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Société [/!\] La drogue

Discussion dans 'Arts Rhétoriques' démarrée par Sulfur, 10 Avril 2012.

Lire la fiche liée au sujet : Société La drogue [/!\]

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  1. Sulfur
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    Sulfur Matière noire

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    9 Avril 2012
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    Bonjour, j'aime bien les défis. J'ai envie d'aborder le sujet de la drogue. Nier la présence de la drogue ou considéré qu'elle n'est qu'un objet de paria dans nos sociétés serait trop simple. Je vais ici travailler au mieux le sujet, de manière objective, pour voir ce que cela donne. Ayant moi même consommé différentes drogues je pourrai en parlant avec déjà plus de franchise qu'un vieux bureaucrate conservateur. Nous parlerons de l'impact de la drogue dans nos vies. Il faudra poser une bonne définition avant tout de la drogue, puis de sa position dans la société. Et pour finir nous parlerons de ses implications et conséquences. Une chose importante avant tout est de comprendre que je parle dans un cadre amorale. Il ne s'agit pas ici de faire une apologie ou une diatribe de la drogue. Si ce sujet est supprimé ou rejeté de manière dogmatique cela ne fera que prouver l'influence du pouvoir en place sur l'esprit de chacun et en ce sens, personnellement ça m'apportera une connaissance supplémentaire (et un bon ptit moment de rigolade aussi).

    J'en conclurai que la drogue fait pleinement partie des sociétés humaines et qu'elle ne disparaitra pas. Elle dépend des comportements et des époques alors il y aura toujours des drogues. Au niveau où nous en sommes les stupéfiants sont des produits qui sont aussi dangereux selon moi que l'alcool. Il est bien plus facile de passer une soirée à fumer du cannabis que de boire de l'alcool. Physiquement parlant l'alcool est vraiment mauvais. D'ailleurs j'ai parlé à une étudiante en médecine une fois qui m'a dit que l'alcool est au même rang que l'héroïne niveau toxicité (sachant que l'héroïne est une des pires drogues que je profite pour déconseillé formellement a tous, je suis très ouvert mais je vous le dis, ne prenez jamais d'héroïne de votre vie). On a tendance à vouloir éloigné ce qui est dangereux pour nous, c'est logique pour un être vivant. Mais d'un autre coté, quelqu'un qui va fumer un joint ou prendre un rail une fois tout les mois sera moins en danger que celui qui conduit à fond en centre ville à la sortie des écoles, ou celui qui ne mange que dans des fast food. Il s'agit de faire preuve de bon sens. Donc la drogue est comme un tatouage. C'est quelque chose qui va vous marquez. Si vous consommez soyez sûr de ne pas le regrettez. Voir cela de cette façon me semble bien plus raisonnable que de vouloir prohiber totalement la drogue ou la légaliser totalement.

    Ahah, maintenant j'ai hâte de voir ce que ce sujet va donner!
     
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  2.  
  3. Cloud's cat
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    Cloud's cat Matière noire

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    Quel courage d’ouvrir un sujet aussi délicat ^^


    Jusqu’à ce que j’entre au lycée, la drogue c’était le mal !

    Je dirais que c’est en rencontrant des gens qui s’en sortent parfaitement dans la vie, qui ne sont pas des loques et qui sont ouverts alors qu’ils consomment quotidiennement que je me suis dit que c’était moi qui était peut-être trop fermée ^^’
    De plus j’ai remarqué qu’une partie d’entre eux sont très informés sur ce qu’ils consomment et sont par conséquent « prudents », et « assument » les effets de leurs consommations (un peu comme toi ?).

    Etant en philo/psycho j'ai aussi découvert que la drogue ne se résume pas à ce à quoi tout le monde pense, et que scientifiquement parlant, c'est avant tout pour les effets que cela produit, que l'on définit une substance psychotrope (une drogue) comme telle. Pour les substances qui ont un effet sur le cerveau en général je joins un document (reçu en cours il y a trois ans) pour ceux que cela intéressent.

    psychotrope.jpg




    Pour ma part je n’ai jamais consommé de drogue dur (je me suis limitée au cannabis, sa résine et ces différentes consommations possibles), et j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un de bien informée (et très expérimentée par rapport à pas mal de drogues) lorsque j'ai consommé pour la première fois. Avec qui j'ai lié une grande amitié soit dit en passant. Je pense que sur le moment faire ce genre d'expérience m’a aidée à "grandir un peu", dans le sens que cela m'a permis de m'ouvrir à des personnes, de poser mes prénotions et de me forger mon propre avis sur la question. Mais je ne pense pas que consommer régulièrement apporte quelque chose en soit. Par ailleurs ayant moi-même remarqué que je parlais « moins bien » j'avais de la peine à parler et ne trouvais plus mes mots, j’ai mis mes consommations entre parenthèse et me contente de consommations occasionnelles. De plus je n'en ai jamais parlé à mes proches, pour diverses raisons: craintes des réactions, incompréhensions, dénonciations de mes amis, etc.

    Je dirais qu’à un niveau social, la drogue en soit n’est pas un sujet que l’on peut aborder facilement sous nos latitudes, et encore moins assumer ouvertement (rien que pour les raisons que je site ci-dessus quant à mon cas). Je connais qu’une personne qui ne s’en cache pas (mais qui ne le crie pas sur les toits non plus), et qui je sais est tolérée par le corps enseignant de mon établissement uniquement car ses résultats sont dans les meilleurs du campus ^^’.
    Par rapport aux consommateurs eux-mêmes, pour en avoir discuté avec, je dirais que la réaction la plus courante est en fonctions de leurs consommations, un type qui consomme quotidiennement du cannabis sera dur avec les autres substances et minimisera sa propre consommation, et quelqu’un qui consomme ou a consommé des drogues dites durs dira aura une réaction similaire trouvant toujours quelques choses de pire. Après ils y en a d’autres qui seront plus froids et plus réalistes, et la plupart d’entre eux craignent l’héroïne.
    Dans mon cas je ne pense pas tester de drogue dur tant que je serai au lycée u.u', par contre après si l'occasion se présente je pense que je serais prête à essayer d'autres substances pour voir. Mais je n'ai pas non plus envie d'aller après ce genre d'expériences non plus.

    Après politiquement et économiquement je ne veux pas trop m’avancer là-dessus vu mes minces connaissances, mais il n’y a pas besoin d’être savant pour comprendre que c’est avant tout une histoire de friques.

    Bon et puis autant à titre d'information (je trouve qu'il résume bien ce qui c'est dit jusque là) que pour détendre un peu le sujet, :




    Pour ceux qui connaissent pas c'est un chouette podcasteur!
     
  4. Lucullus
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    Lucullus Etoile

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    Sulfur, bravo
    Excellent texte, vraiment et courageux
    je ne ferai ici aucune leçon de morale, je ne suis pas ici pour cela et qui suis je pour le faire sinon.

    Par contre, dans le cadre de mon métier, j'ai ramassé pas mal de toxico en overdose ou non que j'ai du conduire à l’hôpital et j'en ai accompagné également pas mal à l'institut médico légal (l'IML), la morgue.
    Ce n'est pas beau et la drogue c'est une grosse daube mais vraiment une très grosse daube
    Nul ne peut savoir, en y touchant, s'il sera un toxico ou non, un accro ou non.
    Certains vont supporter un joint par ci par là d'autre vont déjanter tout de suite et je ne parle pas de drogues plus fortes à commencer par la cocaïne.

    Sulfur, je ne suis pas d'accord avec ton analogie
    Mais d'un autre coté, quelqu'un qui va fumer un joint ou prendre un rail une fois tout les mois sera moins en danger que celui qui conduit à fond en centre ville à la sortie des écoles, ou celui qui ne mange que dans des fast food. Il s'agit de faire preuve de bon sens.
    Cela n'a strictement rien à voir si ce n'est qu'on trouve des gens pour faire les deux

    Encore une fois je te trouve très courageux
    Le seul avis que je puisse donner c'est de ne pas y toucher ce la évitera pas mal de soucis.
     
  5. Kusanagi-San
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    Kusanagi-San Matière noire Yéti

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    Belle ouverture de topic :)

    Je suis plutôt d'accord avec ce tu dis sur la drogue. On a tendance à limiter le terme juste au substance type cocaïne etc..alors que la drogue peut englober beaucoup de chose Tout dépend de la consommation et de l'individu.

    En partant de ces deux points, je pense de plus en plus qu'il faudrait autoriser les drogues interdites actuellement. Je pense ainsi qu'il serait plus facile de contrôler les excès lier à leur utilisation notamment en arrêtant la culpabilisation qui est lié à leur utilisation et en développant des procédures permettant la prise sans risque de ces produits pour l'individu. Je pense également, de plus en plus, que ce serait un moyen bien plus efficace pour combattre tout le marché mafieux et illégal qui s'est crée autour de ces produits entraînant de nombreuses morts inutiles.

    Plus, le temps passe, plus je me rend compte que l'approche actuelle est mauvaise.
     
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  6. Char
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    Char Matière noire

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    Ca n'a jamais marché comme ça et ça ne marchera pas jamais comme ça. On ne combat pas le marché noir par la légalisation, on ne fait que le stimuler et le transférer vers d'autres secteurs. Les mafieux resteront mafieux, et si ce n'est pas avec un marché de drogues, ça sera avec un autre business.

    Et le raisonnement hippie de la dépénalisation pour aboutir à une prise "sans risque" relève davantage de la bêtise humaine que d'un raisonnement prenant en compte aussi bien le court-terme que le long-terme. S'il y a excès de consommation, ce n'est pas parce que la consommation est pénalisée mais bien parce que l'individu veut aller jusqu'au bout de la "fête". Et je ne verrai jamais un rapport entre l'existence de lois sanctionnant la consommation de drogues et la hausse de la consommation (et inversement).

    Sinon la drogue, j'aurais pu y toucher, mais je n'y ai jamais touché. Pour moi ça restera toujours la limite à ne jamais transgresser. Je ne vois pas pourquoi on changerait la vision certes puritaine que la société a de la drogue pour que tout le monde prenne une petite dose de drogue, et ce, afin que quelques toxicomanes se sentent intégrés et protégés.
     
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  7. Mojito
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    Moi, je vois pourquoi.

    Justement pour que quelques toxicomanes se sentent un minimum intègres et protégés. Le principal problème que j'ai avec la drogue, ce sont ces personnes qui ont été détruites psychologiquement et médicalement. Quand tu as atteint un niveau où ils ne peuvent plus se dire "Allez ! Avec de la volonté, j'arrête !" et qu'en plus des problèmes physiques, s'ajoutent ceux moraux. Un type atteint d'un très honnête cancer, on va le plaindre. Le drogué en plus d'être mal, il sera dépeint comme un faible, un criminel, etc...

    Si on a vraiment la volonté de modérer les dégâts causés par les drogues ( Peu importe leur nature. ), la première chose à faire, c'est de ne pas porter la première victime à l'anathème : Le drogué. Quand tu discutes d'égal à égal avec quelqu'un, tu as de bien meilleures chances d'établir un dialogue qu'en sous-entendant une position de supérieur/inférieur moral. Il n'est pas question ici de dépénalisation ou de la moindre action juridique, simplement revoir certaines mentalités.

    Maintenant, en ce qui concerne les légalisations, c'est compliqué. Je veux toujours mettre en avant le libre arbitre des gens et penser qu'ils feront au mieux avec les outils qu'on leur donne. Soyons francs, ça ne se passe pas comme ça. Certains, quand bien même ils seraient minoritaires vont abuser de ce qui leur est proposé. Les produits légaux, mais potentiellement problématiques sur ce point le montrent. Ce n'est ni étonnant, ni alarmant, on a tous tendance à abuser dans certaines choses. Je doute en tout cas que l'on arrive à modérer la consommation par la légalisation, en revanche, je pense qu'elle serait plus contrôlable.

    L'effet qui m'effraie vraiment, peut-être est-ce lié à mes propres à priori, c'est l'escalade. Je suppose que lorsqu'on s'engage dans une voix, on peut, selon les personnes chercher à toujours y aller plus pleinement. N'est-il pas possible que certains, après avoir eu accès à un produit léger s'engagent dans d'autres plus forts ? La question n'est pas rhétorique, je me le demande vraiment. Au final, je pense que si j'ai une idée là-dessus, elle n'est pas assez structurée pour m'en faire un avis. De plus. Bien que je parle de libre arbitre, dans le cadre d'un monde où la publicité est omniprésente, à quel point sommes nous libres des choix ?

    Personnellement, je me suis toujours limité aux drogues douces ( Cannabis principalement. ), et je doute d'aller plus loin un jour, moins par haute intégrité morale que par crainte du produit lui même. J'aimerais une meilleure ouverture d'esprits des gens, et surtout, une réelle éducation qui ne repose pas sur de simples "C'est mal !". Qu'une personne, si elle s'engage là-dedans sache pourquoi et ce qu'elle risque. J'ai l'impression que certains ont peur d'en parler parce qu'ils craignent la possibilité d'en quelque sorte démystifier ces procédés, ce qui encourageraient des jeunes à consommer. Je trouve ça regrettable.

    Avant les lois, j'aimerais que l'on change les mentalités et l'éducation.
     
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  8. Lucullus
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    Lucullus Etoile

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    Les lois ne sont jamais que le reflet d'une société.
    Les lois d'aujourd'hui ne sont pas celle d'hier et celle s d'hier pas celles d'aujourd'hui
     
  9. Char
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    Char Matière noire

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    Pas plus regrettable que la consommation en soi.
    Je ne parlerai pas de libre-arbitre en ce qui concerne les drogues. Car s'il s'agissait d'un acte individuel, on n'irait pas jusqu'à mettre tout un bloc de lois pénalisant la consommation. La consommation de drogue peut entraîner des accidents de voiture, des viols, et toutes sortes d'accidents au sein de la société...

    Pour moi, c'est simple, il faut continuer de dire aux enfants (à l'école, chez eux, en dehors de chez eux...) que les drogues "c'est le mal". Autrement, ce n'est qu'une désinformation de plus. L'éducation jusqu'à lors, joue parfaitement son rôle en cours de science où il y a un gros chapitre sur les drogues, les catégories de drogues, les risques de dépendance... tout comme l'éducation sexuelle. L'information sur la drogue est donnée, et la diabolisation de la drogue (le "c'est le mal"), inhérente à l'éducation.

    Oui mais le renversement d'argument ne marche pas non plus ici.
    Il n'y a pas de progrès à faire de ce côté là. On ne change pas les "mentalités" en ce sens au nom d'un progrès social pour la simple raison qu'on ne va pas vers la modernité mais la déchéance de la société. Intégrer les toxicomanes temps qu'ils sont encore sous la dépendance de la drogue, c'est intégrer des individus qui ont choisi la voie d'un vie pourrie, mais aussi des individus potentiellement dangereux pour notre société.

    Je sais que c'est triste, la mentalité des gens. Mais partout, tu trouveras des vieux conservateurs comme moi qui refuseront de laisser derrière eux leur morale au nom d'une voie de la modernité sur laquelle on n'est pas d'accord.
     
  10. Silveda
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    Silveda Matière noire Modo Arts Rhétos Modo Arts L&BA

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    C'est quoi le "mal" ? Je crois pas en dieu, merci bien. Et je sais pas ce que c'est le mal. Je sais que y'a des choses nuisibles aux autres pour des questions de respect. Je sais que y'a des choses dangereuses pour la santé. Mais je me refuse totalement à juger quelqu'un sur des critères moraux que je conchie. Libre à toi de vivre ta vie comme tu l'entends selon les critères que tu veux, mais qu'est-ce qui te permet de juger les autres ?

    En fait, je retrouve là le discours qui me sort par les yeux dans les associations anti-tabac ou alcool (qui sont des drogues aussi d'ailleurs, mais là c'est pas pareil, la société l'accepte). Je suis à 200% en faveur de plus d'information sur les drogues, leurs effets, leurs dangers pour soi et pour les autres. Je hais les gens qui mettent en danger d'autres qu'eux-même en prenant par exemple leur voiture bourrés, ne connaissant pas leurs limites. Il faut donc parler, débattre et encore une fois informer là-dessus. Mais un discours moralisateur, non merci. J'ai aucune envie d'entendre un curé (ou un imam ou que sais-je encore) me dire ce que je dois faire de ma vie.
     
  11. Dareen
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    Dareen Nébuleuse Mister Kosminea

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    Au collège, il y a eu des policiers qui sont venus parler une demi journée de la drogue dans notre classe. J'ai trouvé cette prestation incroyablement plus enrichissante et alarmante que la totalité des campagnes de publicité que j'ai pu voir dans ma vie.
    Je me demande si vous avez eu aussi cette intervention dans votre jeunesse, et si elle est généralisé à tout le territoire.
     
  12. Mojito
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    Mojito Matière noire Modo Jeux Vidéo Modo Sas

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    Des comportements dangereux, avec ou sans drogues, il y en a et probablement qu'il y en aura toujours. Le fait qu'une personne puisse représenter un danger n'est pas à mon sens, une raison suffisante pour le mettre de côté. Au contraire, dans le cadre du drogué où la volonté n'est en rien une certitude, c'est surtout d'aide dont il a besoin. Cet aide ne doit pas être le synonyme d'un jugement ou d'une humiliation. Et le fait qu'il y est mise en danger de gens ne change en rien le facteur de décision de prendre ou non de la drogue, du moins dans un style de vie où la dépendance n'est pas installée.

    Vouloir dire au gamin "C'est mal", soit. Mais même dans cette orientation, ce n'est pas suffisant, l'important n'étant pas de dire "C'est bien/mal", mais pourquoi ça l'est. Les cours que j'ai pu en avoir se contentaient de décrire très vaguement les effets sur l'organisme, ce qui est une bonne chose. Mais elle oblitérée complètement la partie sociale et psychologique que laquelle la dépendance peut jouer.

    Désolé, mais à mes yeux, essayer de considérer quelqu'un comme simplement une personne qui a pu faire des erreurs, plutôt que comme un cleb's qui a choisi sa mort, ce n'est pas de la déchéance. C'est simplement ne pas encourager les "honnêtes gens" à vomir leur mépris sur des personnes qu'elles ne jugent pas aussi bien qu'elles. Ca n'encourage personne à la prise, mais ça peut avoir un effet bénéfique pour ceux qui en ont pris à chercher à en parler avec quelqu'un sans la crainte du rejet hautain.

    Je me fous de la modernité et je laisse les grands principes moraux aux curés et aux politiciens, je parle simplement de ne pas laisser claquer quelqu'un qui a un besoin évident d'aide.

    Dareen, si on a eu ça, je t'avoue que soit j'étais absent, soit je n'en ai aucun souvenir.
     
  13. Maya
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    Maya Matière noire Modo Manganime Modo Sas

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    La limite de quoi ?
    Je ne parle pas spécialement pour toi, Char, donc don't take it personally mais les personnes très à cheval sur les limites à ne pas transgresser, à se mettre des barrières par crainte/aprioris/morale/autres sont les premières à se jeter corps et âme dedans au moindre élément perturbant leur équilibre au quotidien, lèvent toutes les inhibitions et se jettent corps et âmes dans la consommation inconsidérée pour se punir, la drogue étant à leurs yeux le symbole de leur déchéance et ce moyen "mis de côté" auquel avoir recours pour fuir les problèmes, le moment venu. Il y a aussi le retour d'âge (ce mythe! il existe vraiment.) où l'individu "regrette" de ne pas avoir assez vécu, ne pas avoir tout essayé et d'avoir été limité durant tout ce temps et décide de dépasser les dites-limites à ne pas transgresser.
    Car quand il y a diabolisation, il y a aussi sublimation. La drogue, du regard du désespoir, est dès lors perçue comme une porte de sortie, un pied de nez aux soucis externes de la vie courante/internes à l'individu.

    "La drogue, c'est le mal" pourrait dissuader quelques bons samaritains et sages écoliers d'en consommer mais n'empêchera pas les "chui trop un rebelle" à y avoir recours pour braver l'interdit ou encore fuir sa vie.

    Il est important de ne pas over-médiatiser, diaboliser, stigmatiser, "kewl"iser dans les films/séries la drogue car le phénomène n'en prend que plus d'ampleur.

    Quant à l'argument "drogues dures illégales car dangereuses pour risques d'accidents etc" est d'une telle mauvaise foi, l'alcool a autant de méfaits sur la société mais n'est pas illégal pour autant.

    Il faut comprendre que l'illégalité des drogues dures (le cannabis, je ne comprendrai jamais pourquoi il est illégal, à nous Amsterdam \o/ .. c'est d'autant plus drôle qu'il a moins d'effets secondaires que la morphine de plus en plus controversée et que dans pas longtemps, il remplacera cette dernière dans le milieu médical, on y croit! ) est surtout liée à la destruction de l'individu (plus désastreuse/rapide/alarmante), ce qui souligne d'autant plus l'hypocrisie dans le traitement de la question.
    C'est interdit car ça nuit à l'individu.
    L'individu qui en consomme est stigmatisé/jugé par la pensée populaire, la société nuit à l'épanouissement d'un individu désespéré.

    Alors non, on ne changerait pas les visions pour que "quelques toxicomanes se sentent intégrés et protégés" mais pour respecter la vie humaine. Un toxicomane n'est pas de moindre valeur comparé à un sujet sain, il a droit à autant de respect et de dignité. Il n'est pas un déchet de la société puritaine. Il a droit à l'intégration et à la protection.
    Rejeter un toxicomane, c'est comme rejeter n'importe quel sujet ayant un déficit de santé quelconque et vivre entre gens bien pensants et en bonne santé.
    Nul n'est à l'abri de la maladie, de l'accident, de la mort, aussi saine et bien tracée ait été sa vie. On meurt tous un jour de quelque chose.
    Un drogué au volant n'est pas plus dangereux qu'un insomniaque.
    La drogue, c'est le mal. Ne pas dormir, c'est le mal. Interdisons la drogue, mettons un couvre-feu, tout le monde dort à 22h, allez !
    Si on réfléchit comme ça en essayant d'éradiquer toutes les "nuisances" à la source, l'être humain en sera automatisé de manière à "vivre le plus longtemps possible" une vie où le libre arbitre serait un luxe.

    :S

    Chaque individu a le droit de suivre sa propre voie, et nul n'est en mesure de juger laquelle est pourrie ou pas. Chaque voie est la bonne tant qu'elle satisfait celui qui la suit.
    Stigmatiser des gens selon leurs choix car ils sont potentiellement dangereux, c'est vraiment inquiétant. Et les toxicomanes potentiellement non dangereux, qu'en est-ils d'eux ? Des victimes collatérales ?
     
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  14. PetiteMomo
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    PetiteMomo Matière noire

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    J'ai absolument rien contre la drogue, mais j'ai quelque contre sa mauvaise consommation à savoir la quantité, la fréquence, l'environnement, les personnes avec qui on consomme. Pour moi ce n'est que le reflet d'une société qui stigmatise, interdit et par conséquent informe mal le consommateur potentiel en lui criant "la drogue c'est mal"...Oui mais pourquoi et comment ? Après les premiers à crier ça sont les premiers accros au café, au doliprane, et à l'alcool et mieux aux tabac. J'ai envie de leur dire d'arrêter de crier que c'est mal pour quelque chose qu'ils font eux même. En plus tout ça est renforcé par des lois stupides qui interdisent. Sauf que plus on interdit, plus on consomme et moins on sait consommer. J'en ai été témoins puisqu'on m'interdisait tout au lieu de me dire de venir en parler...Et hélas j'ai été une ado boutonneuse trop rebellz et stupide de 14 ans qui ne savait pas faire attention et qui n'était pas consciente de la chose parce que je trouvais ça trop cool, surtout parce qu'on me l'interdisait, en plus le regard des autres collégiens n'aidaient pas (et je suis surprise maintenant quand je vois des photos sur facebook...) Sauf que personnellement entre temps j'ai appris à faire attention par rapport à la consommation moi même, et c'est pas grâce à la société qu'il faut rééduquer d'après moi et pas lui interdire les choses.
     
  15. Kusanagi-San
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    Kusanagi-San Matière noire Yéti

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    Je tiens à rajouter que la position actuelle de la plupart des États sur la drogue, c'est à dire la lutte contre la drogue, n'est pas du tout efficace et n'enraye pas le phénomène au contraire. De plus, cette lutte coûte énormément d'argent. C'est une raison de plus pour, à mon avis, changer d'approche et légaliser son utilisation.
     
  16. Char
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    Char Matière noire

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    Je répondrai aux deux messages de Maya et Silveda, et de tous les autres, qui se rejoignent finalement mais qui en fait se répondent, en grand hobbesien que je suis.

    Oui mais Maya, il faut le reconnaître, autrement, tu vis dans l'hypocrisie, vis à vis de toi-même d'abord, et vis-à-vis des autres aussi. Chacun se fixe ses propres limites, je me suis fixé la limite de la drogue. C'est un choix résultant d'un calcul: je ne veux pas crever et je ne veux pas mettre la vie d'autrui en danger. Le toxicomane, s'il venait à avoir des enfants, ne sera-t-il pas obligé de fixer des limites à ses enfants? Faut pas déconner non plus en extrapolant à tout va. Faut pas chier sur les limites parce que ici seulement, c'est la drogue, mais des limites, t'en as sûrement toi aussi.

    Et oui Silveda, je me permets de juger. Et que celui qui n'a jamais jugé autrui me jette la première pierre.
    Tu juges toi même cette personne qui prend la voiture sans connaître ses limites. Tu juges qu'elle ne connaît pas ses limites.

    Et je reviens sur le "potentiellement". J'ai choisi ce mot entre autres en m'attendant à cette remarque.
    Homo homini lupus est. C'est ma prémisse partout. Utilisons là ici.
    Il y a potentiellement et il y a potentiellement. Vois le un peu comme une sorte de mesure: si tu consommes de la drogue, ton potentiel de danger pour autrui augmente. Il n'y a pas de séparation verticale à faire du type toxicomane potentiellement dangereux et toxicomanes potentiellement non dangereux. Vois le comme une séparation entre homme potentiellement dangereux (le mec qui conduit sa voiture, sobre et clean) et le toxicomane potentiellement dangereux (le mec qui conduit sa voiture, en état d'ébriété et sous influence de la drogue). Les deux sont potentiellement dangereux, seulement l'un est plus dangereux que l'autre.

    Le droit de suivre sa propre voie oui, mais l'individu vit en société. Suivre sa propre voie, mais en prenant aussi la voie d'autrui en compte. La fille violée en soirée après que son copain ait consommé de l'ecsta, le gros cliché des faits divers, n'avait pas choisit de suivre cette voie non plus.

    Légalisons la drogue! L'argent des contribuables ne sera pas perdu en campagne de prévention mais en désintoxication générale! Yeah!
    La lutte contre la criminalité coûte aussi énormément d'argent. On devrait peut-être changer d'approche et dépénaliser les crimes. (J'aime la généralisation à outrance...!)
     
  17. Krssst
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    Krssst Matière noire

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    À propos des drogues en général (légales ou non), le problème principal pour moi est que certains peuvent commencer assez jeune (au collège, où l'on a pas forcément la présence d'esprit de s'imposer des limites) et se retrouver dans l'enfer de la dépendance en devenant adulte.
    Sinon, que des adultes responsables choisissent délibérément de consommer des substances altérant leur état d'esprit et susceptible de les rendre dépendant, peu m'importe ; ça n'engage qu'eux et ils savent clairement ce qu'ils risquent avant de consommer.
    Après, j'ai eu beaucoup de chance au collège de ce point de vue (pas de trafic de quelque nature que ce soit ; ou alors j'étais aveugle), donc je ne sais grand chose. Si quelqu'un pouvait confirmer ou nier le point de vue précédent, je serai ravi d'en apprendre plus. Le cas de collégiens se retrouvant dans des situations critiques à cause de la drogue est-il fréquent ? Si oui, pense-t-on alors à se limiter, compte tenu de tout ce qui est dit autour de nous, ou souhaite-t-on juste emmerder notre éducation ? (le ou n'est probablement pas exclusif) Même au collège, on doit avoir un instinct de survie, donc j'imagine que les gens doivent se contrôler un peu, mais bon, comme dit plus haut, je n'en sais rien.

    (de mon côté, vu ma maîtrise de moi, le principe zéro drogues (exception faite du chocolat (et du café dans les situations "critiques")) est en vigueur et je pense qu'il m'a sauvé quand j'ai traversé une période moralement un peu difficile)
     
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  18. tutur
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    tutur Matière noire

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    Bon pour me situer, ancien consommateur regulier de cannabis (10 ans) et prise d'autres produits plus "fort" par moment, désormais je suis devenu un saint depuis 6 ans :D

    Tout d'abord je reviens sur ta définition de la drogue, ce que j’appelle drogue ce sont les substances qui agissent au niveau des synapses en remplacant le neurotransmetteur par la substance active et d'ailleurs les champignons ne sont pas une drogue mais un poison.

    La drogue le problème c'est l'environnement, l'état d'esprit, tu peux être adulte, consommer ton produit 1 fois tous les 1 ou 2 mois car tout va bien, tu "gères" (certains comprendront je pense) mais si par malheur quelque chose ne tourne pas rond dans ta vie (un décès, une rupture, du stress etc...) le reflexe de 90% des gens concernés seras de se réfugier dedans.

    Ensuite parlons du cannabis, il ne faut pas le prendre à la légère "oui mais c'est une drogue douce, c'est même un anti dépresseur", il faut savoir qu'il existe des cas de depression aggravé suite à la consommation de cannabis, les gens veulent se rassurer mais il n'est pas sans danger (pour les personnes ayant des problèmes, ce qui arrive parfois lors d'une vie).Il faut donc consommer avec modération et ne pas tomber dans l'excés.
    Au niveau de la légalisation ou non, personnellement je suis pour la dépénalisation mais pas pour la légalisation, que les mecs qui a 2g sur lui ne soit pas emmerder...
    D'ailleurs j'ai passé mon nouvel an en 2000 (12 ans deja...) chez le cousin d'un pote qui est hollandais, on se disait "bon la hollande on vas au coffee" et bien j'ai été étonné de voir que l'habitant nous a dit de ne pas aller en coffee car c'est trop cher et oui, il existe un gros marché noir en hollande et tout n'est pas aussi rose que ce que l'on peut entendre parfois.

    En parallèle à cela on peut se dire que les gens ont le droit de choisir mais si tous le monde était capable de gérer on le saurait, je suis quelqu'un qui est le plus souvent pour les libertés, mais la liberté de se détruire ou de détruire une famille je pense qu'il est de bon ton de l'interdire tant que tous les hommes ne sont pas capables de choisir et se limiter.D'ailleurs tu fais le parrallele à l'alcool mais généralement quand tu es saoul tu bois moins mais un mec qui prends des "prods" il ne sait pas forcément s'arrêter,et il ne connait pas tout ce qu'il peut y avoir comme merde dedans, la prise de ce genre de produit est plus dangereux sur le moment que de boire de l'alcool (pas sur le long terme mais bien à un moment donné)
    Le mec qui gére, dans ce milieu y en a plein, mais un mec qui gére et qui pourras vivre heureux et vieux, y en a moins.
     
  19. Lucullus
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    Lucullus Etoile

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    je voudrais faire simple car je lis ici plein de choses très intéressantes et je voudrais vous faire part de mon point de vue. de manière assez général

    A titre strictement personnel, j'aime assez le point de vue hobbesien de Char
    Sinon, on peut, en généralisant, parler de drogue quand l'absorption d'un produit a pour effet de modifier de façon plus ou moins importante le comportement d'un individu je dirai dans un état ordinaire.

    Beaucoup de produits peuvent se retrouver dans cette démarche en commençant par le café, et je connais des camés au café dans le cadre de mon boulot. il y a donc la café, le tabac, l'alcool et ce que l'on nomme plus communément les drogues (canabis, hero, lsd, ecta , cocaïne mais aussi colle solvant... et plein d'autres choses comme les médicaments tout simplement
    les camés aux médocs il y en a des tonnes. les français sont les champions du monde de la conso d'antidépresseur. je pense que pour 90% ils feraient mieux d'aller voir comment on vit ailleurs, il arrêteraient de prendre leur merde en se regardant le nombril.j'arrête là ma digression

    Je pense qu'on peut créer une hiérarchie dans les effets car les substances incriminées ont des effets plus ou moins violents selon les les doses.
    2 verres de rhum ou un joint ont peut être le même effet pour une personne X mais pas le même pour la personne Y, mais cumulé c'est pire.
    Maintenant qu'on sait détecter de manière assez efficace, l'usage de produits stupéfiants par les conducteurs on trouve de plus en plus de personnes cumulant alcool et drogue. bonjour les dégats

    La lutte des états contre la drogue peut parfaitement se justifier par "le trouble à l'ordre public", qui est une notion forte en droit, les états étant des entité de droit, et ses conséquences en termes de santé publique, de finances...
    Les coûts liés aux traitements sont énormes et bien supérieurs aux coûts des campagnes d'information, que je trouve d'ailleurs bien faibles dans leur impact.
    Là comme pour la sécurité routière j'aimerai qu'on montre la réalité crue aux gens. Leurs montrer mec que c'est qu'un mec en overdose ou quelqu'un pris dans un accident mortel
    pas des reconstitution du vrai!!

    Sinon il faut voir les à-côtés dramatiques de la drogue comme peut l'être la prostitution et les dérives terrible qui vont avec (sado-maso non volontaire, zoophilie (95% sont des femmes sont des toxicos..) et d'autres encore.
    il y a aussi les vols, les agressions, les meurtres....
    L'addiction à l'alcool est une des plus fortes que je connaisse. J'étais quand à moi acrro à la clop. j'ai fumé jusqu'à 50 cigarettes par jour et même plus et j'ai eu un mal de chien à arrêter, j'ai mis environ 3 ans, avec des rechutes.
    C'est fait depuis 1993 mais aujourd'hui encore je ne me risquerais pas à toucher une cigarette.

    Un des soucis de ces produits quelque qu'ils soient c'est qu'au début on en a tiré du plaisir et cela reste gravé en nous. J'ai parlé avec des ancien fumeur,n buveur ou drogué et tous me l'ont confirmé, s'il n'y avait pas eu ce plaisir cela aurait été plus facile.
    Je ne pense pas qu'il y ait des solutions toutes faites et toutes prêtes sinon elles auraient été mises en oeuvre.

    Certains produits comme l'alcool sont ne vente mais leur usage est surveillé d'autres interdit et c'est bien comme cela.
    Je ne pense pas qu'il soir besoin de tout révolutionner. Il faut adapter aux circonstances.
     
  20. Krssst
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    Krssst Matière noire

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    D'un autre côté, vouloir interdire la drogue seulement parce qu'une certaine proportion de type ne sait pas se maîtriser, c'est un peu comme vouloir interdire les jeux vidéos violents car certains dégénérés mentaux se mettent à commettre des meurtres après y avoir joué (et encore, je pense pas personnellement que les jeux vidéos y soient vraiment pour quelque chose ; j'imagine très bien que les types qui font ça devaient se faire pourrir la vie par des imbéciles autour d'eux et que les médias ont préféré éclipser ça pour taper sur les jeux vidéos). C'est un peu, aussi, comme vouloir installer un dispositif se censure sur internet prohibitif et non sans poser de problèmes au niveau de la liberté d'expression à l'image de ce qui est en Chine pour taper sur les 0.0001% de pédophiles qui traînent en France.

    En revanche, en France, la vente d'arme est contrôlée juste pour empêcher les 1-2% de gens dangereux qui pourraient s'en servir pour commettre des meurtres et non se défendre (et encore, on a connu mieux comme moyen de défense). On est bien content que ce contrôle existe, en général. Contrairement aux jeux vidéos ou à internet, le but d'une arme à feu est de tuer (ou de chasser, mais en général, en ville, à part les pigeons, y a pas grand chose à chasser) ; il paraît donc beaucoup plus normal de contrôler leur vente, tout en mettant en place des procédures pour que les gens qui en ont d'autres usages puissent s'en procurer. Le but d'une drogue est d'altérer l'état d'esprit actuel de son utilisateur (et l'effet secondaire qui arrive par définition est la dépendance) ; reste à savoir si ce but mérite une interdiction.

    Je ne suis pas pour la légalisation des drogues (je suis plutôt sans opinion sur le sujet), mais j'avais trouvé ce point intéressant à souligner. Après, si la proportion de types qui ne savent pas se maîtriser dépasse les 30%, oui il y a quelque chose à faire. Comme tutur l'a dit, le risque est que dès qu'il y a un petit incident dans la vie, le réflexe sera probablement d'augmenter la consommation, ce qui risque de mal se finir. Il faudrait voir comment ça se passe avec l'alcool et éventuellement trouver quelques chiffres (l'image qu'en donnent les films en général c'est cuite dans un bar, maux de tête le lendemain puis paf la vie est belle les oiseaux chantent).

    Légaliser permettrait à l'état d'exercer un meilleur contrôle sur la circulation des drogues (et éventuellement de mettre des taxes monstrueuses, dont les revenus pourraient servir à agir sur le marché noir), mais permettrait à pas mal de gens de débuter dedans. Encore que, quand on veut "se mettre" à la drogue, on doit pas avoir trop de problème à en trouver aujourd'hui, donc je suis pas sûr que la légalisation créerait de nouveaux consommateurs.

    Par contre, en réfléchissant un peu, une fois la légalisation en place, il faudra que des entreprises se constituent pour exploiter cette nouvelle filière. Ou elles seraient contrôlées par l'état, et il faudrait juste espérer que la production suive la demande (sinon le marché noir gagnerait en importance), ou elles seraient guidées par la recherche du profit. Donc essayer d'attirer de nouveaux clients par tous les moyens possibles et imaginables. La publicité directe sera interdite, mais rien n'interdira de donner une meilleure image de la drogue comme l'ont fait les compagnies de tabac en encourageant la présence de tabac dans les films dont on nous abreuve. Après, les gens ne sont pas dupes, mais ne doutons pas une seconde que l'imagination de ces entreprises irait plus loin que tout ce à quoi nous avons pu penser.
     
  21. Kusanagi-San
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    Kusanagi-San Matière noire Yéti

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    Peut-être que le fait de légaliser la drogue n'est pas non plus une solution, en effet. Mais je suis sûr d'une chose, la lutte actuelle n'est pas vraiment efficace et ne stoppe absolument pas la propagation des drogues. Je pense que c'est dû au fait que la prise de la drogue, c'est un problème de fond, de société. Quand tu prend de la drogue, c'est pour échapper à quelque chose, te sentir bien. A partir de là, on peut se demander si la prise de la drogue n'est pas un autre des effets néfastes de notre société actuelle. Etant donné que, de mon point de vue, on s’enfonce de plus en plus, la drogue augmente en conséquence et ceux malgré la lutte car c'est un problème de fond et qu'il n'est pas assez traité en tant que telle. Taper uniquement sur la gueule des gens sans rien derrière, ça n'a jamais rien changé.
     
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