller de mille feux, et je serais toujours aux premières loges, pour assister chacun de tes pas décisifs.

    _ _ _ _ _ _ _ _ _


    Bonus: Mais qui est ???

    L’éclair de génie apparu comme une fleur,
    Entête d’un grand renouveau hors du commun,

    Début d’un rêve, qui soudain vous effleure,
    Etoffé par la force, au creux de vos mains.
    Certes, je n’apparais que peu à votre aise,
    L'effort de votre part sera peut être vain.
    Invoquez-moi, recherchez-moi jusqu’à la fin,
    Car cruel je suis, bien que cela vous déplaise.

    L
    E

    D
    E
    C
    L
    I
    C
     
  9. Caro
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    Texte 7:


    Légende perdue​


    Il ya des légendes où l’on relate l’existence des géants. Ces derniers font souvent l’objet de gardien de la terre, d’immortalité, de puissance et parfois même de dieu.
    Cependant ces légendes sont devenues moins populaires dans le temps. Autrefois les humains parlent d’eux comme s’ils étaient des personnes connues. Et au fil des générations, ils oublièrent que les géants ont bel et bien existé. Au point que l’utilisation du nom « Géant » devient un simple mot voulant décrire un énorme phénomène naturel, ou bien une simple exclamation qui montre qu’un homme a une taille anormalement grande. Et il y a une raison à cela, c’est qu’il n’y a pas de légendes qui mentionne leur origine et leur disparition.

    Pourquoi n’a-t-elle jamais été racontée ? Tout simplement pour le respect, leur hommage et pour d’autres choses. Il n’empêche qu’après que le dernier géant soit mort, une personne a écrit toute l’histoire des géants. Cette personne fut persécuté pour avoir brisé la règle de ne pas raconter l’existence des géants. Et ce qui devait arriver arriva : elle mourut de 126 coups de sabres. Mais personne n’a retrouvé ses textes.
    Il aura fallu des milliers d’années pour qu’un homme découvre cette légende écrite dans un parchemin enfouis sous les terres de l’Afrique. Ce long papier poussiéreux était miraculeusement peu abimé. Et d’après les analyses et le décryptage, il aurait été écrit proche de l’an -35000 avant JC.

    A une époque, Gaia était une très grosse planète faisant partie du système solaire. Elle était peuplée par des géants. Tous mesuraient plus de vingt mètres de haut. Ils étaient bien plus avancés technologiquement. Ils étaient surtout des spécialistes dans la création de molécules vivantes. Il n’est même plus étonnant qu’ils utilisent Gaia comme un vaisseau spatial. Malheureusement une maladie les frappa : la Disomatropine. Cette maladie diminue considérablement les hormones de croissance jusqu’à disparaitre en quelques années mais cela n’était pas la seule conséquence. Elle régressait aussi deux des meilleures capacités d’un géant : l’intelligence et la force. Elle ne se transmettait que par voie de reproduction.
    Pour des raisons de discrimination, les peuples de Gaia décidèrent de placer toutes personnes atteintes de cette maladie sur une autre planète qu’ils nommeront Terre. Ils activèrent les mécanismes de magnétisme puis ils laissèrent une douzaine de géant pour les protéger d’éventuels dangers.

    10000 ans ont passé depuis. Tous les géants sur Terre sont morts mais au moins tous les gens atteint de la maladie sont à l’abri de toutes bêtes les plus féroces.

    « Obos il est l’heure de diner !
    - Attends Amelys, je finis un truc. »

    Obos était un médecin scientifique. Il est considéré comme un sage parmi le peuple de l’île d’Atlantis.
    Dès l’âge de six ans, il avait toutes les connaissances d’un géant qui fini ses études universitaires. A croire que la maladie n’ait affecté uniquement sa croissance. Et il consacre ses recherches uniquement à un remède contre la Disomatropine.
    Quant à Amelys, sa femme, n’est pas aussi intelligente qu’Obos mais ses formes physiques et sa gentillesse faisaient chavirer beaucoup d’hommes. Elle travaille dans une boulangerie : son rêve depuis toute petite.


    « Alors comment vont tes recherches ? demande Amelys.
    - J’y suis presque ! D’ici demain, je vais surement révolutionner le monde avec mes expérimentations.
    - Fais attention tout de même…
    - Je sais… mais tu me connais. J’ai hâte que tout le monde puisse rentrer sur Gaia. Depuis le temps que je te bassine avec mes histoires à chaque fois que l’on regarde Gaia et la Lune.
    - Oh que oui ! Et cela dure depuis que l’on a l’âge de 8 ans. A cause de toi, je connais toutes les constellations.
    - Haha…Bon ! Je finis rapidement ton magnifique ragoût et je me remet au boulot»

    De retour à son laboratoire, il testa une de ses hormones sur une souris. Puis il allait dormir. Le lendemain son expérimentation était un succès : la taille de la souris était dix fois plus grande qu’elle ne l’était. En une heure, la nouvelle faisait le tour dans tous le pays d’Atlantis.
    Puis, il a fallu deux jours pour préparer l’événement. De plus, quelques géants de Gaia sont venus pour assister à cela.

    « Peuple d’Atlantis ! s’exclame un homme. Voyez-vous le remède contre la Disomatropine qu’Obos a créé?
    - OUI, cria tout le monde.
    - Obos va vous montrer et il sera le premier à retourner sur Gaia »

    Obos but jusqu’à la dernière goute. Il regarda ses mains : elles étaient devenues plus grosse que d’habitude comme si on les a soufflé tel un ballon gonflable. Ces jambes avaient, en l’espace d’une minute, la taille d’un homme. Pour Obos, il trouvait ça drôle comme si l’on zoomais en arrière. Il avait l’impression que ces amis devenaient de jeunes enfants. C’était fait : il allait devenir un géant.
    Mais les effets n’ont pas été à la hauteur : il grandissait vite, voire beaucoup trop vite et cela ne s’arrêtait pas. Il comprit que ce qu’il avait créé n’était pas une simple hormone de croissance mais d’une hormone d’accélération de croissance.
    Obos savait qu’il allait mourir. Ses derniers mots furent : « Je t’aime Amelys » alors qu’il avait déjà atteint la taille du palais du roi.
    Sa taille continuait de grimper même quand il en avait 50000 mètres. Il ne pouvait pas bouger de peur d’écraser quelqu’un. Et soudain, il flotta. A cause de l’espace, il ne subissait plus la gravité de la Terre. Quelques heures plus tard, il meurt par manque d’oxygène.

    Tout le peuple s’était mis d’accord : toutes les études faites par Obos devaient être détruite.
    Malheureusement ce n’était pas la fin : la souris qui fut laissé morte empesta l’air de cette hormone.
    C’est ainsi que commença l’apocalypse : tous les gens criaient et courraient vers la sortie.
    Pour mettre un terme à ce problème, les peuples de Gaia utilisèrent une de leurs armes et raya de la carte le pays d’Atlantis et de ses habitants.
    Puis, pris de remords, Gaia s’en alla ne laissant que la Lune pour unique satellite de la Terre.
    Depuis, plus personne n’eut l’envie de devenir un géant.

    Seul Amelys s’en est sortie de cet enfer. Choquée par ces évènements, elle perdit l’usage de la voix et commença à écrire cette histoire…
    Après qu’elle fut massacrée, tous le monde garda leur silence.
    Tous ne regardèrent plus le ciel comme avant. Ils prièrent pour qu’un jour Gaia puisse revenir jusqu’à ce que plus personne ne s’en souvienne.
     
  10. Caro
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    Texte 8:


    Métanimose

    En sortant du travail, je regarde les passants.
    Beaucoup rentrent au bercail la plupart jacassant.
    Leurs formes sont bien humaines mais via mes yeux sadiques
    Ils semblent spécimens d'un délire prosaïque.
    L'horrible caquètement d'une foule qui râle et cause,
    Cancans assourdissants, piaulements privés de pause,
    Tout vrille mes tympans et je crois qu'ils ricanent,
    Poussent des rugissements, alors qu'ils se pavanent.

    Une vielle femme belottante tourne une meute en bourrique.
    Sa rengaine mugissante n'égale pas ses mimiques.
    Elle qui prône un veau d'or d'un grognement funeste
    Glapit sans un remord des sous dont un se leste.
    En voilà une qui glousse et une autre qui croasse
    Pour une jolie frimousse qui trépigne et jacasse.
    Une bovine très sévère meugle comme en plein vêlage.
    L'un glati du calvaire d'autres partent en jabotages.
    Un père aux airs hircins qui râle contre ses tics
    Traine un gosse asinin au braiment dramatique.
    Un vieux beugle dans son coin mastiquant un brin d'air,
    Soufflant derrière son groin pour que l'autre cesse de raire.
    Le père aboie au fils, retroussant ses babines.
    À ce serrage de vis, le petit jappe, couine
    Et s'enfuit en vitesse, la queue entre les pattes.
    Le vieux à l'air en liesse quand il se carapate.
    Un jeune gallinacé pépie puis coqueline
    On veut la lui fermer mais d'un coup il babouine.
    Il nomme ramage ses cris et quémande quelques pièces,
    Sortant des loufoqueries pour de la gentillesse.
    Et là des cris chuintants, ou bien des huelement,
    Un peu de feulements et puis des soufflements,
    Des jacassements par là, des hennissements par ci,
    Au zoo nous voilà, à la ferme nous voici.

    Maudissant les passants je sillonne mes couloirs
    Écœurée par le temps mis à voir les trottoirs.
    Trainant mon moi blasé, alourdi et railleur
    Aminci, atrophié par un monde cafouilleur,
    Me voilà faisant face au reflet de mon cœur.
    Oh horreur dans la glace, je frémis de douleur !
    Recouverte d'écailles, de plumes ou bien de poils,
    Peinée d'être le cobaye de mon propre cérébral,
    Hurlant un cri difforme d'une bête inconnue,
    Offensée et hors norme, que suis donc devenue ?
    Serait-ce ma punition pour mon cynisme si rance
    Enervante spoliation de feu mon indulgence
    ?
     
  11. Caro
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    Texte 9:

    Le papillon

    Du son. Le son m'enveloppe. Dans cet univers de basses grondantes et de voix psychédéliques, je me transforme. Ça y est, c'est moi qui mène le bal. J'aime leurs regards emplis de désir sur mes hanches. La lumière s'agglutine autour de moi, et les projecteurs peignent des formes abstraites sur mes formes. L'ivresse de la danse me saisit. Des corps animés par l'envie se frottent contre moi. Je considère ces caresses comme des offrandes à ma beauté. Ici, dans ces Dionysies modernes, je me sens à ma place. Frêle papillon, bercé dans un air empli de phéromones et d'alcool.
    Ensuite le bal des paons peut commencer. Chacun vantant ses propres mérites et exhibant leurs parures. Les paons...cette pensée me fait sourire. Ils considèrent la taille de leur queue comme un symbole de virilité à l'instar de certains mâles ici.
    Mais tiens, l'un d'eux attire mon regard. Il fait partie de ceux que je nomme les fruits exotiques. Ils se vendent en te promettant des saveurs nouvelles et un gout original, alors que tu les trouves dans tous les supermarchés du coin. J'en ai un bel étalage sous les yeux.

    On se rapproche. Il me propose un verre. J'accepte.
    On se dirige vers le bar. Il m'accompagne. Je souris
    On s'assied. Il commande. Je le regarde faire.

    Il me dit son nom. Après quelques verres, je l'oublie et je lui dis le mien. Je lis de la surprise dans.son regard. Merde, ne pas utiliser mon vrai nom. Je ris et lui donne mon nom du soir.
    Ensuite, il se fait plis pressant. C'est agréable mais je.ne dois pas aller trop loin.
    Cependant, il n'arrête pas. C'en est presque flippant. Il me fait comprendre qu'il est toit a fait disponible pour me laisser monter à l’arrière de sa bagnole.
    Il faut que j'y aille. Il est tard d’ailleurs.
    Il faut que je parte. Cette pensée, comme une peur soudaine m'envahit.
    Il me retient, commence à me caresser.
    C'est la qu'intervient mon prince charmant.
    Grand jeune beau qui intervient pour sauver la belle princesse.
    Enfin ça aurait été le cas si j’avais été une princesse.
    Car je vous le demande, que se passe t-il quand il se rend compte qui vient de sauver in prince ?
    Le papillon n'aura vécu qu'une nuit.
     
  12. Caro
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    Texte 10:


    Enfant


    (Mars)
    C’est une fille. Une fille tournesol, le regard rivé vers la source de chaleur qu’elle chérie. Une fille potentille que les caresses juvéniles font palpiter. Une fille jonquille, au sourire éclos qui fait remonter ses pommettes aux coins d’yeux rieurs. Ces yeux qui accentuent leur forme d’amende en se plissant de malice. Leurs iris clairs auréolent deux pupilles qui pétillent. Pas une parcelle de l’instant ne semble échapper à son regard ingénu. La fille n’est pas haute dans sa robe trapèze jaune mais toute son attention se concentre sur son soleil au-dessus d’elle ; elle frémit.


    (Avril)
    Ses mains sont moites. Elle ne peut s’empêcher de les joindre, et ses jointures sont si serrées parfois qu’elles en deviennent blêmes. La peau pâle au dos du métacarpe dérobe les paumes à la vue comme le ferait une carapace de tortue. Ses pouces triturent machinalement la chair des phalanges de ses doigts noués, quand ils ne palpent pas son nombril, en vain. S’occuper ainsi de ses mains trahit un esprit non moins occupé. Ses ongles grattent négligemment la peinture de ses bracelets en bois vert amande. Il lui est impossible de les laisser reposer.


    (Mai)
    Arrêtez de trembler ! L’ordre silencieux est inefficace. Dehors l’air s’est réchauffé, mais ses épaules continuent de convulser de manière irrégulière. Elles sont trop frêles pour porter le chagrin qui trempe son visage et son haut de coton turquoise. Tombantes, ces épaules semblent vouloir accompagner la chute des gouttes qui dégoulinent sur les joues et les lèvres bleuies. La courbe de la base du cou aux bras se tord vers l’avant comme pour blottir quelque chose au creux des clavicules. Mais seules les aigues-marines, reliées en collier à son cou et qui s’entrechoquent sous les soubresauts, laissent échapper une plainte.


    (Juin)
    Comme elle en a entendu parler, sa poitrine commence à gonfler peu à peu, mais elle se demande si ce n’est pas surtout parce qu’elle abuse (un peu) des Schtroumpfs Haribo. Ses seins s’arrondissent ainsi comme deux myrtilles autant qu’ils en prennent la teinte. Elle s’amuse parfois, quand elle est seule, à suivre alors le réseau veineux qui strie de bleu la peau tendue sous ses clavicules : ce sont des fleuves, des affluents, deux îlots. Et elle vient à en sourire, en petite culotte en coton azur devant le miroir, en pensant que ça murit bien, tout ça.


    (Juillet)
    « Oulà, tu as le dos bien arqué.
    - Il n’est pas arqué, il ondule, c’est pour les jolies formes.
    - …Mouais, certes, mais tu devrais te redresser. »
    Elle s’empourpre. Oui, elle devrait bien, mais sa colonne vertébrale s’assouplit comme pour mieux la porter, et essayer de se tenir sans cesse droite lui demande, ma foi, trop d’efforts. Alors ce défaut se retrouve caché sous un gilet ample aux coloris lilas. Tout comme l’hématome aux hideuses nuances mauves qui lui tient compagnie depuis qu’elle s’est cassé le coccyx dans les escaliers. Mais on est affirmatif : plus de peur que de mal !


    (Août)
    Ce n’est pas la période pour se tourmenter, mais non seulement ses fesses sont devenues assez lourdes, et cela, c’est intolérable (les Schtroumpfs sont depuis un certain moment interdits de séjour dans les placards), mais en plus son ecchymose n’a pas disparue, dont le coloris a viré au violacé. Cela l’empêche de découvrir ses hanches sur la plage, recouvertes par conséquent de l’éternel paréo prune, mais surtout elle doit faire plus attention rien qu’en s’asseyant. Or si elle se plait à s’offrir un luxe en ce moment, surtout depuis qu’elle doit faire travailler ses fessiers, c’est bien de reposer son pesant popotin dès qu’elle peut.


    (Septembre)
    L’envie de prendre soin de soi se réveille : une manucure s’impose. Le contour des ongles est propre de toute petite peau et leurs bouts limés à l’arrondi avec minutie, recouverts d’un enduit protecteur. Voilà donc ses ongles brillants, qu’elle s’était forcée elle-même, à défaut de vernis odorant, de ne pas ronger ces derniers temps, malgré l’envie folle de le faire. Bref, les voilà polis, et brefs sont les coups de pinceau pour appliquer la délicate couche rose au bout des doigts. Pour avoir la pêche ! est une drôle de raison, mais suffisante pour s’amuser à composer des combinaisons saumon, pastel, bonbon, vif… pour chaque main. Toute futile que soit l’activité, n’avoir qu’à se concentrer dessus lui fait un bien fou.


    (Octobre)
    Si le dos arqué ne lui fait pas peur, les pieds en canard lui sont une horreur. Elle en rougirait. Mais son pas s’alourdit, son allure devient ralentie, comme si elle cherchait à la maîtriser. Après tout ce sur quoi elle est à l’affut comme le pompier au quotidien, elle doit encore être embêtée par ses chaussures. Quelle idée de s’éloigner à ce point, quand les chevilles viennent d’elles-mêmes l’une sur l’autre lorsqu’elle s’allonge sur le canapé pourpre pour bouquiner ? Quand ses vieilles converses rouges (classique) se croisent automatiquement lorsqu’on lui annonce une nouvelle qu’elle espérait ne pas entendre…


    (Novembre)
    Tout son corps est ruisselant de sueur, et à la fois la chair de poule recouvre toute la surface de sa peau. Ce corps qu’elle revisitait pendant ces derniers mois s’est assemblé tout entier. La moindre parcelle d’elle veut interagir avec l’autre elle, cette petite chose qui est aussi passée par toutes les couleurs avant de reposer au creux de sa poitrine, nues toutes les deux. Quelle étrange idée de penser qu’elles se ressemblent alors qu’elles sont si différentes. C’est une fille au corps ardent mais frêle ; c’est une mère, le regard rivé vers cette source de chaleur qu’elle chérie.
     
  13. Eris
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    Eris Nébuleuse Modo Atelier Modo Évasion Flower Power

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    Avant de lire les textes proposés (enfiiiiiiiin ! \o/ Si vous saviez, depuis le temps qu'ils me font de l'oeil dans la BàI), si le concours est terminé, le jeu ne l'est pas. Enfin, si on peut considérer ça comme un jeu. Moi oui !... Bref.
    Les textes étant anonymes, je vous invite à essayer de reconnaître les auteurs de chacune des participations (ce qu'on fera sûrement pour beaucoup, de toute manière, bouah ha ha), et de poster ici vos suppositions en SPOILER. Qui sait, votre flair de fin limier pourrait ne pas se tromper.
     
  14. Caro
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    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

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    Ça devait arriver...

    Nakao-chan, tu as voté pour trois textes. Il ne faut voter que pour DEUX textes MAXIMUM.

    Tous les votes de ceux qui ne respectent pas cette règle ne seront pas compté.
     
  15. Pixy
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    Pixy Matière noire Sérievore Argent Fleur du Chaos

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    Hm, du bon gros pavé o/

    Ca va mettre un certain temps pour voter ><
     
  16. Olxinos
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    Olxinos Transuranien

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    Y a de jolies choses, pas mal de maladresses aussi mais c'est normal, et puis je suis pas critique littéraire non plus.
    Quelques remarques quand même:
    Dans Adonias, "Cela faisaient" en première ligne, ça m'a fait grincer des dents. À part ça y a pas trop de fautes hein (j'crois qu'y en avait 2 ou 3 de plus), y en a plus dans d'autres, et le texte est plutôt joli, bien qu'un peu long, mais bon, ça la fout mal quoi. D'ailleurs, j'ai pas compris "Cette saison où vous pouvez jurer que toute la morosité enfouie vous s’évanouie".
    Dans "Vois ce que je serais", je comprends pas le titre. Enfin, disons que j'arrive pas à déterminer le temps/mode utilisé. Déjà que y a "Vois" dans le sondage et "Voit" dans le post, je ne sais pas si le "serais" est correct (c'est à dire conditionnel) ou si c'est "serai" futur.
    Bon ça c'était la minute grammaire et orthographe du jour. Je tiens à préciser que j'en ai pas tenu compte quand j'ai voté, les fautes ça arrive à tout le monde (y compris moi, et des très laides des fois), et y en a eu beaucoup d'autres, mais bon ces trucs là m'ont gêné.

    Enfin, sinon, l'ensemble est plutôt cool, y a toujours quelque chose d'intéressant dans chaque texte (même si j'ai mes préférences).
    J'vais pas essayer de reconnaître, à part Maboroshi, je connais pas grand monde ici. Et de toute façon, je suis pas bien doué pour ça.
     
  17. Lysandris
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    Lysandris Comète Prix Caro 2012

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    Les participants peuvent-ils eux aussi voter (pour d'autres écrits que les leurs, bien sûr :rigole: ) ?
     
  18. Eris
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    Eris Nébuleuse Modo Atelier Modo Évasion Flower Power

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    Bien sûr !
    Je ne m'en priverai pas, perso. :D
     
  19. Tsukiyo-rei
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    Tsukiyo-rei Matière noire Modo Arts Rhétos Modo Manganime Flocon de neige

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    Tout d'abord, bravo à tous les participants ! Chaque texte à son originalité, c'est assez fort :D Ensuite, j'étais partie pour faire un commentaire pour chaque texte, avant de me rendre compte que ça reviendrait à dire quel est le mien XD. J'attendrais donc la fin du concours pour donner mes avis pour chaque production ;). Ça ne m'empêchera pas de proposer des suppositions quand aux auteurs, mais je pourrais toujours prétendre croire que mon texte est écrit par un autre :p (alors que je serais incapable de le commenter comme le texte de quelqu'un d'autre :( Je me descendrais forcément).

    J'aime vraiment plusieurs textes, mais j'ai mon petit chouchou dans le lot :ange: ! Faut dire que le style se rapproche d'un écrivain que j'aime beaucoup... mais dont j'ai réussis à oublier le nom ><.

    (vu qu'on veut garder l'anonymat, ce n'est pas dérangeant si on voit qui a voté pour qui ?)
     
  20. Eris
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    Eris Nébuleuse Modo Atelier Modo Évasion Flower Power

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    C'est le même problème de mon côté, j'ai très envie de tous les commenter d'un coup, mais d'un autre ça va être compliqué sans se griller. Je pense commenter ceux pour lesquels je vais voter en premier histoire d'expliquer mon choix, et les autres plus tard, voire après les résultats (j'essaierai d'expliquer deux-trois trucs sur mon texte aussi, genre les points sur lesquels je veux taper déjà).

    Je n'ai pas encore tout lu pour l'instant mais j'ai déjà de gros soupçons plus ou moins vérifiés sur certains auteurs. Hu hu. Hu hu. Hu hu.
     
  21. Tsukiyo-rei
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    Tsukiyo-rei Matière noire Modo Arts Rhétos Modo Manganime Flocon de neige

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    Quelques suppositions, au feeling le plus total autant dire qu'avec 10 participants si j'en ai une de juste ça sera déjà beaucoup XD :

    Nouveau départ > Caro ? (en fait ça pourrait être n'importe qui venant d'Hyjoo, mais je te vois bien avoir cette idée... peut-être)
    Adonias > Mabo ? (c'est tout mignon donc je trouvais que ça t'allais bien)
    Un long silence > Aloy ? (qui que soit l'auteur, vu qu'on voit les votes, j'avoue que c'est mon texte chouchou <3 très fort symboliquement parlant et très bien écrit. Après j'hésite entre 3/4 personnes que je vois bien l'écrire)
    Enfant > Eris ? (parce que si c'est par ordre de texte reçu ça marche ? Comment ça c'est nul comme argument ? XD mais j'hésite aussi avec le papillon vu la chute :p)
    Je rappelle que j'ai très bien pu coller mon texte à quelqu'un pour brouiller les pistes, ou peut-être pas :p. Bon, comme je ne vote jamais pour moi ça enlève deux textes XD.
     

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