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Poésie Le Bois des Muses

Discussion dans 'Atelier' démarrée par Lougane, 28 Février 2012.

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  1. Lougane
    Hors-ligne

    Lougane Matière noire Modo Fourneaux Modo Atelier

    Inscrit:
    3 Février 2012
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    2.044
    Aiguisez vos plumes, vous voici dans le repère des sabreurs de mots ! Chacun peut dégainer ses rimes et ses malices, mais gare ! n'osez pas dédaigner les complices.

    En bref, qu'il soit de type occidental, oriental ou spatial, si vous voulez partager votre ou vos poème(s), vous êtes tombés sur le bon topic. :D

    Ici, la règle est claire :
    • On commente au moins autant de poèmes des autres, qu'on en poste soit même. C'est-à-dire, si vous présentez deux poésies, il faut commenter au moins deux poèmes précédentes. Donc rien ne vous empêche de commenter sans avoir posté de poème.
    • Pour éviter de se perdre dans les commentaires, les poèmes sont numérotées. Il suffit de se référer à la dernière postée.
    • Sans avoir à disserter sur chaque poème, les membres qui partagent leurs créations demandent un minimum d'intérêt. Donc exit les commentaires d'une ligne juste pour dire qu'on kiffe.
    • Et enfin la dernière, que vous attendiez tous : on respecte la Charte. ;)

      Faites-nous rêver !
     
  2.  
  3. MasterMindM
    Hors-ligne

    MasterMindM Matière noire

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    1 Mars 2012
    Messages:
    116
    Bien j'entame donc avec un poème que j'ai construit autour du titre :

    n°1 : La mie ne fait pas la gagne.

    Point d’héros dans cette périlleuse aventure
    Rien qu’un homme basique, un fermier bref un gueux.
    Sa chaumière était en ruine et ses mains guère mieux
    Témoignages silencieux d’une vie bien dure.

    Ce à quoi il s’affairait, peu en sont capables :
    Travailler la terre, la retourner, labourer
    Protégé par de vétustes haillons rapiécés
    Et par-delà ces loques sa foi inébranlable.

    Quoi de brave là-dedans me demandera-t-on ?
    Après tout il n’y dans cette épopée là
    Nulle princesse à sauver en haut d’un donjon.

    Juste son épouse, paysanne de son état
    Et pour chaque jour pouvoir revoir son sourire
    Il continuera sa lutte sans jamais faiblir.
     
  4. Yajijy
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    Yajijy Matière noire

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    14 Juillet 2012
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    517
    #2 C'est plat je trouve. Quand je le lis, je ne vois rien d'exceptionnel qui s'en dégage : une sorte d'assemblage de rimes ordinaires pour un homme ordinaire. Mais plus je le le lis, plus je me demande si ce n'était pas ça, le but recherché, justement, tant ça correspond au thème. Subtile banalité, derrière un nom qui sonne un peu comme "L'habit ne fait pas le moine" ? Une odeur de sophistiqué sous un air de "normalité" ? *gratte gratte*

    _____________________________________________________________________________

    Je suis l'ombre dansant dans la lumière,
    Je suis demain, dans votre chagrin d'hier.
    Je suis à la fois tout, et à la fois rien,
    Sorte d'humain qui ne vous souhaite que du bien.

    Je suis l'endroit, mais aussi l'envers du décor,
    Je ne cherche pas du tout à vous vendre de l'or.
    Je vous montre juste le dedans, et le dehors,
    Perceptions de la vie que vous ignorez encore.

    Je suis l'instant, le présent, l'éphémère.
    Je ne pénètre pas plus, je n'insiste guère.
    Dans les traces de vos pas, de vos destins cruels,
    Je ne suis qu'un passage, un battement d'aile.
     
  5. MasterMindM
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    MasterMindM Matière noire

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    1 Mars 2012
    Messages:
    116
    Heu bah en fait l'objectif (si je me souviens bien ^^) c'était d'illustrer une sorte "d'héroïsme ordinaire". Idée venu pendant la relecture d'un des bouquin de Gemmel où Druss dit qu'il fzut plus de courage pour être paysan toute sa vie que d'aller se castagner à mort... (en gros c'est ça, pour ceux qui connaissent).
    Et bien vu pour le titre ^^.


    n°2 (y'a pas de titre?) : J'aime bien la deuxième strophe ça me fais penser à un mec qui te propose une énorme arnaque du style "je te file 100euros et tu m'en rends 5000 dans une semaine" et qui te dirais au moment où tu rales car faut payer "écoute moi je t'ai juste proposé un deal t'as accepté tu assumes".
    Mais au vue du reste ça à l'air d'être une interprétation TREEEEEES personnelle =) mais j'aime bien cette idée !!!

    Sinon je comprends pas le "sorte d'humain qui ne vus souhaite que du bien"... :help:
     
  6. Yajijy
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    Yajijy Matière noire

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    14 Juillet 2012
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    517
    En fait, il s'agissait d'imager, d'imaginer quelqu'un qui naviguerait entre les destins : quelqu'un qui, quand le cadre dans lequel vous vivez est étroit, ou bourré de problèmes, arrive à vous faire souffler, vous montrer une autre vision des choses (le fameux dedans et dehors), et parfois vous apporte suffisamment de recul et de connaissance sur les obstacles pour trouver par vous-même les solutions qui vous conviennent. Mais c'est une personne qui n'est pas destiné à vous aider toute votre vie. Elle passe, fait son œuvre, puis finit par disparaitre, continuant son chemin, ce qui l'amènera peut être à croiser d'autres gens dans ce "besoin".

    C'est dans l'idée dite précédemment, mais avec une petite inspiration venant d' "Harry, un ami qui vous veut du bien" :D
     
  7. MasterMindM
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    MasterMindM Matière noire

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    1 Mars 2012
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    116
    Joséphine Ange Gardien ! (Désolé j'ai pas résisté :rigole: )

    En tous cas merci pour les explications !
     
  8. Patchy
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    Patchy Astéroïde

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    6 Mars 2012
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    J'aimerais poster un poème mais ce n'est pas moi qui l'ai écrit. Je peux le mettre quand même ?
     
  9. TheRenantel
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    TheRenantel Matière noire

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    31 Décembre 2012
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    2.787
    J'aime bien les deux poésies précédentes, le style est assez différent

    *Fouilles ses cahiers, et retrouve ça :*

    N° 3
    La princesse de la tristesse (long titre):
    Ô chère princesse,
    Pourquoi tant de tristesse?
    Pleurez-vous l'être aimé?
    Si vous me le permettez,
    Pourquoi l'avoir quitté?
    Vous aviez préparé le mariage
    Mais pas de mari dans les parage
    Il est parti
    Sans vous le dire
    Princesse, ne pleurez plus
    Je sais que ce n'est pas facile
    Mais n'y pensez plus
    Je sais que vous l'avez aimé
    Il va falloir l'oublier
    Et surtout ne pleurez plus princesse
    Le plus dure c'est de pardonner
     
  10. Eris
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    Eris Nébuleuse Modo Atelier Modo Évasion Flower Power

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    3 Février 2012
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    3.379
    Twitter:
    @Mlle_Eris
    Ici on essaie de poster ses propres poèmes, c'est le principe du topic. Pourquoi, c'est celui d'un ami ?
     
  11. Patchy
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    Patchy Astéroïde

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    6 Mars 2012
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    Merci pour ta réponse Eris :) Mais c'est bon, j'ai ouvert un topic pour qu'on puisse poster des poèmes qu'on aime. Et non, c'est juste un poème sur le requin que j'aime beaucoup qui a été écrit par une internaute.
     
    Eris aime ceci.
  12. Patchy
    Hors-ligne

    Patchy Astéroïde

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    6 Mars 2012
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    1.182
    N°3 : Pas mal bien qu'un peu trop classique peut-être ? ^^

    Bon. Je me lance ^^' Avec pour thème l'aïkido (encore :p). Oui, je suis à fond dans les poèmes en ce moment '-'

    N°4

    Vêtu de noir et de blanc
    Anciennement guerrier vaillant
    Au sabre clair étincelant
    L'aïkidoka suit cet enseignement.

    Toujours en mouvement
    Invisible dans ses déplacements
    En harmonie avec son adversaire
    Sans jamais atteindre sa chair.

    Tel l'a voulu le fondateur
    Un art martial puissant
    Où le noir et le blanc
    S'assemblent en une seule couleur.
     
    Dernière modification: 9 Octobre 2013
    TheRenantel et Shaelan aiment ceci.
  13. TheRenantel
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    TheRenantel Matière noire

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    31 Décembre 2012
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    N°4 :
    Je suis juste sans voix devant cette poésie, c'est tellement magnifique 0.0



    N°5 :
    La poésie
    C'est l'art de la fantaisie
    On peut crée de nouvelle tendance
    En passant par la romance
    Pour ensuite parler de l'amour
    Le Grand, le Vrai
    Certaines personnes disent Poésie un jour
    Poésie toujours
    C'est loin d'être vrai
    L'inspiration vient quand on s'y attend le moins
    Mais quand elle vient on écrit
    Il ne faut pas la laisser filer.
    D'autres jours, elle ne vient pas
    Mais il ne faut pas en faire tout un plat
    On peut penser à tout et a rien,
    on peut écrire n'importe quoi,
    mais quand on trie les gribouillis
    Sa donne des idées
    Ce qui aboutit à la poésie.
     
  14. Kaïsen
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    Kaïsen Matière noire

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    13 Septembre 2013
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    La vie a ses hauts et ses bas pour les fatalistes, humeur morose par temps de pluie, égayée sous les premiers raies lumineux de la rousse aux douze coups qui annoncent l'heure du sacrifice, interrogative devant la masse se ruant sur les enseignes le premier jours des soldes, devant ces gens qui s'endettent pour faire voir la mer à leurs enfants en période estivale bravant les heures de bouchons et avalant les kilomètres. Je me rend compte que voilà plus de cinq ans que je n'ai plus vraiment écrit, plus vraiment laisser de place à cette inspiration qui peut nous rendre si satisfait de nous-mêmes quand nous pointons avec précision les mots. Combien de pages ai-je jetées ou brûlées, quelle importance, rien n'efface le moment présent opportun à toute nouvelle tentative, récidive, que faire contre cette insatiable envie ou besoin de communiquer auquel nous sommes tous régis.

    Ô Ecriture, tu es un mode d'expression sans appel, grâce à toi nous pouvons, comprendre et nous faire comprendre, quand bien nous voulons en faire l’effort, celui d‘entendre, de vouloir se faire entendre. Tu es si souvent régis par l'émotion, la passion, l'amour mais qui oserais se permettre d'en affirmer la source tant les subtilités en sont invisibles quasi insondables, insaisissables et parfois même douloureuses Ô combien et qui pourrait se permettre de pouvoir parler d’amour sans en connaître son essence, la haine, elle-même qui me pousse à prendre le clavier contre cette être avec qui je partage mon habitat, qui commence à faire penser au crime, à pousser mes nerfs à bouts, elle qui me réveille à 4 heure du mat’ et que je prend en flagrant délit de grignotage alors que je t’offre de l’avoine BIO, tu te permets de taper dans mon dernier paquet de biscotte…prend garde petite souris sauvage, je perd patience ^^

    Je conseillerais volontiers de regarder ce clip en coupant le son après les 20 premières secondes.

    Pour certains, cela fait partie de la liberté... que dire de plus, le monde est-il cruel, injuste, égoïste, des mots bien trop souvent lâche manipulé pour éviter de parler de la réalité.
     
    Dernière modification par un modérateur: 22 Décembre 2013
  15. Metal_Panther
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    Metal_Panther Matière noire

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    22 Avril 2013
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    Je découvre le topic. Mon poème préféré sur la page serait le numéro 2, il y a de jolies images bien que certaines formulations soient un peu lourdes ("et à la fois" "pas du tout"), mais c'est mon ressenti, évidemment.
    My turn:
    n°6:
    Ennui de la nuit, une maladie chronique
    Les yeux brûlent mais ton esprit s'agite
    Fuyant le néant du sommeil
    Errant sur la grande Toile aux pâles reflets
    Un sentiment d'avilissement
    Quand tu tombes dans la fange, fouille dans la boue
    Voilà ta génération.

    n°7:
    Nuit sans lune
    Noir d'encre qui macule
    Comme une cape complice qui cache et caresse
    Le velours engloutit protecteur
    C'est reposant parfois, ne pas être là.

    n°8:
    Hurlements dans la nuit, dans la neige
    Sons grinçants et puissants
    Battements lourds d'un coeur collectif
    Hymnes au sang, à la guerre
    Mélodies haineuses, grondeuses
    Mais mes bouffées d'air
    Métal mêlé à mon sang

    Need some critique here, please.
     
  16. Yajijy
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    Yajijy Matière noire

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    Bon, après une longue absence, j'me suis remis à écrire (et j'ai plus ou moins mes raisons de continuer à le faire). *se refait une petite place en virant la poussière*

    N°4 : J'aime bien, bonnes sonorités dans le choix des mots, expression simple, concise, mais efficace de ton sujet. Original aussi, qui plus est.

    N°6 : A la fois j'aime bien, à la fois c'est une sorte de reflet sur nos comportements habituels envers la toile, donc j'me sens un peu... géné quelque part. Mais au delà de ça, j'ai un peu de mal avec le déséquilibre entre les rimes (côté syllabes), mais ça passe.

    N°7 : Nan là c'est trop court pour moi. J'ai du mal, c'est comme ouvrir un roman qui ne fait qu'une seule page. Une sensation de sujet qui est resté à l'état de bourgeon :eek:

    N°8 : J'hésite. Je me demande si le texte me fait penser à un ours, ou à un guitariste sur une montagne. Peut être un peu trop vague, à mon goût. Et que voulais-tu dire par "Mais mes bouffées d'air" ?

    N°9 :

    C'est devant une feuille pleine de vide,
    Que la folie raisonne, et prend tout son sens :
    Lorsque, d'une audace autrefois timide,
    Le silence hurle, et l'immobile danse.

    L'ordre se dérègle, je sombre dans un abysse,
    Où les mots s'illuminent d'une noire démence.
    Des lettres de feu qui réclament allégeance,
    Sur cette petite page, chargée à blanc jadis.

    Puissances misérables, ou fortes brises.
    L'expression d'un équilibre si inégal,
    Qui se manifeste lors de douces crises,
    A la recherche d'un vraisemblable idéal.

    Du pur néant jusqu'au paroxysme hâtif,
    Pour un si étrange bien-être maladif...
    Ainsi se déroulent les lourdeurs légères,
    D'une transe éternellement passagère.
     
  17. Yajijy
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    Yajijy Matière noire

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    14 Juillet 2012
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    517
    N°10 :

    Que la dizaine commence sur ces terres,
    Et que ses fruits s'étendent par dessus les mers.
    Que soient brassés en ces lieux mots doux, et amers,
    Et que leurs sons brisent ce silence délétère.

    Le Bois des Muses s'ennuie, dans le cours du temps.
    N'entendez-vous donc point son appel du printemps ?
    Il n'attend qu'une chose, c'est que des lettres sortent,
    Et viennent lui chanter tout l'amour qu'on lui porte !
     
    TheRenantel et Patchy aiment ceci.
  18. Patchy
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    Patchy Astéroïde

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    N°9 et 10 : J'aime beaucoup. Dans le n°9, je suppose que ça parle de l'écriture ou l'envie d'écrire ? Dans le 10, on ressent bien cet appel aux kosminéens de faire un peu plus de bruit sur ce topic ^^

    D'ailleurs, voici un autre poème que je viens de faire :3

    N°11

    Au rythme de cette allure à trois temps
    Un fougueux équidé allait, galopant
    En direction des quatre vents
    Ses crins soulevés par l'Harmattan.

    Ce coursier de toute beauté
    N'aura pas manqué de toupet
    Lui qui aspire à la liberté
    D'avoir offert son dos à un effronté.

    Ce dénommé cavalier aux aurores
    Réalisant que cette offrande valait de l'or
    L'animal lui permit alors
    De se transformer en centaure.
     
  19. TheRenantel
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    TheRenantel Matière noire

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    N°11 : J'adore :3

    Voici un poème que j'ai écrit voilà plus d'un an quand j'arrivais encore à en écrire et encore c'est pas vraiment un poème,.. j'aviais écrit ça pour la rentrée de l'année dernière
    N°12

    Demain c'est la rentrée
    et je suis déjà démoralisée
    Certain veulent retrouver leur amis
    D'autres retrouvent les ennuis
    On recommence un année
    Un année à étudier
    Une année à travailler
    Une année à écouter
    Une année devoir supporter
    Chaque année, c'est pareil
    On recommence à se lever au bruit du réveil
    On recommence comme des robots
    Boulots dodo
    La monotonie est ma pire ennemie
     
  20. Yajijy
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    Yajijy Matière noire

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    Bien vu, @Patchy, ça parle effectivement de l'envie d'écrire :)

    N°11 : J'aime bien, un duo entre l'homme et le cheval joliment présenté, et j'avoue que je ne m'attendais pas trop à la fin. :eek:

    N°12 : Je vois l'idée, mais du fait que ce n'est pas "structuré", je ne trouve pas ça "beau", personnellement.

    Tant qu'on y est sur les textes du passé, j'avais écrit ça il y a environ 2 ans sur Hyjoo (juste avant la fin). Un peu long, mais ça se lit assez facilement je pense. Et je trouve que le sujet reste toujours pertinent :D

    N°13 :

    J'étais un paysan, très ordinaire,
    Heureux de vivre, de jalonner ma terre.
    Je tenais sur mes épaules mon tendre fils,
    Qui riait à côté de sa mère.

    Le désordre du monde se changea en guerre.
    Le devoir oblige, je dus quitter ma terre.
    Dernier câlin pour mon fils, par un grand froid d'hiver,
    Avant que le pays m'emporte dans sa main de fer...

    Avant, pelle à la main, je creusais ma terre.
    Aujourd'hui, j'y enterre ceux qui m'étaient chers.
    Voici la guerre, le vil territoire du mal,
    Bercé par le sang qui coule et le chant des balles.

    Animé par la vengeance, la perte des miens,
    Le fusil à la main, dans une haine redoutable,
    J'ai continué le combat, pensant faire le bien,
    Jusqu'à commettre l'horreur, l'irréparable...

    Un déluge de feu sur mon adversaire,
    Le voilà sur le sol, le voilà par terre.
    Je lisais dans ses yeux une douleur amère,
    Le regard en pleurs, une tristesse sincère.

    J'étais perdu, je ne savais plus quoi faire.
    J'ai tué un homme, je lui ai montré l'enfer.
    Il paraît que c'est la guerre, et que c'est normal,
    De vaincre sans pitié, sans se soucier du mal.

    Puis le temps a passé, et le sang a coulé,
    Puis le temps a passé, et le sang a coulé...

    Me voilà de retour, sur mon lopin de terre.
    La guerre est terminée, ma famille n'a plus peur.
    Mais bien des maux sommeillent, en moi, dans mon cœur,
    Que je ne leur dirais jamais, mieux vaut se taire...

    J'ai honte de ce que je suis, honte de ce que j'ai fait,
    L'excuse du devoir ne masquera pas mes méfaits.
    De quel droit ai-je pu, au nom de ma survie,
    Briser tant de familles, tuer autant de vies ?

    Et pourquoi l'armée me félicite-t-elle ?
    Un haut fait, une médaille? Pour ma barbarie ?
    Mes actes n'étaient-ils que pures bagatelles ?
    La guerre justifie-t-elle ces sauvageries ?

    Pardonne-moi ma femme, pardonne-moi mon fils...
    J'ai pris part à l'horreur, j'ai commis le pire,
    Dans l'unique but de revoir vos sourires.
    L'égoïsme m'a fait perpétrer tant de sévices...

    Adieu...
     
  21. Yajijy
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    Yajijy Matière noire

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    N°14 :

    L'épistolaire des Temps Modernes

    J'attends un sourire que je n'ai jamais vu,
    Celui d'une personne, tapie dans la toile.
    Au détour du hasard, d'une virtuelle avenue,
    Le ciel me présente une de ses étoiles.

    J'attends une voix que je n'ai jamais entendue,
    Le son de quelqu'un, qui pourtant parle tous les jours.
    C'est entre les orages, aux moments inattendues,
    Que la vie nous joue parfois ses plus jolis tours.

    J'attends une odeur que je n'ai jamais sentie,
    Le parfum d'une âme qui me réchauffe le cœur.
    Parmi les histoires, dont le monde est nanti,
    Celle-ci frôle l'invraisemblable, et la peur.

    J'attends une rencontre, mais je la redoute...
    Quel destin allons-nous fouler coûte que coûte ?
    Aux plus importantes croisées, lors des grandes décisions,
    Hemingway a dit qu'il n'y a pas de signalisation.
     

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