Fermer la notification
Kosminea est un site communautaire de partage et d'échanges autour de nombreux sujets.
En vous inscrivant, vous pourrez participer aux discussions, personnaliser votre profil, naviguer sans publicité, et proposer vos propres fiches pour partager vos centres d'intérêt.
Fermer la notification
Pour vous permettre de profiter au mieux de Kosminea, nous utilisons des cookies. En navigant sur ce site, vous en acceptez l'usage.
Pour plus d'infos, cliquez ici.

Animation CdP : Section "Littéraire" - Les votes !

Discussion dans 'Atelier' démarrée par Thorgram, 20 Mars 2013.

?

Quel texte vous a le plus plu ?

Sondage fermé 10 Avril 2013.
  1. Fleur du Chaos

    37,5%
  2. Flétrissement

    6,3%
  3. Cette Fleur de Lotus

    31,3%
  4. Dernières Gousses

    18,8%
  5. Fin de conte de fées - Ou Ce qui arrive après que la princesse en détresse soit sauvée

    6,3%

Publicité

  1. Thorgram
    Hors-ligne

    Thorgram Matière noire Robert du 24

    Inscrit:
    4 Avril 2012
    Messages:
    980
    Ils se sont fait attendre et désirer ! Mais les voici enfin !

    Il y a du long et du moins long. Mais il y a que du bon !

    Ainsi, c'est à toi, public, d'assumer la lourde tâche de départager les combattants candidats !


    Nous avons donc :
    Caro
    Celia
    Pixy
    Thorgram
    Tsukiyo-Rei


    Vous avez 21 jours.​

    Aux urnes !​



    PS : Vous pourrez aussi vous amuser à trouver quelles sont les fleurs-thèmes !
     
  2.  
  3. Thorgram
    Hors-ligne

    Thorgram Matière noire Robert du 24

    Inscrit:
    4 Avril 2012
    Messages:
    980
    Fleur du Chaos.


    Ta rencontre m’a bouleversé. Il a suffi d’un regard pour changer mon monde. Tu étais si belle au milieu de cette foule monotone. Tu te tenais là, dans ce coin de verdure, effaçant par ta seule présence ce couple qui discutait plus loin, cet enfant qui riait là-bas, ou ailleurs ces gens qui vivaient simplement. Sans même te connaître, j’aurai tout donné pour toi. Mon corps, mon cœur, mon âme et jusqu’à même mon existence. Venir te voir dès que je le pouvais était un bonheur. Je te découvrais chaque fois un peu plus. Tantôt habillée de rose, te rendant un peu morose. Ou de blanc te concédant un air innocent. Ou encore de jaune. Cette couleur t’allait à ravir. Elle me donnait l’impression de te voir debout, triomphante de cette faune. Mais alors que je pensais cet échange éternel, tu t’es peu à peu transformée.


    Les jours ont défilés et ta beauté s’est éclipsée avec eux. Tout ce pourquoi je t’aimais a commencé à disparaître. Je te pensais timidement amoureuse, tu ne l’étais pas. Je te pensais secrètement joyeuse, tu ne l’étais pas. Je te pensais fidèle, tu ne l’étais pas. Tu n’as jamais fait transparaître un quelconque sentiment. Tu es restée impassible à chacune de mes visites. J’ai pu t’observer des heures durant, sans entrevoir la moindre expression. Je pensais que ma présence à tes côtés aurait pu t’insuffler ce souffle vital, qui m’aurait permis de te voir à nouveau rayonnante. Le temps a filé inlassablement, me laissant impuissant. Tandis que tu t’effaçais doucement, tu emportais tout avec toi. Inéluctablement. Ton visage qui arborait de belles couleurs pâles a tourné à un gris maussade. Le monde est tombé à tes pieds ne laissant que les échos de cris, de pleurs et de rires bercer le silence. Toi qui te dressais fièrement en ce monde, tu es devenue insignifiante. Je suis resté avec toi jusqu’à ce que ta douce agonie prenne fin. Paisiblement ma belle, tu as fané.
     
  4. Thorgram
    Hors-ligne

    Thorgram Matière noire Robert du 24

    Inscrit:
    4 Avril 2012
    Messages:
    980
    Flétrissement

    C'était une fleur.

    Voilà ce que l'on disait d'elle, de cette jeune fille éblouissante de jeunesse. Elle avait 14 ans à peine et tous pensaient qu'elle deviendrait une femme magnifique. Des prétendants se pressaient à ses pieds mais elle en détournait le regard, gênée. On lui répétait qu'elle était en âge de se marier, qu'elle devrait vite offrir sa main avant de n'être trop vieille et que sa beauté ne se fane. Elle ne se sentait pas prête.

    Son père choisi pour elle un bon parti. Elle le trouvait quelconque, tous le trouvait grandiose. N'était-il pas duc après tout ? La cérémonie était luxueuse et courtoise. Elle s'ennuyait, regardant dans le vide en espérant échapper aux regards posés sur elle.

    Ce jeune bourgeon ne se sentait pas la force d'éclore. Elle voulait jouer, courir, parcourir le monde seule et ne pas avoir besoin de faire bonne figure. Mais la voilà femme, privée de tout cela. Elle se devait d'être une fleur accomplie pour honorer son mari.

    Le duc avait deux fois son âge. Il avait perdu sa précédente femme dans un tragique accident disait-on. Il n'avait pas encore de successeur, son ancienne femme n'ayant jamais mis d'enfant au monde.

    La nuit de noce brisa quelque chose dans le cœur de la jeune fille. Elle ne souffla un mot devant son mari, puis une fois seule fondit en larmes. Une fois calmée, seules quelques goutes de rosée persistait aux coin de ses paupières. Elle les essuya calmement.

    Quelques mois plus tard, elle gonfla. Elle s'étonnait de se changement, bien que sachant de quoi il en retournait. Elle observait curieusement son ventre rebondi dans le miroir, les lèvres pincées. On lui répétait que c'était là la plus grande joie qu'une femme pouvait avoir. Des mères lui assurait que le bonheur de la naissance était inimitable. Elle avait du mal à se l’imaginer. Dans son ventre grandissait une chose informe, une chose qui provenait en parti de son mari. Ce mari qui ne la regardait guère plus qu'elle ne le regardait lui.

    Elle avait peur. Peur de souffrir et peur de ne pas aimer l'enfant. Les mois passèrent.

    Ce fut une petite fille qui sorti de son ventre. Elle la fixa un moment, la tenant dans ses bras comme on lui avait indiqué. Elle lui trouva le nez et la bouche du père. Elle se senti mal, mais ne broncha pas. Une fleur n'a pas son mot à dire. Le duc avait déjà quitté la salle. Elle le savait bien, il lui fallait un successeur après tout. Il lui fallait un garçon.

    Bientôt, elle tomba de nouveau enceinte. Elle en était déjà certaine, elle n'aimerait pas l'enfant. Les neuf mois passèrent et elle accoucha à nouveau. Une fille. Le duc grimaça et frappa dans un mur de rage. Elle n'en fit rien. Une fleur n'a pas le droit de montrer son dépit ou son agacement. Le manège recommença.

    Sa beauté se fanait peu à peu, le poids de ses grossesses successives se faisant sentir. Elle qui avait été un bourgeon prometteur sur le point d'éclore, à peine ouvrait-elle timidement l'une de ces pétales flamboyantes que celle-ci se flétrissait déjà, se recroquevillant sur elle-même, ridée comme les nouveaux-nés auxquels elle donnait ainsi le jour. Le rouge passionnel dont elle était teinté se ternissait et mourrait en silence, sans avoir eu la chance de se montrer entièrement au monde. Et la décrépitude continuait, comme une loi inexorable. Comme si chaque partie de son corps était destiné à souffrir de ses enflements de ventre sans pouvoir s'y soustraire.

    Sa sixième grossesse amena la même déception qu'à l'accoutumée. Le duc devenait de plus en plus violent. Il en voulait à sa femme d'être de trop faible constitution pour porter un garçon. Il craignait que ce dernier n'arrive à temps. Il prit de force sa femme le soir même.

    Rouge. Le monde entier se teintait de rouge. Rouge sang, rouge enfant, rouge embarras. Rouge comme ces pétales qui perdaient leur... rouge, décoloré par les larmes.

    Elle resta un moment le regard perdu dans le vide, épuisée. Puis se leva, se lava et parti faire bonne figure comme son rôle lui obligeait. Mais ces forces semblaient l'abandonner au fil des pétales qu'elle perdait.

    Elle avait mis ses filles chez une nourrice et ne les voyaient que très peu. Elle ne supportait pas leur présence. Non pas qu'elles soient désagréables, mais elles lui rappelaient le duc. Ce dernier devenait de plus en plus aigri. Il la battait parfois. Il l'ignorait la plupart du temps.

    Sa septième grossesse fut particulièrement douloureuse. Elle pensa perdre l'enfant prématurément plusieurs fois, mais il n'en fut rien. Il restait, déformant une nouvelle fois son ventre. Elle ne voulait pas souffrir d'un nouvel échec.

    Quand la grossesse arriva à son terme, les douleurs étaient pires que tout et le moral n'allait pas mieux. « Ça sera encore une fille » se disait-elle. Tout cela n'aurait donc jamais de fin ? Elle n'en pouvait plus.

    Elle ne sorti pas un cri, pas un pleur durant l'accouchement, aussi pénible que celui-ci pouvait être. Mais quand l'enfant sorti, la fleur avait déjà fané sa dernière pétale.

    C'était un garçon... elle ne le saurait jamais.
     
  5. Thorgram
    Hors-ligne

    Thorgram Matière noire Robert du 24

    Inscrit:
    4 Avril 2012
    Messages:
    980
    Cette Fleur de Lotus​


    Rose me vit m’approcher d’elle, elle se leva le temps que je la rejoigne, et au lieu de m’interroger du regard sur les larmes qui roulaient sur mes joues, ses yeux suivirent mon reflet à la surface du lac. En silence, nous nous installâmes au bout du quai de bois. Les pieds tombant dans le vide, elle fredonna paisiblement l’air de notre chanson. Comme si son inébranlable sérénité pouvait compenser la détresse perceptible qui coulait en moi comme ces perles glissaient sur mes pommettes. Puis, elle se tourna vers moi, ses mains montèrent vers mon visage, elle y dessina un sourire imaginaire avec ses index. Peut-être pensait-elle que me montrer le geste suffirait à le rendre réel. Elle ne s’offusqua pas lorsque mes yeux l’informèrent que c’était peine perdue.
    Je décidai alors de rompre cette conversation silencieuse. J’avais besoin de lui parler comme j’aurais écrit dans un journal. Je savais qu’elle m’écouterait, qu’elle me laisserait le temps de penser aux mots que je voulais employer, et surtout qu’elle respecterait mes sentiments. C’était sa façon d’être, et c’est pour ça qu’elle était mon amie. Je me lançai entre deux perles :

    Il m’a quittée Rose. Mon monde s’est écroulé sans que je ne puisse rien faire pour l’en empêché. Aux yeux du monde, ce n’est qu’une rupture de plus, mais pour moi, c’est une partie de mon âme qui m’a été arrachée.
    J’ai tenté d’écrire, je pensais que coucher mes sentiments sur le papier pouvait m’aider à m’en libérer mais je me trompais. Sur le moment cela m’a fait du bien, puis je me suis rapidement sentie mal, angoissée. Mes sentiments sont toujours là, et sans aucun doute plus fort que jamais. Je sais qu’il ne reviendra pas, que tout est perdu, mais je ne peux étouffer l’espoir qu’un jour il me laissera me tenir à ses côtés de nouveau. Je me torture l’esprit, je me pose une multitude de questions et je sais parfaitement que personne ne possède les réponses. Je ne veux, et ne peux pas, abandonner parce que je l’aime. Je ne veux pas en aimer un autre. Je ne veux pas qu’il m’oublie non plus. Je veux rester proche de lui car je dois essayer.
    Je pense à lui à chaque instant, et quand je ne pense pas à lui, je pense quand même à lui. Tous mes faits à gestes me rappellent un moment de bonheur que nous avons partagé. Chaque lieu, chaque son, chaque odeur me rappelle que je l’aime toujours. J’ai peur, je ne le reverrai peut-être jamais alors qu’il m’a laissé tellement de choses. Tout cela n’aura-t-il servi à rien ?
    Pourquoi suis-je la seule à continuer de pleurer alors qu’il n’aura pas versé une seule larme lorsqu’il m’a laissée? Je ne suis que stupidité. Et lorsque je me fais raison, lorsque je veux avancer, il y a toujours une chose pour me raccrocher au passé. Crois-tu que je puisse troquer mon cœur et mes sentiments contre un brin de discernement ?

    J’avais parlé, elle m’avait écoutée comme je l’avais soupçonné. Elle était toujours aussi calme, et je me rendis compte que je n’étais pas la seule à chercher mes mots. Elle s’exprima alors avec douceur :

    Je ne pense pas que tu doives te séparer de ton cœur, ni même de tes sentiments. Je pense que tu dois apprendre à vivre avec, et à les transformer en souvenirs. Dans quelques années, tu regarderas derrière toi et tu te rendras compte que ce sont tous les moments de joie, et de tristesse, qui te font avancer et font de toi ce que tu es. Tu as le droit de te sentir seule, tu as le droit de te sentir délaissée, tu as le droit de pleurer, mais ne regrette pas. Ne regrette pas.

    Elle tendit alors la main pour me montrer une chose à la surface de l’eau. Une chose ? Non, ce n’était pas une chose, c’était une fleur magnifique.

    Vois-tu cette fleur ? C’est une fleur de Lotus, l’unique fleur capable de s’élever distinctement au dessus de l’eau, elle ne flotte pas, elle survole, attirée par la lumière. Elle est épatante n’est-ce pas ? Elle s’épanouit dans la froideur de ces eaux. Elle éclot dans la noirceur de cette vase, ses pétales roses pâles illuminant ce lac. Crois-tu qu’elle aurait été si belle si elle n’avait pas eu à lutter pour paraître ?
    Je te vois à l’image de cette fleur de Lotus. Tu luttes encore pour émerger, tu te bats avec tes sombres sentiments, mais bientôt, tu t’élèveras au dessus d’eux, tes yeux reprendront leur couleur naturelle et brilleront de nouveau. Tu seras incroyablement belle et plus magnifique encore qu’avant, car tu auras grandi.
    Aussi sûr que je suis une Rose, tu es une fleur de Lotus.

    Je regardais la fleur, essayant de retrouver quelques uns de mes traits en elle. Je doutais d’en trouver, mais je le souhaitais réellement. Une chose au moins était certaine.
    Rose avait réussi : j’esquissai un sourire timide.
     
  6. Thorgram
    Hors-ligne

    Thorgram Matière noire Robert du 24

    Inscrit:
    4 Avril 2012
    Messages:
    980
    Dernières gousses


    « Le poison commence à se répandre.
    Tel un nénuphar, le mal grandit en moi.
    Peut-être était-ce qu'il devait arriver...

    Je pensais que notre amour serait aussi éternel que l'edelweiss.
    Peut-être était-il seulement aussi fragile...

    Tu étais pourtant magnifique dans ta robe rouge.
    D'un rouge brûlant de la passion qui nous enflammait.
    Peut-être me suis-je laissé consumer...

    Je te trouve encore magnifique, drappée du noir des cendres de mon coeur.
    Peut-être nos coeurs n'étaient que des braises...

    J'ai trop soufflé à essayer de les raviver.
    Tel le roseau, tu as plié, mais n'a jamais cédé.
    Peut-être n'étais je qu'un vieux chène...

    Après plusieurs centaines d'années, je parais tout juste éclos.
    Peut-être ai-je depuis longtemps fané...

    Nous nous baignons dans le soleil il y a peu.
    Je n'ai pu réver un tel éclat; notre lumière occultait le soleil.
    Peut-être ta lumière cachait tes ténèbres...

    Tu t'es piquée sur mes épines, je t'ai fait saigner.
    Peut-être t'ai-je blessée...

    Alors,dis moi, Bella.
    Pourquoi une telle perfidie ?
    Pourquoi as tu mis de l'ail dans mon kebab ?

    -Hein ?! Je n'aurais jamais fait ç... »

    Dernieres paroles d'Edward et Bella Cullen, morts par ingestion d'ail dans un kebab piégé.
     
  7. Thorgram
    Hors-ligne

    Thorgram Matière noire Robert du 24

    Inscrit:
    4 Avril 2012
    Messages:
    980
    Fin de conte de fées
    ou ce qui arrive après que la princesse en détresse soit sauvée​



    "Lorsque l'épée du Vaillant Chevalier pénétra la poitrine du Noir Sorcier, la Princesse fut libérée de la bulle qui la retenait prisonnière, et voulut se précipiter dans les bras du Chevalier, mais le Sage l'en empêcha car..."

    La Princesse Ezani notait que c'était un changement supplémentaire à l'histoire, mais resta une fois de plus sans réaction, préférant laisser toute la gloire au chevalier Rey même au prix de donner à Ezani un rôle plus conventionnel.

    Après tout, elle avait fermé juste après la porte sur les aventuriers venant la sauver, et était allée faire tomber un lourd candélabre sur le cadavre de son ancien tortionnaire. Version officielle bien sûr, mieux valait que ses sauveurs la trouvent rancunière que doutant de leurs compétences. Parce qu'elle ne pouvait croire que le Sorcier soit mort malgré le sang qui coulait, formant une large tache sombre sur le sol, malgré l'immobilité du corps. Elle avait failli un moment s'arrêter, mais le visage immobile lui semblait trop étrange.

    "... et c'est pourquoi le Chevalier Rey prie sa Majesté la Reine..."

    Ezani eut peur que le Chevalier crut avoir des droits sur elle.

    "... de vouloir accepter sa requête d'aller chercher le Cheval Ailé."

    Le courtisan s'arrêta là dans sa lecture alors que le Chevalier s'était agenouillé, attendant une réponse. Elle était rassurée, le Chevalier, comme tant d'autres, préférait caresser le rêve d'épouser sa soeur aînée, Arina, en allant par monts et par vaux chercher cet animal mystérieux. Ramener cette créature donnait immédiatement droit à la main de la fille aînée et le titre de roi ainsi que l'assurance d'une propérité et d'un bonheur assurés pour le royaume avec la bénédiction du Cheval Ailé... Si les deux souverains régnants mourraient avant, c'était la Seconde Princesse qui devenait reine. Sans surprise, les jeunes gens préféraient généralement la gloire d'une quête aux difficultés des questions, des requêtes, des tournois, des épreuves pour la main de la Seconde Princesse. Surtout si la Seconde Princesse n'est que jolie alors que n'importe quel quidam après avoir vu l'aînée se prenait l'envie de déclamer des vers sur sa Beauté, sa Grâce... bref sa Perfection. Et c'était peu agréable de les avoir comme voisins de table après. Certes, ce n'était arrivé que... à peu près tous les jours. Mais elle n'était pas jalouse. Elle aimait sa soeur après tout. Toutefois entendre encore une fois les qualités de sa soeur qu'elle connaissait ne l'intéressait pas.

    Ezani regarda furtivement Arina, qui était restée silencieuse mais avec l'ombre d'un sourire qui semblait emprisonner le beau Chevalier.

    "Sachez que Nous vous en sommes infiniment reconnaissantes d'avoir sauvé notre fille. Et c'est pour celà, que Nous vous donnerons notre réponse après son anniversaire."

    Ezani comprit que sa Mère avait été assez impressionnée par le Chevalier pour suggérer qu'il était jugé digne de tenter sa chance auprès d'elle-même. Ca n'allait pas. Parce que sa Mère disait qu'elle devait passer du temps avec le Chevalier pour le convaincre de s'intéresser à elle. Alors que le Chevalier ne verrait en elle qu'un moyen d'en apprendre plus sur Arina. Ou une personne qui rapporterait ses exploits auprès de la princesse préférée. Et ça dans le meilleur des cas.

    Cinq très longs jours avant son anniversaire. Si le Cheval Ailé pouvait arriver aujourd'hui et ainsi la faire oublier.


    ****​

    "Il me faut quelque chose pour me distraire... et que j'ai l'air d'écouter."

    "Il y a quelque chose appelée imagination."

    "Mais je ne pourrais pas me concentrer."

    "Est-ce un ordre ? Et pour le bien d'empêcher que vous le ne blessiez mortellement en ne l'écoutant pas ?".

    Ezani contempla un moment Silan, le troisième apprenti du Sorcier de la Reine. Parce qu'il était nouveau et que sa magie ne semblait pas impressionnante si jamais elle marchait, on l'avait vite surnommé le Magicien. Preuve qu'il fallait peu pour tromper les gens. Même si le Sorcier de la Reine était convaincu du potentiel de son élève. Même si elle pensait qu'il y entrait peut-être de la jalousie dans ce surnom, peut-être plus dû aux regards lançés par la gente féminine. Si elles savaient.

    "Est-ce qu'il ne t'est pas possible par bonté d'âme ou par sympathie ou juste pour me prouver que..."

    "... que je peux travailler dans un but admirable sans y être forcé ? Eh bien, demain, j'essaierai de trouver quelque chose de plus noble que de tromper le Chevalier."

    Ezani partit en claquant la porte, c'était juste de la colère, après tout Silan avait bien trompé avant le Chevalier, mais il valait mieux s'éloigner que de faire quelque chose qu'elle regretterait. Parce qu'il avait dit qu'il exécuterait tous ses ordres sauf ceux qui n'étaient pas dans ses compétences. Parce que si elle ne se pensait pas parfaite, bien loin de là, elle espérait être assez noble pour faire ce qui était juste. Et forcer quelqu'un à suivre ses caprices n'était ni noble, ni juste.


    ****​

    Elle s'était assise, tenant sur ses genoux la Troisième Princesse, la très jeune Isthéa. Elle échapperait peut-être ainsi à des récits trop violents. Sa dame de compagnie Neya était assise à coté, et sa servante Garance, qui avait insisté pour venir, se tenait près d'un mur alors que quelques gardes immobiles achevaient le simulacre de ce premier tête-à-tête avec son Sauveur. Ce serait une très longue heure. Si seulement, elle avait appris à broder comme toute princesse digne de ce nom.

    Le Chevalier Rey fut si courtois qu'il monopolisa la conversation après les premières salutations d'usage, ne doutant pas qu'Ezani ne voulait rester ignorante de ses autres exploits. Elle crut comprendre que son propre Sauvetage n'était pas vraiment à la hauteur du reste de ses aventures mais ne lui en tint pas rigueur. Après tout lui-même avait conservé un ton égal alors qu'elle peinait à cacher ses émotions.

    Le Chevalier était entré avec en guise de tête celle d'un perroquet. Un coup d'oeil avait montré à Ezani que les autres occupants de la pièce ne semblaient pas être surpris. Une illusion peut-être qu'elle seule voyait. Du moins, elle l'espérait. La folie n'était pas une explication plus plaisante. Il fallait faire comme si rien d'anormal n'avait lieu. Au cours du monologue, le Chevalier changea plusieurs fois de tête (cheval, rat, gros félin...), elle essayait de voir une logique et de réprimer tout mouvement de surprise, de fascination à entendre un lion parler, voire de dégoût quand ce fut un ver de terre qui apparut.


    ****​

    Elle avait tenté de parler à Silan, ne sachant s'il fallait le remercier, ou lui souligner qu'il insultait ainsi le Chevalier Rey. Mais elle ne le trouvait pas dans ses rares moments libres. Elle lui transmit un mot "Ridicule".

    Il fallait jouer la princesse souriante auprès des invités qui arrivaient pour son anniversaire.

    Après la deuxième entrevue, elle se consola, se disant qu'il y avait au moins sa servante et sa dame de compagnie pour répandre des bruits favorables sur le Chevalier Rey, vu qu'elle n'avait rien entendu de ses dires car le Chevalier était devenu pour elle un instrument de musique enchanteur qu'elle eut peine à voir partir.

    Une carte où était écrite une phrase était posée sur sa table. "C'est ce que vous avez demandé."

    La troisième fois, elle vit les morts. Ce paysan expulsé de ses terres qui avait fini par voler et qui se fit tuer par Rey. Cette louve voulant faire fuir les aventuriers qui s'étaient trop approchés de sa portée et dont elle se rappelait que sa magnifique fourrure lui avait été montrée... 'Assez, s'il-vous-plait' avait-elle pensé, mais ça ne s'est pas arrêté. Il y eut les morts données par Rey, puis d'autres, des prisonniers maltraités dans le dongeon, toutes sortes de nobles, de domestiques, nombreuses semblaient appartenir à une époque qu'elle n'avait pas connue comme sa tante Seconde Princesse morte empoisonnée et non pas de maladie comme cela se disait. Elle frissonna. Etait-ce sa mère la responsable ? Elle ne voulait pas y penser. Elle ne voulait plus voir, plus entendre ses morts mais elle devait continuer à faire semblant d'écouter Rey.

    L'heure s'étant achevée, elle se rendit précipitamment dans sa chambre, il fallait faire quelque chose pour se calmer, pour éteindre ses soupçons, pour ne pas lui ordonner d'apparaitre pour qu'elle puisse le frapper ou lui dire de disparaitre à jamais de sa vue. Pour ne pas penser non plus qu'il la haissait sûrement.

    Elle prit son livre préféré et feuilletta quelques pages. L'histoire disait que son ancêtre, la princesse Enis, qui s'était fait voler le trône, avait rencontré d'abord le Cheval Ailé, puis un Sorcier, qui lui étaient venus au secours, et qu'ensemble, ils ont pu faire de la princesse la Souveraine. Ils avaient remporté guerre après guerre contre les rois et reines voulant annexer le Royaume fragilisé. Et finalement, elle eut un long et paisible règne. Le Cheval était parti, ne revenant que pour apporter un mari à la Reine, puis un autre pour la première fille de la Reine. Le Sorcier était resté au service du Royaume, tellement dévoué qu'il mourrut en même temps qu'Enis.

    L'histoire ne disait pas que le Sorcier était immortel, qu'il était sous le coup d'un sortilège le forçant à obéir à Enis, qu'il la maudissait même si ses sorts ne pouvaient lui faire du mal. Et que son joug s'était achevé quand Enis mourrut. Jusqu'à qu'il soit de nouveau forcé à obéir à quelqu'un d'autre. Et ce quelqu'un, c'était elle maintenant, depuis qu'elle avait soulevé son masque.

    Il lui avait raconté cela, en semblant insinuer qu'elle ferait le bonheur ou le malheur de son royaume en l'utilisant. A ses protestations, il avait prédit qu'elle y viendrait. Il était apparu au château peu après son retour et semblait attendre d'avoir raison. Elle voulait qu'il se rende utile, qu'il reconnaisse qu'il pouvait contribuer bénéfiquement de son propre vouloir. Ou peut-être ce n'étaient vraiment que des excuses.

    Peut-être qu'il avait raison. Peut-être qu'elle faisait semblant de suivre tous ces admirables préceptes parce que les gens semblaient attendre ça. Que si elle le pouvait, elle...

    Elle pensa alors au Cheval Ailé qui ne viendrait jamais pour elle. Est-ce que le troisième personnage de l'histoire était aussi différent en réalité ?


    ****​

    La veille de son anniversaire. Ca semblerait une partie de plaisir à coté de l'Heure des Morts, des doutes qui l'avait assaillie et de la nuit éprouvantable qui avait suivi. Elle avait rêvé tour à tour que sa tante s'était donnée la mort, se disant incapable d'être reine, ou que sa mère soulevait la tête ensanglantée de cette parente disparue en affirmant qu'elle ferait une bien meilleure reine. Sans compter de voir une Ombre à ses cotés lui soufflant avec la voix de Silan "Je peux le tuer, lui, lui ou bien elle" alors que défilaient devant elle des gens contre qui elle avait parfois ressenti du déplaisir. Dont même sa propre soeur aînée.

    Par tradition, on offrait aux gens, durant la matinée, un cadeau symbolisant ce qu'ils représentaient. Evidemment comme à chaque fois, il fallait qu'Ezani convainque les gens de sa domesticité qu'il était raisonnable de coucher leurs sentiments par écrit ou tout autre don modeste en apparence mais significatif, que personne, même pas l'intendent ou autre domestique, ne notait les cadeaux et leur coût supposé et aurait ainsi une excuse de se débarasser d'eux. Elle ne savait même pas si c'était une comédie qu'elle jouait, après tout on s'attend des princesses qu'elles ne soient pas avides, ou s'il y avait un fond de vérité dans cette rumeur. On racontait que bien des nobles avaient fait donner des coups de bâton ou pire pour un outrage supposé à la vue d'un cadeau décevant, mais il ne lui semblait pas que c'était arrivé avec la famille royale. Ou peut-être taisait-on cela.

    Parce que elle était Seconde Princesse, elle avait droit à deux matinées. La première, la veille de son anniversaire pour les gens du peuple et une partie des nobles qui voulaient éviter de croiser certaines personnes ou de trop attendre vu qu'ils étaient prioritaires. La deuxième, le jour même pour les nobles ou gens royaux.

    Le Chevalier Rey lui avait lancé un regard bienveillant qui lui semblait être teinté de pitié, qui avait failli lui faire monter le sang au visage mais elle se calma, pensant que s'empourprer donnerait foi aux histoires qu'elle avait entendues qui disaient qu'elle s'était éprise du Chevalier. Tout ça parce qu'elle l'avait regardé fixement le premier jour, l'avait écouté avec attention le deuxième et avait pali le troisième. Elle ne mourrait pas de langueur et d'angoisse, c'était ridicule.

    Le Chevalier lui avait offert une montre à gousset en or. Elle s'imaginait déjà qu'on pensait qu'il lui demandait d'attendre. Oui, parce que la Seconde Princesse acceptait d'être le second choix, s'il échouait. Ridicule. Il était le premier à être passé, elle pensait qu'ainsi il ne manquerait pas de rencontrer par hasard Arina dans le jardin au cours de l'habituelle promenade de la Première Princesse.

    Elle attendait de voir si Silan viendrait et ce qu'il lui offrirait si c'était le cas. Le Sorcier de la Reine lui avait offert un autre tome d'une encyclopédie qu'il disait être une rare édition. Neya des mouchoirs brodés en soie. Elle refusa de voir là une preuve que sa dame de compagnie s'attendait à un violent chagrin quand Rey partirait. Si la Reine acceptait sa requête initiale. Il fallait qu'elle accepte.

    Le premier apprenti lui offrit un tableau, non, un cadre enchanté qui faisait voir une partie d'un jardin fleuri. En le regardant un moment après, elle s'aperçut que ce qu'elle voyait était une clairière qu'elle reconnut. Elle comprit le sens de son "Peut-être vous le verrez".

    Il n'y avait plus de file. Quelques retardataires arrivaient et repartaient aussitôt. Des lettres, des dessins parfois, ou des gâteaux qu'elle donnerait, des fleurs. Un dernier bouquet de lys blancs venait d'être déposé aux pieds d'Ezani quand Silan arriva.

    Il avait les mains vides. En le voyant jetter un coup d'oeil moqueur sur les fleurs représentant la noblesse et la pureté, Ezani craignit qu'il fasse apparaitre quelque chose représentant le peu de bien qu'il pensait d'elle. Un crapaud, par exemple ? Oh, un crapaud était bien inoffensif malgré l'injure. En plus, s'il le faisait, elle serait seule à savoir l'offense, le public croirait qu'il avait encore raté son sort. Mais s'il décidait de montrer des choses plus convaincantes, à la mesure de son talent ? Plus dangereuses ? Lui enjoindre de ne rien faire. Non, ce serait montrer qu'il aurait raison, s'il ne pouvait s'exprimer.

    Il ouvrit ses mains comme une offrande et ils tombèrent comme une pluie de petits soleils, des fleurs jaunes et orangées. Des soucis.

    "Qu'est-ce que..." commença l'intendant courroucé alors qu'elle l'arrêtait d'un geste de la main. C'étaient des fleurs simples, communes, mais si lumineuses. Chagrin, peine, désespoir dans le language des fleurs. Mais c'était se méprendre sur son utilité, sur son nom qui indiquait que le souci suit le soleil. Oui, c'était le sens qu'elle voulait croire.

    La pluie de soucis qui continuait à tomber avait fait fuir presque tout le monde avec quelques murmures sur l'incompétence du "magicien". Elle se retrouve seule avec lui et les gardes forcés de rester là.

    "Je vais aller voir si on peut trouver le Cheval Ailé. Juste pour le voir. Si lui était conforme aux histoires."

    "Je pourrais parler de lui. Mais vous ne me croiriez pas."

    "Peut-être que vous mentiriez pour me faire plaisir. Comme vous venez de le faire."

    Il sourit alors, lui confirmant l'impression qu'il ne la détestait pas. Après tout, un bouquet de soucis tels qu'elle en avait formé un avec ceux qui lui était tombé dans les mains signifiait aussi qu'il était jaloux. Ou peut-être que c'était elle qui l'était. Ridicule mais elle voulait rêver un peu.
     
  8. Caro
    Hors-ligne

    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

    Inscrit:
    1 Mars 2012
    Messages:
    1.578
    Youhou! Les textes!!
    Tu ne te sens pas seul Thor, d'être parmi toutes ces filles-fleurs?

    On a de quoi lire, et même un petit pavé pour la fin, il en faut toujours un :p
    Bah c'est parti alors!

    Sinon, niveau organisation, on a déjà vu mieux :ange: on va mettre ça sur le compte du "débutant", y a pas mort d'homme :) Hésite pas à demander des conseils/de l'aide, y a plein de maso volontaires ici.


    Ps: Thor m'a demandée de prévenir qu'il devrait poster le tanka vendredi au plus tard.
     
  9. Soul
    Hors-ligne

    Soul Matière noire

    Inscrit:
    1 Août 2012
    Messages:
    922
    Je tiens à dire que rien que pour ce passage, j'adore ce texte :rofl:.
    Je viendrai sans doute éditer pour compléter plus tard.
     
  10. Caro
    Hors-ligne

    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

    Inscrit:
    1 Mars 2012
    Messages:
    1.578
    Comme toujours je commente texte par texte. Je commence!


    Flétrissement


    Sur la forme

    J'ai remarqué de trop nombreuses fautes d'orthographe. C'est dommage parce que ça m'a un peu coupée dans ma lecture. Quelques phrases m'ont donnée l'impression d'être dans le présent alors que le récit est clairement dans le passé. Quelques répétitions de mots, aussi comme puis une fois seule fondit en larmes. Une fois calmée, seules quelques goutes qui ne sont pas "faites exprès" je crois, et qui me donne envie de lire un vocabulaire moins commun. Après, je suis d'accord, c'est une sorte de conte, on ne va pas aller chercher des mots dans le thésaurus, mais ça fait un peu "pauvre". J'ai l'impression d'être horrible en le disant comme ça mais bon >.>

    Sur le fond

    J'ai bien aimé cette histoire. C'est un conte, mais pas un conte pour enfant, je le trouve assez violent^^. J'ai aimé l'idée de suivre son histoire tout au long de sa vie, même si je dois avouer que débuter à 14 ans m'a un peu choquée^^ Je sais bien que ça se passait comme ça, mais 16 ans aurait sans doute été moins brutal.
    Quant à la chute, elle devient prévisible quelques courts paragraphes avant la fin. Je ne saurais dire si c'est une jolie fin. Après tout, elle est enfin libérée, mais ça reste quand même une fin triste. En même temps, avec un titre comme ça on n'allait pas s'attendre à se promener dans les champs de marguerites les cheveux dans le vent^^

    Sinon, une remarque, je n'ai pas deviné quelle était la fleur thème, ou alors je suis passée à côté?



    Dernières gousses

    Sur la forme

    Pas grand chose à dire à part qu'il
    manque un mot ici :p Une ou deux autres fautes, mais c'est pas la morts :p

    Le format poème en prose est assez efficace ici, ça devrait se lire vite malheureusement...

    Sur le fond

    J'ai trouvé ton texte assez compliqué à comprendre. Je ne parle pas de la chute qui est clairement comme il faut mais de ce qu'il y a avant.

    Tel un nénuphar, le mal grandit en moi.
    Je ne comprends pas la comparaison, c'est un trait caractéristique du nénuphar de grandir rapidement/de s'étendre longuement? Edit: Apparemment oui ^^'

    A partir de Je te trouve magnifique, ça commence à devenir dur à suivre.

    Après plusieurs centaines d'années, je parais tout juste éclos.
    Peut-être ai-je depuis longtemps fané...
    Deux choses complètement contradictoires? o_O

    Nous nous baignons dans le soleil il y a peu.
    Je n'ai pu rêver un tel éclat; notre lumière occultait le soleil.
    Quézako? Les phrases sont sympas, mais ensemble je ne comprends plus le sens.

    Edit: Oh piting! 2h après, en me relisant le sens de la deuxième phrase a toqué à ma porte. Bon, de toute façon, j'ai jamais dit que tout ça n'avait pas de sens, juste que je le captais pas xD Donc, je pense toujours, même après mes révélations divines, que ce texte ne coule pas de source^^

    Enfin, je suis peut-être bouchée :rigole: Dans l'ensemble, on comprend le sens de tout ça, je trouve ça juste dommage que ce ne soit pas plus fluide.

    Et sinon, je n'arrive pas à déterminer la fleur non plus. On parle de nénuphar, d'edelweiss (qui n'était pas dans la liste), on parle de robe rouge, je pense alors à la rose qui serait plutôt Bella du coup, mais plus loin c'est Edward qui a des épines. On parle aussi de chêne et de roseau, mais ce ne sont pas des fleurs, et l'ail non plus d'ailleurs, qui a pourtant la part belle. Donc je donne ma langue au chat.
     
  11. Pixy
    Hors-ligne

    Pixy Matière noire Sérievore Argent Fleur du Chaos

    Inscrit:
    31 Mars 2012
    Messages:
    4.602
    Alors.

    Fleur du Chaos. J'ai bien aimé. Tout du long, j'ai pensé que c'était une personne alors que c'était en fait une fleur. Après c'est peut être un peu court, ça aurait valu davantage de descriptions, de détails. Pour la fleur, aucune idée.

    Flétrissement. Dans l'ensemble, c'est bien écrit mais j'ai trouvé l'histoire pas super. Le parallèle entre une femme et une fleur est bien fait mais je ne suis pas fan. Pour la chute, je m'y attendais donc ça enlève davantage de charme. Pour la fleur, au début je pensais au coquelicot notamment par rapport au rouge mais à bien y réfléchir c'est peut être pas ça. Après je ne sais pas s'il faut se référer au nombre d'enfants, donc 8. Une fleur rouge à 8 pétales...Je ne sais pas.

    Cette Fleur de Lotus. J'ai beaucoup aimé. J'aime l'échange entre les deux personnes, on ressent cette complicité et en même temps ce calme dont fait preuve chacune des deux filles. J'aime particulièrement l'allusion au Lotus pour la réconforter, qui est à la fois assez poétique mais aussi plein de vérités. Ca n'aurait clairement pas marché avec une autre fleur. Bref, les qualités du Lotus sont très bien exploitées dans ce texte.

    Dernières gousses. Je n'ai pas compris. C'est pas mal écrit mais... Je sais pas. Pour la fleur, aucune idée. J'aurai dis la Glycine par rapport aux gousses mais aucun passage dans le texte ne m'y fait penser.

    Fin de conte de fées ou ce qui arrive après que la princesse en détresse soit sauvée. Alors. C'était le plus long et le plus laborieux à lire. Je n'ai pas aimé. J'ai trouvé l'histoire mal ficelée, à un moment donné j'étais perdue. Je trouve qu'il manque des éléments, que tout ne s'enchaine pas, que l'on passe d'un évènement à un autre sans trop savoir pourquoi. Certaines phrases sont trop longues, on s'y perd. Une fois arrivé à la fin, je me suis dis : "tout ça pour un bouquet de soucis" et j'ai donc été déçue. Et puis quelque part, l'histoire ne fait pas finie. Ils ont pas été chercher le Cheval Ailé. Ou j'ai pas compris.


    Bref, mon vote va donc pour le Lotus.
     
  12. Caro
    Hors-ligne

    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

    Inscrit:
    1 Mars 2012
    Messages:
    1.578
    Fleur Du Chaos


    J'ai vraiment beaucoup aimé ce texte. Un petit coup de coeur. Le fait de décrire la fleur comme une femme, et de ne donner la réalité qu'à la fin, j'aime beaucoup ce système. La personnification. Ça m'a légèrement fait penser au [PUB]Rapt [/PUB]. Bref, j'ai beaucoup aimé l'idée. C'est court, mais ça n'a pas besoin d'être plus long. C'est un peu ce qui fait sa force aussi. En même temps on ne peut pas décrire une fleur comme une femme indéfiniment sans que le lecteur ne commence à se douter de quoi il s'agit. C'est le bon dosage quoi.

    Une partie joyeuse, une partie triste. C'est assez équilibré. Par contre ouai, c'est triste à la fin. C'est étrange que la plupart des gens aient pensé à faire quelque chose de triste, du début à la fin de la vie de fleur. Alors qu'en fait les fleurs, c'est plutôt le printemps, le renouveau, l'espoir, la joie l'éclosion. Mais bon, c'est assez subtile pour me plaire quand même il faut croire :D

    Ce que j'ai apprécié, c'est aussi la façon d'écrire. J'y ai limite trouvé du poème, avec les jeux sur les sons. Notamment dans la première partie.

    Mon corps, mon cœur, mon âme et jusqu’à même mon existence.
    Tantôt habillée de rose, te rendant un peu morose. Ou de blanc te concédant un air innocent.


    Entre autres
    Et sinon, cette phrase que j'adore, je ne sais pourquoi :happy:

    Tu te tenais là, dans ce coin de verdure, effaçant par ta seule présence ce couple qui discutait plus loin, cet enfant qui riait là-bas, ou ailleurs ces gens qui vivaient simplement.


    Concernant l'histoire, ça ne raconte pas tant de chose que ça au final. Je vois plus ce texte comme un exercice de style que comme une histoire. Alors bien sûr, on pense à homme amoureux, qui rend visite à une belle jeune femme pendant des années. Mais il n'y a pas "communion" entre eux, dans le sens ou elle reste tellement énigmatique (même si c'est le but) que c'est difficile de ressentir un partage. On observe la scène comme le narrateur, et tout ce que nous voyons, c'est une femme qui dépérit. Pas de conte, pas de grand histoire d'amour.

    Enfin j'adore ce texte, je le trouve très réussi, même si je n'ai pas deviné la fleur thème. Peut-être quelque chose en rapport avec les couleurs, rose, blanc et jaune. Ou le coin de verdure, j'imagine que ça pousse en ville.



    Cette Fleur de Lotus


    C'est un texte que j'ai beaucoup aimé aussi.

    Sur la forme, c'est raconté à la première personne, et c'est une narratrice. C'est plus facile pour moi de me jeter dedans parce que j'ai tendance à m'identifier au personnage. Même si sincèrement, je n'ai jamais vécu de rupture douloureuse, et d'ailleurs, je touche du bois.

    C'est un dialogue et c'est cool. Ça permet de délimiter des parties assez facilement, en restant clair (puisque au final, c'est un dialogue à deux répliques :rigole: ). Ça permet de mettre une certaine dynamique dans un lieu ou tout reste très calme en apparence. Puisque le mouvement est plutôt intérieur, dans le coeur de la fille-lotus.


    Sur le contenu, j'ai aimé le fait de faire d'une histoire à priori banale, un joli texte. Une rupture, c'est pas super entraînant comme thème en général. Mais en vérité, ça fait partie de la vie de tout le monde, qu'on le vive bien ou pas, donc finalement, c'est une chose qu'on ne peut pas minimiser. J'ai trouvé ça sympa d'en faire quelque chose de poétique.
    Voilà =)

    Mais sinon, je crois que ce que j'ai le plus apprécié, c'est de mettre en scène autant l'amitié entre deux copines, que l'amour d'un couple. On n'y pense moins souvent, mais c'est aussi puissant. Et aussi, un texte qui finit sur une note d'espoir, ça n'a pas de prix xD, pas après avoir lu Fleur du Chaos et surtout Flétrissement :rigole:


    Et sinon, là, c'est pas un challenge insurmontable de deviner quelle était la fleur thème :rigole:
     
  13. Caro
    Hors-ligne

    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

    Inscrit:
    1 Mars 2012
    Messages:
    1.578
    Fin de conte de fée

    J'aime vraiment l'entrée en matière. Direct dans le vif du sujet.
    Olala, c'est ce que j'avais commencé à écrire, avant de me rendre compte bien après qu'en fait ce n'est pas du tout ça. Je ne sais pas si c'est mon imagination qui va trop loin, qui me montre ce que j'aurais sans doute fait moi-même, ou s'il y a vraiment matière à se méprendre.

    En tout cas, après le déclic, c'est plus compréhensible. Le courtisan annonce le chevalier aux princesses, et à la reine. En racontant un récit plus officiel du sauvetage de la princesse Erzani, pour impressionner la reine et Arina.


    Il y a certaines tournures de phrase cependant que j'ai trouvé étranges. Comme là, où je pense que c'est mal tourné.
    Sans surprise, les jeunes gens préféraient généralement la gloire d'une quête aux difficultés des questions, des requêtes, des tournois, des épreuves pour la main de la Seconde Princesse.

    De façon générale, les phrases compliquées n'aident pas à comprendre le récit qui lui-même est assez complexe.


    J'ai eu un doute au début. Le chevalier voulait-il épouser Arina, ou la mère, qui semble quand même avoir déjà un mari. J'ai alors pensé que la mère s'interessait au chevalier comme une sorte de cougar, et que le chevalier de voyait en elle qu'un moyen d'atteindre Arina. Viens alors cette phrase que je n'ai pas du tout saisie:

    Cinq très longs jours avant son anniversaire. Si le Cheval Ailé pouvait arriver aujourd'hui et ainsi la faire oublier.

    Viens ensuite la partie avec Silan qui annonce qu'elle va devoir écouter le chevalier. Mais je ne devine pas pourquoi. Ce n'est pas elle que le chevalier veut épouser. Donc j'imagine une sorte de banquet. Mais non, c'est en fait bien un tête à tête, et je ne sais pas pourquoi. En tout cas, l'entrée de Silan dans le récit me fait tilter et je me doute bien que ce qu'elle croit être du dégoût pour elle n'en est pas.

    La suite est plus fluide, même si on a parfois l'impression d'avoir rater un passage. C'est plus ça qui ma gênée que la longueur du texte, parce qu'au final, je trouve que le contexte est très sympathique. Les histoires de princesses j'aime beaucoup.

    La fin sur la révélation de l'amour de Silan est donc en accord avec ce que je pensais, j'ai envie de dire que c'est joliment amené, l'idée des cadeaux. Mais effectivement, c'est encore une fois confus avec cette histoire de cheval ailé, j'ai pas compris le dialogue entre les deux personnages.

    Dans l'ensemble donc, je dirais que c'est confus, mais que il y a de l'idée.


    _________________________​

    Au final, j'accorde mon vote au texte Fleur du Chaos.
    Bravo à tous :)

    _________________________​

    Bon les commentaires c'est fini pour cette fois. :)
    Je m'excuse de décomposer les textes comme ça en sortant quelques phrases. J'essaye de faire des commentaires constructifs. Si ça gène quelqu'un ce serait bon à savoir pour les prochaines fois. Et aussi, n'hésitez pas à rebondir sur ce que je dis sur vos textes plus tard, parce que j'ai l'impression que ça sert à rien :rigole:
     
  14. Daheji
    Hors-ligne

    Daheji Astéroïde

    Inscrit:
    1 Mars 2012
    Messages:
    1.063
    Twitter:
    @Daheji
    J'ai voté pour Dernières Gousses. D:

    Si je peux me permettre, 21 jours pour voter, c'est trois fois trop long. D: Une semaine aurait suffit. D:
     
  15. OhmyGott
    Hors-ligne

    OhmyGott Matière noire

    Inscrit:
    2 Mars 2012
    Messages:
    1.753
    Comment "Dernières gousses" c'est trop ton oeuvre Pixou :p

    Nah sinon j'adore tout les textes, même si j'ai la flemme de faire toute une description de chacun. Celui qui m'a le plus parlé, c'est "Cette fleur de Lotus". J'espère recevoir un coeur en mp de la part de cet artiste, qu'il se fasse connaître de moi pour que nous puissions parler des choses de la vie, de toute la métaphore autour du lotus, blabla...
     
  16. Pixy
    Hors-ligne

    Pixy Matière noire Sérievore Argent Fleur du Chaos

    Inscrit:
    31 Mars 2012
    Messages:
    4.602
    J'ai le regret de t'annoncer que...Non ce n'est pas moi qui ait écrit "Dernières gousses" x)
     
  17. Caro
    Hors-ligne

    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

    Inscrit:
    1 Mars 2012
    Messages:
    1.578
    C'est étrange, parce que selon moi l'auteur du texte est tout désigné, et c'est pas Pix xD
     
  18. Soul
    Hors-ligne

    Soul Matière noire

    Inscrit:
    1 Août 2012
    Messages:
    922
    Bon j'avais dit que j'éditerais, mais vu le temps que j'ai laissé couler, un nouveau message semble plus approprié.
    Au final je me pointe avec 2 textes favoris, et une semaine à la traîne pour avoir tenté de les départager ...

    Texte 1 : Fleur du chaos
    Premier coup de cœur du concours. Ça donne envie de danser, de faire la fê... Bon ok peut-être pas, c'est très mélancolique​
    Je suis plutôt d'accord sur le fait que plus long, ça n'aurait pas été plus mal (ça finit trop vite, bande d'auteurs cruels :pleure:). En revanche je trouve que, même si rallonger la description n'aurait pas détruit le texte, elle n'est pas trop courte pour ce qu'elle dit, le paragraphe coule assez bien, le rythme des désillusions de l'auteur, accompagné de la mort de l'image de la fleur, est presque berçant (oui c'est cruel, et alors ...).
    Y'a juste l’ambiguïté fleur-personne qui fait passer ce texte de ce que je qualifierais d'une rêverie mélancolique à de la tristesse avérée, et ça me gène un peu pour le coup.

    Texte 2 : Flétrissement
    Celui-là je sais pas trop quoi en penser. Je vois assez bien le pourquoi du titre, comment l'histoire s'enchaîne, ce qu'elle raconte, mais j'ai du mal à laisser son contenu m'atteindre, c'est comme s'il y avait une espèce de barrière indéfinissable entre lui et moi, il me passe à côté. Peut-être la tournure à la troisième personne, peut-être le fait qu'il me donne une impression de déjà vu que je n'arrive pas à recaser. C'est assez frustrant en fait, j'ai du mal avec le texte, mais je n'arrive pas à poser des mots précis sur le pourquoi.​
    Texte 3 : Cette fleur de Lotus
    Deuxième coup de cœur de l'occasion, et pour cause, je lui trouve de hautes similitudes avec le premier. Pour le coup, on a cette même tristesse qui me gênait dans le premier, ce même sentiment de désillusion et d'abandon en suspens, mais la gêne est dans celui-là atténué par la note finale. Le dialogue facilite la transition entre les extrêmes, se substituant en quelque sorte au bercement que je décrivait au premier. Et puis il y a surtout la fin, sur une touche d'espoir, que je trouve très raccord avec le printemps, le renouveau, la renaissance, le bourgeonnement, tout ça. Bref, j'ai voté pour ce texte.

    Texte 4 : Dernières Gousses
    Je l'ai bien aimé aussi, celui-là. Pas seulement parce qu'il se moque de Twilight (un peu quand même ...). C'est plein de niaiserie je trouve, donc c'est drôle, la fin encore plus. J'ai pas trop d'autres commentaires à donner, vu que j'imagine que la plupart des tournures employées l'ont été dans le but intentionnel de participer à la parodie, qui me plaît plutôt pas mal. Il emmène le sujet où on s'attend pas à le voir, bref comme le dico à Noyel et comme le dico à Noyel, je vote pas pour, même si ça m'a offert un beau fou rire ...
    Texte 5 : Fin de conte de fées - Ou ce qui arrive après que la princesse en détresse soit sauvée
    Il est super long ce texte, j'ai pas réussi à garder le fil jusqu'à la fin, c'est plein de personnages. Il y a plein de retours en arrière, à la première lecture (un peu faite de travers :oops:) ça m'a fait penser aux contes des Mille et une nuits, à part que là l'histoire est unique. Et j'ai pas compris la fin, avec les fleurs. :oops:
     
  19. OhmyGott
    Hors-ligne

    OhmyGott Matière noire

    Inscrit:
    2 Mars 2012
    Messages:
    1.753
    Hum... Dérangent... Bon bha désolé Pixou x)

    Par contre j'arrive pas à voir qui a écrit cela... Dommage, c'était mon second préféré.
     
  20. Lysandris
    Hors-ligne

    Lysandris Comète Prix Caro 2012

    Inscrit:
    1 Mars 2012
    Messages:
    1.775
    Fleur du chaos, c'était joliment formulé. Flétrissement, c'était flétrissant, mais vraiment. Fleur de Lotus, c'était bien, mais la chute était un peu convenue, la faute au thème sans doute. Dernières Gousses, c'était rigolo. La Fin de contes de fées était plein de bonnes idées, le prénom de la princesse est classe, mais un peu trop timide et ça donnait une impression de décousu, je pense que c'est lié ; dommage qu'Ezani ne se soit pas un peu plus lâchée !

    Au final, j'étais bien embêté pour voter. J'ai finalement choisi Fleur du chaos, parce que c'est ce joli bouquet de couleurs qui me parle le plus, même si j'aurais bien aimé davantage de chaos.

    Bravo à tous, en tout cas.
     
    Eryka aime ceci.
  21. Caro
    Hors-ligne

    Caro Matière noire Origami d'Argent Fleur de Lotus

    Inscrit:
    1 Mars 2012
    Messages:
    1.578
    Ouai mais regarde, ça fait une semaine, et y a eu qu'une dizaine de votes.
    J'ose espérer qu'il y en aura un peu plus :p

    A force de persuasion, on va y arriver :diable:
    Hein Soul? :ange:
     

Partager cette page