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KDM [10] Le Kosmozine Décimal

Discussion dans 'Manganime' démarrée par Len, 11 Mai 2015.

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  1. Len
    Hors-ligne

    Len Galaxie Modo Manganime Modo Jeux Vidéo

    Inscrit:
    3 Février 2012
    Messages:
    5.794
    Len : Tout le monde est là ? C'est parti !
    Maya : Non, attends ! On est que tous les deux.
    Len : Bah oui, et bien ?
    Maya : Tu n'avais pas dit que tu faisais un numéro spécial avec tous les rédacteurs du Kosmozine ?
    Len : :fier:
    Maya : Euh ...

    Sur cette introduction dramatique, nous pouvons donc lancer le ...

    Kosmozine du Mangateux numéro Dix
    ~ Le Kosmozine Décimal ~

    10-ans.png
    Yajijy : Je peux reprendre un bout du gâteau ?

    Après une brève excursion vers le futur, il est temps de retourner dans le passé avec une petite rétrospective destinée à célébrer le dixième numéro du Kosmozine mais aussi mes dix ans de japanimation. Pour chaque année entre 2004 et 2014, j'ai donc choisi deux animes qui sont restés profondément ancrés dans ma mémoire, l'un plutôt orienté shonen et l'autre plutôt axé shojo (bon, il y a des exceptions ...) et ma chère co-modératrice Maya, que l'on remercie au passage pour son gros travail de relecture, d'illustration et de mise en page, a ajouté sa propre sélection.

    N'hésitez pas vous aussi à nous faire part de votre propre best-off afin de déterminer, dans la joie et la bonne humeur, si des tendances se détachent :joueur: .

    Attention ! Certains des articles qui vont suivre sont susceptibles d'évoquer des éléments importants de l'intrigue. Il ne s'agit pas de spoils à proprement parler - je ne vais pas vous dire qui meurt et dans quel épisode - mais j'ai pu mentionner des révélations qui, bien qu’apparaissant tardivement dans l'histoire, sont de nature à vous convaincre de vous lancer dans une vieille série qui ne vous intéressait pas jusque là. En revanche, si vous aviez déjà l'intention de voir la série, je vous conseille plutôt de passer au paragraphe suivant, ou mieux d'aller voir le premier épisode de l'anime concerné.



    2004



    Len : On commence avec une très bonne année !
    Maya : Tu pense à Gankutsou et à Fafner ?
    Len : Non, à Pretty Cure et Mermaid Melody :fier: .
    Maya : Euh ...



    Gundam Seed Destiny.jpg
    Gundam Seed Destiny

    Studio : Sunrise
    Réalisateur : Mitsuo Fukuda
    Genres : Action, Sci-Fi, Mecha, Militaire
    Nombre d'épisodes : 50
    Vous & les Gundam


    Deux ans après la fin du conflit entre la Terre et Zaft, les tensions se ravivent lorsqu'une série d'attaques terroristes menace la sécurité des deux pays. Alors qu'Orb semble être sur le point de renoncer à sa neutralité pour se rapprocher de l'Alliance Terrienne, Asran retourne dans l'espace pour tenter une ultime solution diplomatique. Pendant ce temps Shinn, un ancien citoyen d'Orb qui a perdu sa famille lors de la précédente guerre, embarque en tant que pilote sur le Minerva, le nouveau fleuron des forces de Zaft.



    On entame le bal avec un anime dont la présence ne fera pas l'unanimité puisqu'il s'agit de la suite contestée d'une série cultissime. J'avais d'ailleurs soigneusement fait l'impasse sur cette séquelle dans mon Kosmozine sur les méchas tellement le sujet était sensible ... et pourtant, il faut admettre que Gundam Destiny a tout autant marqué son époque et, malgré ses défauts, méritait amplement d'être cité dans ce numéro.

    Pourquoi tant de haine envers cet opus ? Je crois que la principale raison était qu'elle était considérée comme une suite directe de Seed et que les réalisateurs avaient laissé entendre - notamment via les génériques - que les héros de la première série auraient un rôle actif dans cette nouvelle série. Sauf qu'au final, non : excepté Asran, sur lequel je reviendrais plus tard, la quasi-totalité des anciens personnages se contentent d'apparitions anecdotiques assez frustrantes jusqu'au dernier quart de la série et beaucoup de gens sont tombés dans le piège de considérer l'équipage du Minerva comme une quantité négligeable alors qu'ils sont bel et bien les protagonistes de la quasi-totalité de l'anime. Et c'est d'autant plus frustrant que le personnage principal, Shinn, passe son temps à critiquer ses prédécesseurs, ce qui lui a mis sur le dos une bonne partie de la fanbase.

    Passé ce malentendu, la série a des qualités indéniables qui ne demandaient qu'à s'éclore. Je pense à Shinn, l'anti-héros par excellence, un gamin traumatisé par la guerre, qui va progressivement détruire tout ce à quoi il tenait par peur de les perdre à nouveau ; à Durandal, un personnage assez fascinant qui symbolise l'efficacité de la propagande en période de conflit ; à Rei, le soldat parfait qui cache de profondes cicatrices derrière son air imperturbable ; à Stella la machine humaine qui découvre peu à peu la possibilité de vivre pour accomplir ses propres choix ou encore à Meer dont l'amour pour son idole va la pousser à la phagocyter jusqu'à renier son existence. Sans oublier quelques scènes qui dégagent énormément de poésie comme cette séquence où les images de la Terre ravagée sont couvertes par une berceuse apaisante. On a également une excellente OST, bien supérieure à celle de la série originale, ce qui est un vrai plus pour les scènes d'action. Et pourtant, le tout s’emboîte très mal et ces différents éléments prometteurs se contentent de rester des possibilités gâchées jusqu'à la fin de l'anime.


    Gundam Seed Destiny 2.jpg


    Le premier problème, c'est que les enjeux ne sont pas les mêmes. Quand Kira affrontait seul quatre autres Gundam, il y avait vraiment du suspense sur ses possibilités de revenir en vie ; en revanche lorsque Shinn se contente de détruire à la chaîne des modèles en série on se pose tout de suite moins de questions sur son retour éventuel. Le second souci, c'est que les personnages n'évoluent quasiment pas de la série et ne semblent se remettre en question à aucun moment. Et là, on touche à nouveau le problème du statut de suite : c'est déjà assez frustrant quand le capitaine Gladys, qui a toutes les cartes en main et comprend assez vite ce qui se passe, prend systématiquement la décision de ne pas prendre de décision mais ça devient carrément rageant lorsque Cagali ou Asran, qui avaient un minimum d'autonomie dans la première série, deviennent subitement des mollusques incapables de réfléchir par eux-mêmes. Enfin, on peut noter un certain manque d'originalité dans le déroulement des événements. Là où Seed assumait son statut de remake et le compensait en apportant son lot de nouveautés (en gros, Asran), Destiny va carrément faire des copier-coller et reproduire tels quels des dialogues ou des situations tirés des précédentes séries de la franchise ... y compris de Seed donc, ce qui rend le tout assez prévisible et dépasse largement le cadre de l'hommage.

    Même dix ans après, je reste donc assez mitigé sur cette série. Elle représente clairement une déception dans le sens où j'attendais mieux de la suite d'un de mes animes préférés. Je reste également persuadé que l'auteur n'a pas réussi à aller jusqu'au bout de ses idées et qu'il s'est emmêlé les pinceaux en voulant rajouter du gros spectacle au lieu de se concentrer sur son scénario. Et pourtant, chaque fois que j'y repense je me dis "Mais bon sang, il y avait quand même moyen de faire un truc génial avec cette idée-là ,celle-ci et cette autre là".

    Len



    Kyo Kara.jpg
    Kyo Kara Maoh

    Studio : DEEN
    Réalisateur : Junji Nishimura
    Genres : Comédie, Aventure,Romance, Fantasy
    Nombre d'épisodes : 117​


    Après une chute malencontreuse dans la cuvette des toilettes, Yuri Shibuya, un simple lycéen se retrouve téléporté dans un monde parallèle et plus précisément dans le royaume des Démons où il découvre qu'il est supposé en devenir le nouveau dirigeant. Parviendra-t-il à devenir un vrai dirigeant, à mener les démons à la victoire et accessoirement à revenir chez lui ?

    On continue avec une série qui n'était pas présente non plus dans mon Kosmozine sur les BLs. Ce n'est pourtant pas l'envie qui me manquait, tant cet anime garde une place à part au sein des fujoshis, mais au final le shonen-aï relève plus du gag récurrent que d'un élément concret. En même temps, dans un manga où le héros devient le Roi des Démons après une chute dans les toilettes, il n'y a pas grand chose à prendre au sérieux. Kyo Kara Maoh, c'est donc avant tout une excellente série comique servie par une galerie de personnages totalement déjantés, parmi lesquels un général bourru collectionneur de peluches, un espion adepte du culturisme et du travestissement, une épée magique neurasthénique ou un bisho tsundere qui souffre du mal des transports. Le tout servi par une excellente OST qui relève délicieusement l'humour avec des pistes aussi décalées que les situations. C'est bien simple, même aujourd'hui il me suffit d'entendre les thèmes de Cecilie ou de la mère de Yuri pour commencer à pouffer.


    KyoKara02.jpg


    Mais l’intérêt de la série ne repose pas uniquement sur son coté parodique, lequel aurait difficilement pu maintenir à lui seul une diffusion sur plus de cent épisodes. KKM, c'est aussi le récit des aventures d'un roi atypique - atypique par sa normalité ? - plongé dans un univers dont les règles lui échappent - et où le moindre geste malencontreux peut se terminer en fiançailles impromptues - et supposé mener l'anéantissement de la race humaine. Alternant explorations et infiltrations, diplomatie et mondanités, notre héros va devoir se battre pour imposer son style en dépit des convenances et transformer un continent plongé dans la guerre en un monde de bisounours.

    Un grand classique d'autant plus plaisant à regarder qu'il bénéficie d'un chara-design soigné et apte à déclencher les pires accès de fangirlisme. Kyaaaaaaa !!!! W-O-L-F-R-A-A-A-A-A-A-A-M !!!!

    Len



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    Monster

    Studio : Madhouse
    Réalisateur : Masayuki Kojima
    Type : Seinen
    Genres : Policier, Drame, Thriller Psychologique
    Nombre d'épisodes : 74
    Licence : Kazé​


    Plus de dix ans plus tard, Monster reste dans les mémoires et sa réputation n’est plus à faire. Adaptation de l’excellent manga de Naoki Urasawa, Monster raconte l’histoire d’une course poursuite entre un monstre et celui qui lui a sauvé la vie lorsqu’il était enfant, un neurochirurgien du nom de Tenma. C’est une histoire de culpabilité, de rédemption et de souffrance, on suit un récit aussi noir que haletant, avec son lot de rebondissements.

    Loin de verser dans le thriller hollywoodien, l’histoire de Monster se construit de façon originale, avec cette touche japonaise qui fait la magie de la narration, évitant l’action exagérée et les cliffhangers gratuits, le rythme reste tout de même soutenu et brassant des thèmes durs comme la maltraitance d’enfants, les lavages de cerveaux, les expérimentations cliniques sur les humains, la corruption des autorités, les discriminations, le carriérisme du corps hospitalier…

    L’air de ne pas y toucher et au fil des enquêtes, Monster évoque avec intelligence ces différents thèmes sans porter de jugements, sans s’y éterniser et sans essayer de nous influencer, les définitions du Bien et du Mal ne sont pas immuables et l’auteur joue sur ça tout du long. Amour et haine, affrontements et machinations, la mort à chaque tournant… et pourtant, une belle ode à la vie, à l’être humain, à ce qui existe de plus beau comme de plus noir au fond de son âme. On retiendra également une OST aussi fascinante que dérangeante, accompagnant avec justesse des instants inoubliables de la vie des personnages mais également de celle du téléspectateur.

    A voir et à revoir, un indémodable.

    Maya



    2005



    Len : Beuuuuh.
    Maya : Uh ?
    Len : Il y avait de bons animes cette année là ?
    Maya : Bah oui, pourquoi ?
    Len : Ben... à part Black Cat et Cluster Edge qui n'ont pas vraiment réussi à exploiter leur potentiel, c'est un peu limité.
    Maya : Full Metal Panic ? Basilik ? Aria ? Lamune ? Shakugan no Shana ?
    Len : Ça ne compte pas, je ne les ai pas vus :fier:



    Elemental Gerad.jpg
    Elemental Gerad

    Studio : XEBEC
    Réalisateur : Shigeru Ueda
    Type : Shonen
    Genres : Action, Aventure, Fantastique, Comédie, Romance
    Nombre d'épisodes : 26
    Licence : Kazé​


    Coud van Giruet, un apprenti pirate du ciel fait un jour la rencontre d'une jeune fille mystérieuse, Ren, qui se révèle être une Edil Raid, autrement dit une arme à forme humaine capable d'accorder des pouvoirs surhumains à la personne avec laquelle elle se lie. Alors que de nombreuses organisations tentent de s'approprier le pouvoir de Ren, Coud parviendra-t-il à réaliser son souhait et à la ramener saine et sauve dans le légendaire Edil Garden ?



    Si la dédicace à Lady Ren s'impose sur cet article, je connaissais l'anime avant mon arrivée sur le forum puisqu'il s'agit d'une des toutes premières séries que j'ai achetée et envers qui je garde une affection emprunte de nostalgie. Sur le fond, la série n'a pourtant rien de très original puisqu'il s'agit d'un plot on ne peut plus simple dans lequel un jeune héros prêt à tout pour protéger sa princesse va parcourir le monde et enchaîner les nouvelles rencontres tout en empêchant deux nations de s'entre-détruire. Et pourtant, ce petit coté aventure sans prétention a son charme et les événements s’enchaînent avec fluidité tandis que les héros se rapprochent de la vérité et que la tension monte progressivement jusqu'au combat final. Même topo pour les personnages qui en eux-mêmes n'ont pas une grande originalité mais dont les interactions sont assez amusantes (les délires de Cisqua au début de la série sont d’ailleurs à mourir de rire) et permettent de mettre en place une histoire pleine de bonne humeur.

    Bonne humeur oui, mais les thèmes abordés sont pourtant assez durs (la peur de la mort, la trahison, l'esclavagisme, le racisme...) et certains épisodes sortent du lot avec des mises en scène qui touchent à la perfection, je pense notamment à l’épisode seize assez hypnotique puisqu'il est rythmé par une ritournelle que chante l'ennemi du jour avant chacune de ses attaques et finit par être reprise dans une conclusion assez lacrymogène. Ce qui nous amène tout naturellement à l'un des grands points forts d'Eremental Gerad, sa bande-son. On a d'abord l'opening, bien pêchu, qui nous permet de bien se mettre dans l'ambiance au début de chaque épisode, on a ensuite les incantations, prononcées entre chaque attaque, qui ne sont certes pas des grands chefs d'œuvre de poésie mais permettent de donner un coté assez inhabituel aux combats. Et puis, on a l'OST composé par une Yuki Kajiura en grande forme qui suffirait presque à transformer n'importe quel navet en série incontournable. Le reste de la réalisation n'étant pas forcément à la traîne - le chara-design est plutôt beau, le doublage également et les divers combats sont assez variés - la série est une assez bonne réussite, pas forcément un grand incontournable mais un anime qu'on prend plaisir à regarder et c'est bien là le principal.

    Len



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    Eureka Seven

    Studio : BONES
    Réalisateur : Tomoki Kyoda
    Genres : Aventure, Mecha, Romance
    Nombre d'épisodes : 50
    Licence : Beez
    Sujet de discussion Eureka Seven AO


    Plusieurs années après la disparition héroïque de son père, Renton vit avec son grand-père dans un village isolé. Lorsqu'un appareil inconnu poursuivi par l'armée s'écrase près de chez lui, il voit là l'occasion de s'enfuir de la monotonie du quotidien. Mais le pilote de l'engin est une jeune fille qui ne le laisse pas indifférent...



    Comme je le disais plus haut, cette année m'a assez peu inspiré et j'ai eu du mal à trouver un deuxième anime duquel parler. C'est donc l'occasion de sortir du placard une série, certes sympathique, mais que je n'aurais probablement jamais évoquée sans le cahier des charges que je me suis imposé. Ce qu'il faut retenir d'Eureka Seven, c'est d'abord un style assez particulier : de toute évidence, les réalisateurs se sont fait plaisir à imaginer leur univers et à le développer, ce qui permet d'avoir une ambiance totalement atypique, qui donne son charme à l'anime. Du coup, on se retrouve avec des méchas qui font des figures dans les airs sur des planches de surf, des rebelles animateurs de radio qui vendent des goodies pour payer leurs armes, un héros légendaire qui se balade en caleçon et passe son temps à se disputer avec un gamin et une OST qui détonne vraiment par rapport à ce que l'on entend d'habitude. A coté de ça, on a aussi un scénario extrêmement fouillé qui va se dévoiler petit à petit, une romance assez mignonne entre les deux personnages principaux et de très bonnes interactions entre les héros et leurs différents rivaux ... même si ces éléments ont tendance à passer au second plan derrière le fouillis organisé qui entoure toute la trame de fond.

    Fouillis organisé ... mais pas tant que ça au final, si cet aspect anarchique avec une narration qui rejette toute forme de convention - Je veux dire ... il y a quand même un moment où ils nous coupent un arc en deux pour placer un filler où les héros jouent au football - est le gros point fort de la série, il constitue également une faiblesse dans le sens où on a parfois du mal à saisir les différents enjeux avec tout un vocabulaire technique qui nous est balancé sans réelles explications. C'est d'ailleurs quelque chose qui m'a beaucoup fait rire lorsqu'Eureka Seven Ao est sorti en 2012 et qu'une bonne partie des nostalgiques ont pesté devant le coté chaotique de l'anime alors que son scénario était globalement bien plus simple à suivre que celui de la série originale... comme quoi les souvenirs ont bel et bien tendance à s'embellir avec le temps :rigole: . Après, je ne dis pas que tout est à jeter, loin de là (l'arc Ray Charles est même excellent de bout en bout) mais j'ai quand même eu quelques déceptions, notamment au niveau du second couple de la série qui n'est pas réellement exploité alors qu'il y avait beaucoup de possibilités à en dégager.

    Pour conclure, je dirais que c'est un anime qui, sans être génialissime, vaut le coup d’œil pour son coté original et décalé et qui se démarque sur pas mal de points de tout ce qu'on peut trouver dans la japanimation.

    Len



    mushishi.jpg
    Mushishi

    Studio : Artland
    Réalisateur : Hiroshi Nagahama
    Genres : Aventure, Mystère, Fantastique
    Nombre d'épisodes : 26 + 12 (Deux saisons)
    Licence : Black Box
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Les « mushi » sont une forme de vie qui se situe quelque part entre les plantes, les animaux et les éléments. Même s’ils sont pour la plupart invisibles à l’œil humain, ils affectent l’espèce et interagissent avec son existence au quotidien. On suit la traversée de Ginko, un « mushishi » faisant partie de ceux capables de voir les mushi alors qu’il les étudie et apporte son aide aux gens affectés. La série étant de structure narrative épisodique, il est plutôt rare que les histoires se croisent entre elles et Ginko est le seul personnage qu’on retrouve tout au long.


    Chaque histoire/épisode aborde un nouveau type de mushi. Dans les premiers épisodes, les mushi se manifestent sous forme de « maladies » et Ginko tient le rôle du médecin, avec certains éléments qui inspireraient le récit horrifique, mais cette impression s’estompe avec le temps, alors qu’on avance dans la série, la nature des mushi se précise et on comprend petit à petit leur unicité et la grande variété de leurs caractéristiques.
    Les mushi, même s’ils ne sont visibles que par une catégorie de personnes, font indéniablement partie de la nature et non pas de l’imagination, affectant leur entourage, de différentes manières, pas forcément malveillantes ou maladives. Si des mauvaises choses arrivent, ce n’est pas toujours dû à leur présence mais des fois à leur absence. Ils prennent différentes formes et significations, des fois ils représentent la nature et la terre sur laquelle nous vivons, l’énergie vitale qui est à l’origine de toute chose, et d’autres fois ils représentent des forces de la nature, comme les catastrophes naturelles.

    La nature étant l’élément autour duquel gravite l’histoire de Mushishi, on pourrait craindre l’éternel Homme VS Mère nature, avec une dualité entre le « bien » et le « mal » avec le vilain être humain qui passe son temps à casser de la forêt et à massacrer la beauté de la nature comme s’il n’avait que ça à faire. Dans Mushishi, le « conflit » n’est pas aussi noir ou blanc. L’humain et le mushi sont tout simplement décrits comme des êtres vivants essayant de survivre au même endroit en même temps, et dont les chemins vont inévitablement se croiser, ils peuvent co-exister comme ça peut créer des conflits d’intérêts et un rejet.

    Le thème souvent abordé dans les différentes histoires reste la mort et la perte d’un proche, avec les mushi servant de métaphore aux émotions et/ou comme manifestation de l’inconscient, de ce qui est enterré au fond de soi. Outre la narration douce-amère et poétique, l’histoire est riche de sens cachés et messages subtilement disséminés, derrière cette ambiance mystique, s’offrent à nous différentes lectures des « problèmes » engendrés par les mushi ainsi que des « alternatives » que proposent Ginko, vu qu’on ne peut aisément parler de solutions.

    Au final, même si ce titre ne parle pas à tout venant et son rythme plutôt lent et contemplatif lui vaut une réputation d’ « ennuyeux » au sein des détracteurs, il n’en reste pas moins un bijou de l’animation japonaise, comme je rêverai d’en voir plus souvent. C’est une ode à la beauté, qu’on retrouve dans la nature, mais également chez l’être humain, car Mushishi aborde la complexité de ce dernier, son avidité, sa curiosité, ses questionnements incessants, son évolution constante ainsi son combat permanent pour la survie. Cette volonté de comprendre, découvrir, toucher, explorer l’inconnu. Apprendre de la nature, de la mort, de la vie, un savoir qui peut nous rassurer comme nous terrifier, un savoir que l’on partage et que l’on transmet, comme dans l’épisode d’une mer de pinceaux où la fille dévoue son existence à écrire ces textes à l’encre même du mushi scellé, où on n’arrive à déterminer qui est victime de l’autre, ou peut-être que dans une bataille sans issue, outre la co-existence, il ne reste plus que les mots à partager.

    Maya



    2006



    Maya : 2006 :love:.
    Len : Ses topics de 200 pages :love:.
    Maya : Les gens regardaient la raw sans connaitre un mot de japonais pour pouvoir être les premiers à poster !
    Len : Et on se battait pendant trois mois sur les shippings !
    Maya : Death Note !
    Len : Zegapain !
    Maya : Ahuri Haruhi !
    Len : Host Club !
    Maya : Mais n'oublions pas...
    Len : Oui...
    Len et Maya : Angel's Feather !!!



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    Code Geass

    Studio : Sunrise
    Réalisateur : Gorō Taniguchi
    Genres : Drame, Mecha, Romance, Sci-Fi
    Nombre d'épisodes : 25 + 25 (Deux saisons)
    Licence : Kazé
    Sujet de discussion Kosminea


    En 2017, toute la Gaule ... euh, tout le Japon est envahi par le Saint Empire de Britannia, une autocratie belliqueuse qui renie les droits et l'identité même des peuples qu'elle conquiert. C'est alors que deux jeunes garçons aux destinées contraires, un ancien japonais désireux de s'intégrer à l'Empire pour le faire changer de l’intérieur et un britannien renégat prêt à détruire son propre pays pour accomplir une vengeance personnelle, se voient confier la puissance dont ils ont besoin pour atteindre leurs buts respectifs. Arriveront-ils à concilier leurs points de vue dissidents ?



    Alors cette fois-ci je vais gagner du temps et invoquer le Saint Copier-Coller pour parler de cette série qui m'a poussé à m'inscrire sur Hyjoo, et par rebond sur Kosminea, via un topic absolument épique qui prenait trois pages à chaque épisode avant même l'arrivée des sous-titrages et sur lequel on pouvait s’entre-tuer entre fans pour une différence d'interprétation ou de shipping.
    Souvenir ému de ma première IRL à laquelle j'ai été accueilli par un affectueux "C'est lui ! Il a dit du mal de Kallen!"

    Commençons par remettre les choses dans leur contexte : Sorti en 2006, peu de temps après les succès de Death Note et Gundam Seed, Code Geass est en quelque sorte un mix entre les deux séries puisqu'il emprunte à la première un antihéros manipulateur qui va devoir cacher son identité tout en se servant d'un mystérieux pouvoir pour atteindre ses fins, et à la seconde la lutte entre deux amis d'enfance sur fond de mecha ... et certaines scènes comme celle de l’île déserte sentent même fortement l'hommage appuyé pour ne pas dire le copier-coller.


    Code Geass 02.jpg


    Mais on aurait tort de s’arrêter à ces ressemblances car Code Geass possède aussi ses propres qualités, ne serait-ce que d'avoir fait décoller la carrière de Jun Fukuyama grâce à un rôle principal qui alterne sans cesse son registre entre le tsundere snob, l'orateur légèrement mégalo et le psychopathe en devenir. A coté de cela, la série date de l'époque où Sunrise était encore l'un des meilleurs studios japonais et la série bénéficie d'un sens du cliffhanger et de l’émotionnel (qui n'a pas été touché par la scène du téléphérique ?) qui n'a que peu été égalé. Enfin, et malgré quelques digressions sur lesquelles je reviendrai, le final aura mis à peu près tout le monde d'accord sur le fait qu'il boucle la boucle de façon assez magistrale en rouvrant des pistes qui avaient été lancées dès le tout premier épisode.

    Maintenant, il faut être honnête et reconnaître que la série a beaucoup souffert d'une deuxième saison très inégale : alors que la première saison finissait sur un cliffhanger multi-combo assez dévastateur, les producteurs se sont empressés de le détricoter dès la reprise de la série pour ne pas perturber les éventuels nouveaux spectateurs et les différents éléments qui la composaient se sont vu éliminer d'entrée de façon assez cavalière avant d'être réintroduits les uns après les autres pour arriver une dizaine d'épisodes plus tard à ce qui aurait du être le point de départ de la reprise. Et c'est d'autant plus dommageable que le temps perdu à ce moment là, lui-même amplifié par une masse de nouveaux personnages inutiles, une overdose de fan-service et une certaine surenchère de retournements de situation, aurait été bien utile pour développer toute la symbolique mystique sur laquelle était supposée reposer l'intrigue.

    Probablement pas la meilleure série de la japanimation, mais indéniablement l'une de celles que j'ai pris le plus de plaisir à suivre et commenter.

    Len



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    La Corda d'Oro

    Studio : Yumeta Company
    Réalisateur : Reiko Yoshida
    Type : Shojo
    Genres : Romance, Musique
    Nombre d'épisodes : 25 + 1 OAV​


    Comme tous les ans, l’académie Seio, renommée pour sa section de musique, organise un concours entre les meilleurs élèves du lycée. C’est avec stupeur qu’Hino, une élève de la section générale qui n’a jamais touché un instrument de sa vie, découvre son nom dans la liste des sélectionnés. Il s’avère qu’elle a été inscrite à son insu par Lili, la fée protectrice de l’établissement qui a décelé un véritable potentiel chez elle. Secrètement armée d’un violon enchanté capable de compenser magiquement son manque d’expérience, parviendra-t-elle à trouver sa place dans ce concours au sein de l’élite de la section musique ?


    Encore une de mes séries fétiches puisqu'elle est en grande partie à l'origine de mon pseudo ... de son orthographe tout au moins. Une situation qui n'allait pas forcement de soi puisque les adaptations d'Otome Game ont une fâcheuse tendance à virer vers le nanar intégral pour la bonne et simple raison que ces jeux sont faits pour développer les personnages un à un, en choisissant celui avec lequel on souhaite que l'héroïne se case, et perdent donc une grande partie de leur dynamisme et de leur vraisemblance lorsqu'on cherche à adapter tous les arcs à la fois. La Corda d'Oro est donc l'une des rares exceptions qui confirment la règle, en grande partie sans doute car il ne s'agit pas d'une adaptation directe du jeu mais d'une adaptation du manga inspiré du jeu, lequel avait déjà pris le temps d'introduire les personnages et leurs interactions avec l'héroïne de façon plus naturelle.

    Mais si La Corda se démarque de ses concurrents, c'est aussi car son principe de base, un concours de musique classique, lui permet de bénéficier d'une OST assez exceptionnelle : Tout au long de ses vingt-cinq épisodes, plus d'une trentaine de morceaux sont interprétés sur six instruments différents et chacun d’entre eux est parfaitement mis en valeur par la mise en scène qui l'accompagne. Une série qui m'aura donc permis de faire des découvertes musicales et si certaines d'entre elles m'ont plus bluffé que d'autres (je pense à Tzigane de Ravel, qui m'a permis de réaliser que le violon ne se résumait pas à des grincements plaintifs, ou à La Campanella de Litz) il faut noter le rôle à part de l'Ave Maria de Schubert qui n'est pas forcément le genre de pièce que j'apprécie d'habitude mais qui est vraiment devenue indissociable de la série pour moi, à tel point que je continue presque dix ans après d'avoir des pincements au cœur chaque fois que je l'entends jouer dans le métro.

    L'OST mis à part, la série gare toutefois des charmes indéniables. Déjà parce que le graphisme est vraiment sympa et que les différents bishos qui composent le harem sont à croquer... une évidence qui n'en est pas forcément une puisque j'avoue ne pas bien saisir les goûts des japonaises depuis que j'ai vu des trucs aussi moches qu'Uta no Prince ou Bakumatsu Rock être eux-aussi adaptés. Et puis au niveau du caractère aussi, je les trouve particulièrement réussis et attachants : qu'il s'agisse du tsundere attentionné, du prince trop parfait, du chibi narcoleptique, du sportif un peu brusque, du boute-en-train rougissant ou même de la petite sœur timide, chacun des héros a ses moments de gloire et il est vraiment difficile de choisir son préféré tant chacun d'entre aura su nous faire passer du rire aux larmes - ou plutôt du rire aux hurlements hystériques :rigole: - tout au long de la diffusion de la série. L'héroïne non plus n'est pas en reste et se montre bien plus dynamique et indépendante que la plupart des potiches que l'ont voit dans les shojos. Alors oui, on n'évite évidemment pas la traditionnelle chute dans les escaliers ni le placage contre le mur mais ça ne l’empêche pas à coté de tout faire pour trouver sa propre voie et ne pas rester cantonnée dans le rôle de "celle qui joue du violon en playback".

    Un incontournable du shojo, il est juste dommage que la série se termine sans véritable conclusion au harem mais le manga - qui n'est malheureusement plus licencié en France - permet de rectifier ce léger souci puisque sa seconde partie est bien plus proche d'une romance classique.

    Len



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    Bokura ga Ita

    Studio : Artland
    Réalisateur : Daichi Akitarô
    Type : Shojo
    Genres : Drame, Tranches-de-vie, Romance, Ecole
    Nombre d'épisodes : 26
    Licence : Black Box
    Fiche Manga


    Concrètement, l'anime n'a rien d'exceptionnel mais sentimentalement, il est indéniablement le titre qui m'a le plus marquée de cette année. Il ne pouvait en être autrement vu qu'on signe ici l'adaptation de mon shojo préféré de tous les temps. Une adaptation loin d'être vilaine et respectant l'ambiance de son support d'origine, une ambiance feutrée et bien mise en valeur grâce aux couleurs claires et aux jeux de lumières.

    Même si le tag « shojo scolaire » peut effrayer certains, Bokura ga Ita est un titre qui ne s’adresse pas uniquement aux habitués du genre mais un peu à tout le monde, c’est la définition même de ce qu’est le « tranche de vie » en nous racontant une histoire à laquelle on peut se lier, et qui peut titiller notre sensibilité pour autant qu’on ne soit pas obtus à la romance. Cet anime est un condensé d’émotions brutes qui nous envahit, on se dématérialise et on est happé par le visionnage.

    Et si la réalisation de Daichi Akitarô n’est pas en reste, c’est surtout grâce à la maturité et au réalisme de la plume de Yuuki Obata qu’on évite les clichés et le pathos, le récit nous attache en toute simplicité à ces lycéens en quête d’amour et de stabilité, partageant avec nous leurs passés et leurs espoirs. Sous ses airs de drame adolescent, Bokura ga Ita se révèle être une histoire de vie, avec son lot de moments de tendresse et de tragédies.

    Maya



    2007



    Len : Un très bon cru.
    Maya : C'est vrai qu'avec Serei no Moribito, Baccano et Clannad...
    Len : Et pas que ça !
    Maya : Encore un Magical Girl ? Shugo Chara ou Kamichama Karin ?
    Len : Mais non, tu oublies le plus important !
    Maya : Le sake ? Moyashimon ?
    Len : Non, c'est l'année où j'ai commencé les animes pour de bon :fier:



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    Terra E

    Studio : Minamimachi Bugyōsho
    Réalisateur : Osamu Yamasaki
    Type : Shonen
    Genres : Drame, Psychologique, Surnaturel
    Nombre d'épisodes : 24
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    La Terre, le berceau de l’humanité … Pris de remords après avoir manqué de détruire leur planète natale dévastée par la pollution, les humains exilés aux confins de la galaxie ont pris la décision de remettre leur destin aux mains d’ordinateurs omniscients, capables de guider l’espèce humaine avec sagesse. Mais l’apparition de nouveaux humains dotés de pouvoirs psychiques est perçue comme une menace par Universal Control, l’organisme chargé de veiller à ce que rien ne perturbe le nouvel équilibre de l’univers. Persécutés et exterminés, ceux qui se baptisent désormais les Mu se raccrochent à un ultime espoir : retrouver la Terre, le paradis perdu dont la localisation est le plus grand secret d’Universal Control et qui pourrait être le seul refuge capable de les protéger.


    On enchaîne désormais avec ce qui me semble être la meilleure série que je n'ai jamais vu. Pas forcément ma préférée, même si elle se trouve indubitablement dans mon top 5, mais tout simplement celle qui, par les thématiques qu'elle explore, le développement des personnages, la puissance de la narration, le refus du manichéisme, les torrents de larmes qu'elle déclenche ou la qualité graphique et sonore, me semble être la plus proche du sans faute. Tour à tour fable dystopique, récit d'une guerre sans merci ou brûlot écologique, Terra E narre avec talent la lutte idéologique sur trois générations entre deux univers que tout oppose : d'un côté celui des humains, qui ont abandonné leur libre-arbitre aux mains des machines pour ne plus répéter les erreurs du passé ; et de l'autre les Mus, des mutants constamment tiraillés entre le désir de trouver une terre où ils seront en paix et le devoir de sauver leurs semblables du destin qui les attend si personne ne vient les sauver.

    Reprenons depuis le début, Terra E c'est d'abord un manga de Keito Takemiya, auteur dont j'ai déjà parlé dans mon Kosmozine sur les BLs puisqu'elle est l'une des fondatrices de la mouvance du yaoi. Un manga relativement court mais qui fait preuve d'une précision chirurgicale lorsqu'il s'agit de décrire son univers avec un mélange continu de réalisme et de cynisme. Un manga pessimiste qui met constamment en avant les pires aspects de l'humanité - la lâcheté, le refus des différences, l'esprit de vengeance ... - et va progressivement enfoncer ses deux héros dans un abîme de désespoir à mesure qu'ils découvrent la réalité de leur monde et perdent tout ce à quoi ils tenaient au fur et à mesure que leur propre impuissance les rattrape. Un excellent manga, surtout parce que chacun des intervenants a une véritable personnalité qui va évoluer avec le temps et influencer à sa manière le déroulement du récit.

    Mais la force de Terra E, c'est aussi une excellente adaptation qui a transcendé les qualités du manga de base en apportant sa propre touche de façon si subtile que les rajouts sont totalement indissociables de l'œuvre d'origine. Ainsi, le chara-design qui n'était pas forcément le point fort de Takemiya devient juste sublime et participe à la puissance du récit puisqu'un personnage comme Keith va voir son apparence physique changer peu à peu et se durcir au fur et à mesure qu'il bascule vers le côté obscur. Même remarque pour l'OST qui met parfaitement en valeur les scènes d'action, tout comme les passages chargés en émotions, grâce à un recours quasi-systématique aux chœurs épiques dès que l'intrigue s'emballe. Et si le récit est sensiblement adouci par rapport à l'œuvre de base - et pourtant je parle d'un anime où plus de la moitié du casting y passe - le fait d'avoir vingt-six épisodes permet de mieux se familiariser avec chacun des personnages et de mieux ressentir sa détresse et celle de ses proches au moment de sa disparition.

    Peut-être la seule série incontournable de toutes celles dont je parlerai aujourd’hui. Si vous ne la connaissez pas encore, il est encore temps de rattraper votre retard, je pense qu'aucun de ceux qui ont suivi mon conseil ne l'ont regretté jusqu'à présent.

    Len



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    Ookiku Furikabutte

    Studio : A-1 Pictures
    Réalisateur : Tsutomu Mizushima
    Type : Seinen
    Genres : Sport, Comique
    Nombre d'épisodes : 25 + 13 (Deux saisons)​


    Favorisé par son grand-père, Ren Mihashi a occupé le poste de lanceur de son équipe de base-ball pendant toutes ses années de collège, s'attirant la haine de ses coéquipiers qui le jugeaient responsables de leurs défaites. Arrivé au lycée, il décide de partir sur de nouvelles bases en partant le plus loin possible du secteur où jouent désormais ses anciens camarades. Il fait alors la rencontre d'Abe, un receveur qui voit en lui un joueur atypique capable d'exploiter au maximum sa passion pour les lancers stratégiques.


    Un choix qui pourrait surprendre de ma part, car Ookiku Furikabutte est un manga de sport. Un manga très technique même puisque l'aspect stratégique est mis en avant de bout en bout et nécessite une connaissance assez conséquente du base-ball pour suivre les discussions ... ou à défaut, de garder un onglet ouvert avec la page Wikipedia de ce sport si apprécié au Japon mais assez peu chez nous.

    Mais OoFuri, c'est avant tout une histoire de personnages, un groupe d'adolescents passionnés mais tous plus ou moins mal dans leurs peaux qui vont s'investir corps et âmes pour arracher la victoire là où personne ne les attend. Il y a tout d'abord le duo principal formé de Musashi et Abe qui bénéficie d’une alchimie assez étrange, entre humour et kawaïsme, car le premier est une sorte d'alien apeuré par sa propre ombre et le second un garçon prompt à s’énerver mais qui tente désespérément d'apprivoiser le binôme aussi talentueux qu'horripilant sur lequel il compte pour sublimer son propre talent. Il y a bien sûr le reste de l'équipe, en commençant par Hanai, le capitaine qui cache son manque de confiance derrière un coté grande gueule, ou Tajima, le génie du base-ball totalement perdu dans son propre monde. Mais il y a aussi les adversaires et l'anime prend un soin particulier à ne pas se contenter de développer deux ou trois joueurs par équipe mais bel et bien une douzaine d'individus par match, lesquels ont tous leurs propres analyse de jeu, leurs propres doutes et leur propre approche du sport. Sans oublier les supporters, les entraîneurs, les remplaçants ou les familles des joueurs qui auront eux-aussi leur importance dans le développement de la série.


    Ookiku.Furikabutte2.jpg


    Car OoFuri n'est pas un anime qui enchaîne les intrigues mais bel et bien une série qui prend son temps. Plus que le sport en lui-même c'est le réalisme des actions, la préparation des joueurs et leur évolution psychologique en temps réel qui sera mis en avant et le nombre réduit de matchs (il me semble qu'il n'y en a que quatre en deux saisons) s'explique par le fait que chaque balle lancée est soigneusement décortiquée et analysée par les joueurs des deux équipes, d'où ce que je disais plus haut sur le fait qu'il vaut mieux se renseigner un minimum sur les termes techniques pour ne pas se perdre en route. Mais cette lenteur assumé n'empêche pas une véritable tension de se mettre en place au fil des événements tant la moindre anicroche peut faire basculer le score du tout au tout, et si j'ai eu la chance de visionner la série d'un bloc je ne peux que compatir en pensant aux pauvres spectateurs de l'époque qui ont dû véritablement ronger leur frein pendant une semaine pour pouvoir tenir le coup.

    Une série qui n'est pas forcément très reconnue à sa juste valeur mais se révèle pleine d'émotion et d'humour et accroche le spectateur de bout en bout avec une approche assez inhabituelle du manga sportif.

    Len



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    Gurren Lagann

    Studio : Gainax
    Réalisateur : Hiroyuki Imaishi
    Genres : Aventure, Comédie, Drame, Mecha
    Nombre d'épisodes : 27
    Licence : Beez
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    On aurait frôlé le sacrilège si TTGL n’avait pas figuré sur ce Kosmozine. A première vue, un anime mecha racoleur qui mise tout sur son ambiance décalée, ses couleurs criardes et l’exagération de ses mises en scène. Pourtant, ce n’est pas ce qu’on en retient.

    TTGL est un parcours initiatique des plus intéressants et des thèmes inquiétants y sont traités de façon subversive, par l’intermédiaire d’excellentes métaphores, notamment l'énergie spirale qui serait le potentiel de l'évolution de l'humanité mais surtout de sa volonté ; l'énergie étant générée par la volonté et les émotions de l'individu. Si les héros s'avèrent être des pilotes de haute volée, c'est surtout parce qu'ils sont dotés d'une grande volonté (Les grands discours de Kamina sur la volonté et la confiance en soi m'ont lobotomisée).

    Derrière un humour graveleux et du fanservice intelligent, on touche du doigt la plus grande crainte des humains (pointée du doigt dès le premier épisode dans les grottes) qui est celle d'être privés des ressources naturelles de la terre, de son ciel et de sa lumière.

    C'est l'avenir de notre planète (poussé dans des extrêmes épiques avec les combats galactiques) qui est discuté, raconté et laissé en suspens. On retrouve dans les différents choix des personnages une quête de liberté et une volonté de survivre qui transpercent l’écran comme les cieux.

    Bien évidemment, on retrouve à côté de l’action, de l’aventure, de la romance, des boobs… et plein d’autres choses, chacun retiendra du lot ce qu’il voudra mais l’ensemble est une réussite qui mériterait à recevoir encore plus d’éloges et de succès.

    Maya



    2008


    Len : Je la sens pas cette année ...
    Maya : Qu'est-ce que tu racontes, c'est l'année de Kuroshitsuji !
    Len : Oui, mais ...
    Maya : Vampire Knight ! Nabari no Ô !
    Len : Et comme shonen ?
    Maya : ...
    Len : ...
    Maya : Junjou Romantica ?



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    Tales of the Abyss

    Studio : Sunrise
    Réalisateur : Kenji Kodama
    Genres : Aventure, Fantastique
    Nombre d'épisodes : 26
    Sujet de discussion sur le jeu


    Alors qu'il s’entraîne avec son maître d'arme, Luke Fon Fabre, un héritier arrogant et méprisant est accidentellement téléporté à l’autre bout du pays par une tueuse venue éliminer son professeur. Contraint de collaborer avec cette dernière pour retourner chez lui, Luke va se retrouver mêlé malgré lui aux prémices d'une guerre qui menace l'intégralité du continent.



    On continue le listing avec l'une des rares adaptations réussies de RPG en anime, la plupart des tentatives du genre tournant malheureusement assez vite au navet. Sans aller jusqu'à Angel Feather et ses quarante minutes de fous rires, je garde un souvenir assez atterré de la platitude de l'adaptation de Star Ocean ou du massacre sur lequel s'est fini Walkyria Chronicles. Tales of the Abyss donc, est l'adaptation du jeu éponyme sur PS2, qui a depuis été réadapté sur 3DS. Pour être franc, l'anime n'a pas que des qualités et on pourrait lui reprocher notamment un gros coup de mou en milieu de série, des backgrounds parfois répétitifs d'un personnage à l'autre ("Ça alors, un cinquième protagoniste dont l'identité n'est pas celle que l'on croyait" :p ) et un big boss au charisme proche de celui d'une huître. Mais ses points forts, et en particulier une excellente dernière partie, compensent largement ses détails techniques.

    Pour commencer, ToA présente une galerie de personnages vraiment sympathique : de Luke, l'égocentrique absolu qui va devoir mûrir pour racheter sa faute ; à Tear, l'anti-tsundere dont chacun des reproches est une invitation à se reprendre en main ; en passant par Ion, dont la gentillesse apparente cache une résolution sans faille ; ou par Jade, le général donc chacune des répliques est plus badass que la précédente (le doubleur aide beaucoup :rigole: ). Des personnages d'autant plus attachants que ToA est, comme je l'avais glissé rapidement dans un de mes précédents Kosmozines, le dernier anime de l'époque où Sunrise offrait des morts d’anthologie à ses personnages. Qu'il s'agisse d'alliés ou d'ennemis, chacune d'entre elle est merveilleusement mise en scène et l'émotion qu'elle dégage n'a que peu été égalée depuis. Parce que bon, mourir les armes à la main avec Crimson Pride en fond sonore c'est quand même la classe.

    L'anime possède également un background bien plus fouillé et subtil que ce que l'on pourrait croire au premier abord, un monde dans lequel les actes de chacun de ses habitants est déterminé à l'avance par la Partition, une prophétie inamovible et inflexible qui retombe sur ses pattes chaque fois que l'on pense avoir échappé au destin qu'elle nous réserve. Et de fait, la série contient une certaine réflexion sur le libre-arbitre et sur les sacrifices que l'on peut être prêt à faire pour conserver le sien et ne pas se laisser dicter aveuglement sa conduite. Enfin, l'anime possède également une qualité appréciable : il est vraiment drôle. Outre son gameplay particulièrement vivant pour des RPGs, la série des Tales of est réputée pour ses saynètes, des mini-dialogues dans lesquels les héros se balancent des vacheries en rafale entre deux combats. Et cet aspect des choses a vraiment été pris en compte par les producteurs qui ont parfaitement su exploiter le cynisme de Jade, la gynécophobie de Guy, l'amour improbable de Tear pour les petits animaux ou encore la double personnalité d'Anise.

    Une série qui n'est sans doute pas inoubliable mais m'aura bien remonté le moral dans une année 2008 assez terne au niveau des shonen.

    Len



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    Natsume Yuujinchou

    Studio : Brain's Base
    Réalisateur : Midorikawa Yuki
    Genres : Surnaturel, Comédie
    Nombre d'épisodes : 52 (4 saisons)
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Depuis son enfance, Natsume est capable de voir des Yokais, des esprits surnaturels qui hantent le Japon depuis les temps anciens. Rejeté par ses différentes familles d'accueil qui ne comprennent pas ce qu'ils pensent être des affabulations, Natsume décide de prendre un nouveau départ en coupant tous ses liens avec les esprits. Mais ses plans vont être contrariés lorsque de nouveaux Yokais tentent de lui arracher un vieux carnet de sa grand-mère qui se révèle être le légendaire "Livre d'Amis", un recueil dans lequel la défunte Reiko Natsume a autrefois enfermé le nom et le pouvoir de tous les yokais qu'elle a vaincus.



    Un peu de poésie dans cet article puisqu'on arrive à un petit bijou, également connu en France sous le titre Le Pacte des Yokais. Un manga un peu atypique puisqu'il ne possède pas réellement de scénario suivi mais ressemble plus à une série de one-shots, chacun basé sur la rencontre entre Natsume et un Yokai dont il va tenter de résoudre les problèmes, et qui peuvent presque se regarder indépendamment les uns des autres. Un postulat simple, et presque répétitif, mais qui va permettre d'amener tout un lot d'émotions à mesure que les esprits qui sollicitent le héros vont dévoiler leurs regrets et tenter de trouver un moyen de les apaiser.

    Natsume Yuujinchou, c'est donc avant tout un récit fantastique porté par tout un bestiaire d'êtres éthérés qui vont croiser le héros sans vraiment laisser de traces, portés par des considérations millénaires qui vont souvent paraître insignifiantes aux humains mais constituent le but même de leurs existences. Et qui, par caprice ou nécessité, vont unir leurs forces à celles d'un jeune humain avant de reprendre le cours normal de leurs existences.

    Mais Natsume Yuujinchou, c'est aussi une réflexion sur les différences et ce qu'elles engrangent. Tout d'abord, via le personnage de Natsume qui, à mi chemin entre deux mondes va devoir faire un choix entre l'avenir vers lequel il se dirige : doit-il rester avec les humains, ses semblables à qui il doit mentir en permanence pour ne pas décevoir leurs attentes ? Doit-il rejeter son propre peuple, comme l'a fait sa grand-mère autrefois, pour vivre sa vie sans se soucier du regard des autres ? Doit-il fuir les Yokais pour ne plus se mettre en danger ou au contraire apprendre à mieux les connaitre pour se sentir plus en sécurité avec eux ? Ou peut-être même utiliser ses pouvoirs pour apprendre à se débarrasser des esprits par la force pure ? Toutes ces questions vont poursuivre notre héros à chacune de ses nouvelles rencontres et, insensiblement, le pousser à trouver sa propre voie, celle qui lui permettra de grandir et de devenir un homme dont il peut être fier.

    Et ces thématiques trouvent également un écho à travers les Yokais eux-mêmes, souvent intrigués par ces êtres humains éphémères qu'ils côtoient sans vraiment les connaitre et qui vont parfois s'attacher à l'un d'entre eux avant de réaliser que sa perte est inévitable. Un thème qui ressort notamment à travers le personnage de Reiko, fil conducteur aussi mystérieux qu'omniprésent et que les Yokais qu'elle a autrefois rencontré continuent de rechercher plusieurs décennies après sa mort. Car c'est bel et bien un carnet d' "amis" dont a hérité Natsume, même si l’appellation cache une vérité un peu plus sordide. Et d'une certaine façon cette continuité entre lui et sa grand-mère, avec laquelle il est sans cesse confondu, constitue une sorte de réponse envers l’immortalité des Yokais : même si les humains disparaissent, ils laissent des souvenirs et des descendants derrière eux desquels il est possible de se rapprocher.

    Une série touchante, souvent drôle, parfois triste mais remplie de personnages attachants, de bons sentiments et portée par des graphismes et une bande son qui contribuent en grande partie à la beauté du récit.

    Len



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    True Tears

    Studio : P.A. Works
    Réalisateur : Junji Nishimura
    Genres : Drame, Romance, Tranches-de-vie
    Nombre d'épisodes : 13​



    Avec le recul, les défauts de True Tears sont frappants. Quelque part, il s’agit d’un simple harem avec un héros un tantinet mou du bulbe autour duquel gravitent de jolies filles… et on passera sous silence les choix regrettables dudit héros.

    Ce qui fait cependant la particularité du titre est l’honnêteté qui se dégage du récit, et son ambiance douce-amère. Aussi, au-delà des dilemmes amoureux, le personnage de Noe fait la force de l’histoire, une fille vraie et touchante, à la fois quelconque et spéciale. L’intrigue autour de ses larmes perdues étant le véritable intérêt de l’anime. On la voit aimer, s’attacher, douter, lutter et passer par différentes émotions tout en restant solide et fidèle à elle-même. Il va sans dire qu’on doit toute l’authenticité qui se dégage du titre à Noe, et je ne serai pas aussi tendre si je devais m’attarder sur le reste du casting que je préfère voir comme des éléments catalyseurs de l’évolution de cette dernière. Dans l’absolu, on suit des adolescents assez proches de nous, qui se blessent et blessent les autres dans le tourbillon de leurs doutes. On les voit grandir, s’accomplir et prendre des décisions, pas forcément les meilleures (quelle conclusion frustrante !) mais toujours celles qui leur semblent les plus justes.

    Un anime tout en simplicité, autant dans ce qu’il raconte que dans sa réalisation, premier né de P.A. Works et première esquisse de leurs jolis graphismes ; même si le studio s’est amélioré depuis, True Tears n’a pas pris une ride et reste techniquement de toute beauté avec des mises en scène émouvantes et des musiques agréables.

    Maya



    2009



    Maya : Kimi ni Todoke, FMA Brotherhood, Kemono no Souja Erin ...
    Len : Lost Canvas, Pandora Hearts, Letter Bee ...
    Maya : Une année plutôt correcte ?
    Len : Tout à fait Maya, tout à fait.



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    Phantom ~ Requiem for the Phantom

    Studio : Bee Train
    Réalisateur : Kōichi Mashimo
    Genres : Action, Drame, Romance
    Nombre d'épisodes : 26​


    Un beau jour, un jeune japonais de séjour aux États-Unis se réveille dans un hangar. Il ne se souvient d'aucun élément de son passé et n'a pas le temps de réfléchir qu'une mystérieuse fille masquée tente de le tuer. Il découvre alors qu'elle est Phantom, le tueur infaillible d'une organisation mafieuse en pleine extension, et qu'elle a été chargée de l’entraîner pour faire de lui son successeur. Plongé dans un monde où les morts sont son lot courant, celui qui se fait désormais appeler Zwei parviendra-t-il un jour à échapper à l'emprise de l'organisation ?



    On passe maintenant à un autre de ces animes injustement méconnus qui aurait mérité de biens meilleurs retours du public tant certaines de ses scènes touchent à la perfection.

    Adapté d'un visual novel de type harem, Phantom n'est pas réellement une série qui brille par son scénario, même si celui-ci possède son lot de rebondissement et de suspense, mais bel et bien par son ambiance. Une ambiance musicale tout d'abord, portée par l'une des meilleures OST que je n’ai jamais entendues. Bon, je sais que je suis faible face aux chœurs mais on ne m’ôtera pas l'idée que Canzone of the Death pourrait rendre épique à peu près n'importe quelle scène. Une ambiance qui se révèle également via le découpage de la série en trois parties distinctes : la première, dure et cruelle, est la descente aux enfers du héros qui va voir sa propre déshumanisation s’accroître à mesure qu'il est forcé d'accomplir les atrocités qu'on lui demande. La seconde, plus badass, est une sorte de slice of life du tueur au sein d'une organisation criminelle, entre trahisons et rivalités entre gangs. Enfin, la troisième partie, très pessimiste, est une tentative désespérée de retour à la vie normale ... une tentative que l'on sait perdue d'avance dès le départ tant le contraste est irrémédiable entre les douces images du générique et la violence de la folie qui ressort de sa musique.

    Mais Phantom, c'est également une excellente galerie de personnages... des personnages féminins essentiellement (comme je le disais plus haut, la série est adaptée d'un VN) puisqu'à part le héros, les seuls véritables mâles sont l'inaccessible grand chef de la mafia et un Scythe Master volontairement ridicule de par son coté trop théâtral, mais des personnages féminins qui surclassent clairement ce qu'on trouve dans la moyenne des animes. Qu'il s'agisse d'Ein, la tueuse parfaite chargée d'enseigner son savoir à l'élève qui la remplacera un jour ; de Claudia, l’intrigante sans scrupules prête à tous les coups bas pour accomplir sa vengeance ; de Liz, la garde du corps dévouée ou même de Cal, la gamine des rues retrouvée au mauvais moment et au mauvais endroit, chacune d'entre elle possède une véritable personnalité, un background complet et une évolution à venir pour le meilleur ou pour le pire.


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    La série est également une réussite en ce qui concerne sa mise en scène. J'ai déjà parlé de l'OST mais l'animation est elle aussi magistrale et permet de bien mettre en valeur la puissance incomparable de nos héros. Même remarque pour le doublage qui va donner toute sa profondeur aux personnages dans une série qui laisse la part belle aux dialogues en huis clos. Après, en lisant les avis sur MyAnimeList j'ai cru comprendre qu'il y avait un fan-service un peu agressif dans les premiers épisodes mais franchement je n'en ai gardé aucun souvenir et il ne faut surtout pas s’arrêter dessus car ce n'est en aucun cas l'argument de vente de l'anime.

    Un véritable chef d'œuvre, précis et déchirant, qui enchaîne les scènes cultes jusqu'à un final d'anthologie.

    Len



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    Hanasakeru Seishounen

    Studio : Pierrot
    Réalisateur : Chiaki Kon
    Genres : Drame, Romance
    Nombre d'épisodes : 39​


    Kajika est la fille unique d'Harry Burnsworth, un célèbre homme d'affaires. Un jour, celui-ci lui propose de participer à un "jeu" : Il a soigneusement sélectionné pendant 12 ans - et à leur insu - trois jeunes hommes, choisis pour leurs beautés, leurs personnalités et leurs dons exceptionnels. Kajika devra les retrouver, en choisir un, et le convaincre de l'épouser. Si elle "gagne", Harry lui révélera les secrets qui entourent la mort de sa mère.



    Encore un harem, mais celui-ci est rempli de beaux gosses, ce qui est tout de suite plus intéressant. Non, ne fuyez pas tout de suite : adaptation d'un manga de Natsumi Itsuki, également auteur originale de Jyo-Oh-Sei, dont j'avais parlé il y a trois ans dans mon premier Kosmozine, Hanasakeru Seishounen a été une excellente surprise malgré un synopsis de base qui sentait bon le nanar.

    Déjà, parce que son héroïne sort vraiment de la norme : garçon manqué sans aucun complexe, fille d'un milliardaire excentrique qui l'a élevée sur une île déserte avec une panthère et un héritier yakusa comme seuls compagnons de jeu, Kajika est loin de la cruche pleurnicharde et adepte des tâches ménagères que l'on rencontre habituellement dans les shojo. Son père lui propose un jeu de piste avec mariage arrangé à la clé ? Pas de soucis, elle va se prendre au jeu et foncer dans le tas, quitte à expliquer à l'un de ses prétendants qu'elle l'a choisi car il lui rappelait son animal de compagnie. Et jusqu'à la fin de la série, elle reste un personnage indomptable, aussi déterminé qu'imprévisible, qui ne va pas hésiter à se rendre au milieu d'un pays en guerre civile ou d'attaquer un manoir à l'hélicoptère pour sauver son prince charmant ... au grand désespoir de son garde du corps dont les tentatives désespérées pour la ramener à la raison font un peu de lui la mascotte de l'anime.

    Passons maintenant au cœur de l'anime, c'est à dire aux bishos qui, comme les mousquetaires ne sont pas trois mais quatre : on a donc l'ami d'enfance, à la tête d'un clan mafieux, qui a été chargé par papa Burnworth de protéger sa fille jusqu'à son mariage (ce qui confirme que le pauvre Toranosuke est vraiment là pour faire de la figuration) ; le gigolo de bonne famille dont les conquêtes se succèdent les unes après les autres ; l'héritier, notoirement homosexuel, du clan rival des Burnworth et, le plus jeune mais pas le moindre, son Altesse Lumaty dont le frère aîné règne sur la plus grande réserve de pétrole mondiale. Ça peut sembler un peu cliché et paillettes mais chacun d'entre eux a vraiment une personnalité développée et leurs interactions sont bien plus intéressantes que de simples rivaux puisque leur amour commun pour Kajika ne les empêchera pas de coopérer sans faire d'histoire dès lors que leurs intérêts sont en jeu.

    Et là, il faut quand même préciser un petit détail : le manga de base date de 1987 et ça se ressent parfois un peu. Enfin, disons qu'on a quand même pas mal de scènes délicieusement kitchs qui ne gênent absolument pas la narration mais peuvent parfois provoquer des gros fous rires qui n'étaient pas forcément prévus au programme. Je veux dire ... on a quand-même un passage où le méchant entame une danse du sabre à poil pour que les dieux lui accordent la victoire (bonjour les clichés raciaux soit dit en passant) :fier: . Donc voilà, il faut le savoir parce que ça doit surprendre un peu lorsqu'on n’est pas au courant mais l'anime a une véritable consistance qui ne s'arrête pas à ces petits détails. Surtout que le chara-design a lui bel et bien été remis au goût du jour et nous permet de profiter au maximum des points forts de la série.

    Pour conclure, je dirais qu'Hanasakeru Seishounen est un bon exemple de shojo harem réussi avec un scénario plutôt bien développé - je vais pas spoiler mais je peux au moins dire que les trente-neuf épisodes sont bien exploités - , des personnages attachants et une évolution sentimentale plutôt réussie puisque le choix final passe plutôt bien alors même qu'il n'était pas celui que j’espérais.

    Len



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    Tokyo Magnitude 8.0

    Studio : BONES
    Réalisateur : Tachibana Masaki
    Genres : Action, Aventure, Drame, Catastrophe
    Nombre d'épisodes : 11
    Licence : Wakanim​


    Il n’est un secret pour personne que le Japon est situé au dessus d'une faille sismique des plus actives et que l’Archipel est quotidiennement confronté aux tremblements de terre. Tokyo Magnitude nous raconte l’histoire de deux enfants, Mirai et Yuki, qui se retrouvent isolés de leur famille alors que survient le plus grand tremblement de terre que le pays du Soleil-Levant n’ait jamais connu.

    Si le séisme en lui-même est assez bref et sert uniquement d’élément déclencheur, le récit se concentre surtout sur le parcours des deux enfants aidés de Maki, une adulte ayant repéré leur détresse, et nous propose du tranches-de-vie post-catastrophe. On délaisse l’action pour une bonne dose d’émotion.

    On aborde la catastrophe d’un point de vue innocent, enfantin, un peu paumé au milieu d’une ville chaotique. On découvre une humanité qui peut être égoïste mais également généreuse. L’altruisme étant représenté par Mari et certaines rencontres, et l’égoïsme souligné lors des scènes où les enfants sont bousculés, ignorés, abandonnés dans la foule qui cherche à s’échapper, se déresponsabiliser.

    Le réalisme de l’œuvre se ressent dans les moindres détails, que ça soit les décors de la ville de Tokyo ou le charadesign simplifié, pas de grands yeux ou de cheveux roses, des bouilles typiquement japonaises. La banalité des traits étant compensée par une large palette d’expressions, le petit Yuki est absolument adorable de spontanéité, et Mirai est une adolescente aux sautes d’humeur crédibles.

    Il convient également de noter que Tokyo Magnitude 8.0 est un tearjerker dont les derniers épisodes ne manqueront pas de vous bouleverser. Si Tokyo est secouée par le séisme au début, vos petits cœurs, eux, seront secoués à la fin de la série. Un anime marquant par la simplicité et l’authenticité avec lesquelles il traite de son sujet, et qui laisse un souvenir immuable jusqu’à des années plus tard !

    Maya



    2010​



    Len : Uraboku ! Kanataaa-saaaan !!
    Maya : Togainu no Chi ! Et son défilé de tétons !
    Len : Yakumo ! Et la folle au taser !
    Maya : Starry Sky ! On a plus posté pour baver sur le chara-design que pendant toute la diffusion !
    Len : Et à part les nanars, il y avait quelque chose ?
    Maya : Ben ... à part Durarara et Broken Blade ...



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    Shiki

    Studio : Daume
    Réalisateur : Tetsuro Animo
    Genres : Surnaturel, Horreur, Mystère
    Nombre d'épisodes : 22 + 2 OAV
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Sotoba, un petit village isolé et "entouré par la mort" qui vit traditionnellement de la vente de sapins destinés aux plaques funéraires. Peu de temps après l'arrivée de mystérieux et excentriques étrangers, des événements étranges commencent à se produire aux quatre coins du village en commençant par l'apparition d'une mystérieuse épidémie qui commence à décimer le village. Comment réagiront Oozoki, le médecin de campagne, son ami Muroi le responsable du Temple et les autres habitants face à cette menace ?


    Alors, que dire de cette série ? Déjà, qu'il s'agit de l'adaptation d'un roman de Fuyumi Ono, un auteur assez prolifique dont plusieurs œuvres ont été adaptées en anime, comme Les Douze Royaumes ou Ghost Hunt qui sont tous les deux de très bons souvenirs même s'ils coupent un peu en plein milieu de l'intrigue. Et puis ensuite que ce petit paragraphe a été un vrai calvaire à écrire vu qu'il s'agit d'un anime qui repose essentiellement sur son ambiance, c'est à dire quelque chose de difficile à retranscrire sur le papier.

    Reprenons depuis le début : basé sur une histoire de morts-vivants, Shiki est donc un manga d'horreur. Mais la série n'est pas réellement destinée à faire peur comme y arrivait très bien Ghost Hunt dans certains arcs, elle est plus là pour amener une certaine réflexion sur la nature humaine en développant l'histoire de personnages assez banals qui vont devoir prendre des décisions difficiles dans des circonstances extrêmes. Pour être plus précis, l'anime peut se décomposer en trois grandes parties : la première est une introduction qui nous présente les personnages principaux et évoque une mystérieuse épidémie qui dévaste le village, la seconde permet à quelques rares habitants de réaliser ce qu'il se passe et suit leur tentative de sauver le village ainsi que leurs vies. La troisième enfin, est une lutte à mort entre les deux groupes qui se sont créés et c'est elle qui va permettre à chacun de faire ses choix entre son instinct de survie et son humanité, qu'il s'agisse des Shikis condamnés à contaminer leurs proches s'ils veulent rassasier leur soif de sang ou des survivants qui vont devoir recourir à des méthodes radicales pour retrouver et éliminer les suspects. Et c'est ce dernier arc bien sanguinolent qui va donner lieu à la plupart des scènes marquantes du récit, l'émotion allant crescendo au fur et à mesure que les cadavres s'entassent. Le reste de la série serait donc une sorte de longue mise en bouche, un hors-d'œuvre minutieusement préparé pour faire monter la tension et le suspense jusqu'au feu d'artifice final.

    Pour le reste, je sais que je dis ça à chaque fois mais la série possède également un excellent doublage et une OST qui met parfaitement en valeur les doutes et souffrances de ses héros. Et si le chara-design peut surprendre un peu (les coiffures que se tapent certains personnages sont juste extraordinaires) il passe plutôt bien au regard et permet de bien différencier chacun des intervenants, ce qui est plutôt essentiel étant donné leur nombre assez faramineux. L'humour est assez peu présent toutefois, même si je me souviens de deux trois passages assez cocasses dont un enterrement en fanfare totalement fabulous. Et s'il faut vraiment trouver des défauts, je dirais que sur l'immensité du casting - tout un petit village traditionnel japonais avec ce qu'il faut de fonctionnaires, de commerçants, de notables, de mères au foyer et de vieillards ... et dont chacun a un minimum de background et de personnalité - il y en a quand même quelques uns qui sont parfois agaçants, je pense notamment au prêtre-écrivain dont les doutes existentiels peuvent parfois ralentir l'intrigue dans des moments cruciaux, et bien sûr au rival (?) du héros en qui l'auteur semble avoir concentré tout ce qu’il peut y avoir de pire chez un adolescent cruel et égocentrique.

    Une série vraiment réussie, qui met peut-être un peu de temps à démarrer mais dont les longueurs de la première partie permettent de poser des bases solides sur lesquels repose un dernier arc totalement dantesque.

    Len



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    Hakuouki Shinsengumi Kitan

    Studio : DEEN
    Réalisateur : Osamu Yamasaki
    Genres : Aventure, Romance, Harem inversé
    Nombre d'épisodes : 12 + 10
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Partie à la recherche de son père dans un Japon en pleine révolution, Chisuru fait malencontreusement la rencontre du redoutable Shinsengumi et plus précisément du terrible secret qu'ils tentent de dissimuler. Retenue prisonnière pour éviter toute diffusion d'information, elle va peu à peu s'intégrer à la vie du groupe jusqu'à en devenir un soutien essentiel.



    On atteint désormais la série fétiche d'Hyjoo, celle qui à une certaine époque était propulsée en tête de la quasi-totalité des JDMs. C'est donc avec une certaine émotion que j'emprunte fièrement la voie tracée par mes glorieux prédécesseurs afin de faire l’éloge de ce marronnier.

    Comme plusieurs des séries que j'ai déjà citées, Hakuouki est l'adaptation d'un Visual Novel pour filles de type harem mais sa particularité est de revisiter l'histoire japonaise avec une pointe de fantastique en s'inspirant d'un fait connu de tous, la fin du Shinsengumi, milice gouvernementale aussi connue pour son efficacité que pour sa radicalité, lors de la révolution de Meiji. La popularité de ce groupe étant ce qu'elle est, il ne s'agit pas de la première série à le faire intervenir et on peut penser notamment à Peace Maker Kurogane, Gintama, Kenshin ou même à Inazuma Eleven. Et s'il est parfois étrange de retrouver, avec des nouveaux designs et des caractères parfois radicalement différents, des protagonistes dont les noms et les rôles restent identiques, certains événements sont immuables et il aurait été difficile d'imaginer une œuvre sur le sujet sans évoquer la trahison de Sannan, la tuberculose d'Okita ou le combat de l'Ikedaya. Et c'est là que l'anime montre tout son talent puisqu'il parvient à se réapproprier ces passages obligés en divergeant subtilement sur les faits tout en préservant la cohérence historique via les rapports quelque peu modifiés que transmettent les héros à leurs supérieurs.

    Mais Hakuouki est aussi (surtout ?) une série harem et c'est également une réussite sur ce point. Le chara-design est vraiment beau pour commencer, à tel point qu'on finit par se marrer lorsque de rares personnages moches font des apparitions dans un coin de l'écran. Mais on peut également signaler une galerie de personnages plutôt variée et efficace (le commandant un peu trop adepte du laisser-aller, son second réduit à jouer les méchants pour compenser, le gros bourrin, le spécialiste des blagues et des assassinats...), le fait que même l’héroïne ne soit pas trop cruche (un peu quand même mais bon ... on a vu tellement pire depuis) une OST magnifique et le fait que la série laisse la part belle à l'humour et au fan-service, lequel comprend aussi bien des passages tout mignons (Kyaaa ! Heisuke au réveil avec son polochon dans les bras !!!) que des gros étals de chairs et de muscles (Beuh ... Heisuke double de volume lorsqu'il enlève sa chemise... ).


    Hakuouki-Shinsegumi-Kitan.jpg


    Passons maintenant à la saison deux et le bilan est tout de suite moins positif. Ceux qui connaissement un minimum l'histoire du Shinsengumi savent que, au bout d'un moment, ce n'est pas toujours agréable d'être dans le camp des perdants magnifiques. Et c'est précisément ce qui se passe, on finit par atteindre un stade où la série enchaîne un combat, un mort, un combat, un mort pendant plus d'une semi-saison ... Ce qui n'empêche pas certaines d'entre elles d'être tout à fait correctes, mais c'est l’enchaînement des faits qui finit par devenir totalement déprimant, d'autant que l'humour a un peu été laissé de côté (logique) et que le romantisme se concentre désormais autour d'un personnage unique, ce qui laisse assez peu de présence au reste du casting. Et puis même le scénario finit par se retrouver dépassé par la réalité historique alors que la force de la première partie était justement de concilier les deux. A noter qu'il y a également une saison trois, ou plutôt une préquelle qui présente un jeune garçon un peu masochiste et adepte du balayage, lequel rejoint le Shinsengumi à l'essai pour une vague histoire de dettes. Rien d'indispensable (même pas de shonen-aï :eek: ) mais ça permet d'en savoir un peu plus sur les personnages et le méchant est cool.

    Une série dont je garde malgré tout un très bon souvenir : si elle n'a pas forcément réussi à garder son équilibre jusqu'au bout, les qualités de la première moitié sont largement suffisantes pour compenser la semi-déception de la suite et l'animation comme la bande sonore restent impeccables de bout en bout.

    Len



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    Working!!

    Studio : A-1 Pictures
    Réalisateur : Hiraike Yoshimasa
    Genres : Comédie, Tranches-de-vie, Romance
    Nombre d'épisodes : 13 + 13 (Deux saisons)​


    Someone wan wan ~ someone wan wan ~ *sautille partout*

    Une petite série toute fraîche, qui n’a d’autre but que de vous détendre un bon coup ! On est bien loin d’un quelconque chef-d’œuvre mais on touche de très près à tout ce que j’AIME dans la japanim’ : une pure tranche de bonheur.

    Adaptation d’un manga 4-koma (chaque gag est construit en 4 cases), Working !! est un enchaînement de gags qui ne s’arrête pas pendant les 20 minutes de chaque épisode, et ça continue encore et encore jusqu’à la fin de la seconde saison, et on en redemande encore. Chaque bilan de fin d’année, je brûlais un cierge en attendant l’annonce de la providentielle 3ème saison. YATA !

    Alors, qu’est-ce que ça raconte ? Les aventures singulières d’un groupe de tarés qui bossent dans un restaurant. Ça commence gentiment, un jour de neige, alors que Takanashi est sollicité par Poplar pour travailler à Wagnaria à mi-temps, à cause du manque d’effectif. Loin d’être touché par la détresse de Poplar, si Takanashi accepte d’occuper le poste, c’est surtout parce que Poplar a le physique d’une petite fille mignonne de moins de douze ans, alors qu’elle en a en vérité dix-sept. Le fétichisme de Takanashi pour les petites créatures mignonnes vous inquiète ? C’est que je ne vous ai pas encore parlé des autres employés ! Une sacrée brochette, entre l’androphobe violente, la serveuse étourdie qui se balade avec un katana, la gérante goinfre, le cuisinier amoureux transi, le calculateur qui se nourrit des quiproquos et malheurs des autres… Takanashi a peut-être été engagé par hasard, mais c’est définitivement un coup du destin !

    Grâce à tout ce beau monde, les dialogues et les situations incongrus sont légion. Accompagnant l’écriture burlesque, les expressions faciales des personnages sont réussies et participent à l’ambiance, avec une excellente utilisation du charadesign d’Adachi Shingo !

    Le rythme est soutenu, on n’a pas le temps de digérer une blague qu’une autre fuse déjà. Et au milieu de cette ambiance déjantée, des romances prennent place et on se surprend à espérer la formation de certains couples, même que je continue d’y croire pour la suite ! Vite, vite, la suiiite !

    Maya

     
    Dernière modification: 12 Mai 2015
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  3. Len
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    Maya : Il y en a trop, je n'arrive pas à choisir. é_è
    Len : Moi non plus, c'est horrible ! :pleure:
    Maya : N°6 :pleure:.
    Len : Kamisama Dolls :pleure:.
    Maya : Puella Madoka :pleure:.
    Len : Danball Senki :pleure:.
    Maya : Hunter x Hunter 2011 :pleure:.
    Len : En fait, on aurait pu faire un Kosmozine entier sur 2011.



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    Mawaru Penguindrum

    Studio : Brain's Base
    Réalisateur : Kunihiko Ikuhara
    Genres : Drame, Comédie, Psychologie, Surnatuel
    Nombre d'épisodes : 24
    Licence : Kazé
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Dans le Japon contemporain, Shoma, Kanba et leur sœur Himari vivent ensemble et heureux malgré la maladie qui ronge la petite dernière. Lorsque celle-ci finit par décéder, ses deux frères sont sur le point de sombrer dans le désespoir lorsqu'une mystérieuse entité apparait et leur propose de ramener Himari à la vie s'ils s'engagent à lui rapporter le Penguidrum, un objet non identifié qui serait en la possession d'une lycéenne nommée Ringo. Aidés par trois pingouins manchots apparus de nulle part, Sho et Kanba arriveront-ils à percer le mystère de Ringo ?


    Quatorze ans après la fin du légendaire Utena, les fans de la série se demandaient si le duo à l'origine de sa création se relancerait un jour dans un autre anime de la même intensité. Si les deux producteurs n'ont jamais retravaillé ensemble, ils ont toutefois fait leur retour sensiblement au même moment, l'un avec Star Driver, qui malgré quelques bons éléments ne restera probablement pas dans les mémoires, et l'autre avec Mawaru Penguindum, qui a bénéficié d'un bien meilleur retour du public et de la critique.

    Dès le départ, la filiation entre Mawaru et Utena est parfaitement visible, déjà parce que les références à la précédente série grouillent dans tous les sens, qu'il s'agisse d'un gros plan sur le levier de vitesse d'une voiture de sport rouge ou même d'une blague sur le risque de se transformer en vache si l'on est trop paresseux. Mais on notera surtout la mise en scène qui inclut une myriade de petits détails qui jouent sur l'absurde mais cachent tous une véritable symbolique, comme le fait que la plupart des personnages qui passent dans le décor sont représentés par de simples silhouettes sans visages. L'application la plus visible de ce symbolisme serait évidemment les fameux manchots qui suivent nos héros partout où ils vont et donc les activités, sous couvert d'un ressort comique, reflètent souvent les véritables sentiments de leurs alter-égos. Ainsi, le personnage de Shoma, présenté comme naïf et innocent, prend un tout autre éclairage lorsqu'on réalise que son double est un maniaque de la propreté qui semble vouer sa vie à la chasse au cafard. Cela reflète tout simplement sa tendance à ne jamais se salir les mains lui-même mais à se contenter de protester faiblement lorsque son frère le fait à sa place. L'autre élément récurrent de la série serait ce parallèle constant qui est fait entre l'anime et un chemin de fer, les différents épisodes étant notamment représentés par des stations sur une carte de métro. Là aussi, il ne s'agit pas d'une simple mise en scène décorative mais d'un élément important qui sera expliqué plus tard dans l'histoire.


    Mawaru.Penguindrum.jpg


    En ce qui concerne la série proprement dite, elle démarre au départ comme une simple comédie sentimentale avec cette histoire improbable de jeune fille qui suit un professeur partout où il va dans le but de réaliser son destin. L'humour est vraiment excellent dans toute cette première partie et je pense notamment aux délires de Ringo sur sa rivale, représentés sous forme d'opéra Takarazuka (nb, on me signale au passage que l'histoire du Takarazuka est liée à celle des chemins de fer japonais), à une scène totalement hilarante avec un crapaud et une bougie ou à ce passage où Shoma découvre la lingerie féminine et se demande lequel des trous est destiné aux jambes. Quant à la romance, on a vraiment des interactions toutes mignonnes entre Ringo et Sho, lequel se retrouve vite obligé de contribuer aux plans machiavéliques de sa nouvelle amie s'il veut pouvoir obtenir son aide en retour. Mais la série prend un tour plus dramatique à partir du moment où le passé de la famille des héros rentre en ligne de compte. A partir de là, des déchirures commencent à apparaître entre les personnages et le scénariste peut introduire les thèmes qu'il affectionne, comme la peur du passage à l'âge adulte, l'uniformisation imposée par une société japonaise trop stricte, l'égoïsme inhérent à chacun d'entre nous, la haine de l'indifférence ou la nécessité de se prendre en main au lieu de se contenter de laisser les autres décider à notre place.

    Un gros risque demeurait toutefois, à savoir la question de savoir si la série allait réussir à trouver une fin correcte, ce qui est parfois délicat à effectuer lorsqu'on part trop dans le symbolisme quitte à laisser trop de flous sur le scénario proprement dit. D'ailleurs, c'est quelque chose qui m'avait beaucoup gêné dans Utena où les auteurs se sont un peu réfugiés derrière un immense troll pour planquer les trous béants du récit et le fait qu'ils n'avaient aucune idée de la façon de revenir sur quelque chose de plus conventionnel. Dans le cas de Mawaru ... je dirais que le contrat a été en bonne partie rempli. Certes, il y a quelques pistes qui sont tombées à l'eau (Mario ?), des flash-backs pas forcément compatibles entre eux et une histoire de pomme tellement floue que mon interprétation diffère radicalement de celle qui est communément admise, mais cette fois on a tout de même l'impression que la série retombe sur ses pattes : le scénario a une véritable résolution, les personnages nous offrent une petite morale au passage et la dernière scène permet de boucler la boucle en reprenant des éléments du premier épisode.

    Pour conclure, Mawaru est vraiment une série à voir, un anime qui reste léger et distrayant alors même qu'il aborde des thèmes parfois très sombres et nous permet de réfléchir un peu sans jamais devenir pesant. Certainement la plus accessible des œuvres de Kunihiko Ikuhara, qui reste l'un des producteurs les plus originaux de la japanimation.

    Len



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    Chihayafuru

    Studio : Madhouse
    Réalisateur : Morio Asaka
    Type : Josei
    Genres : Tranches-de-vie, Sport, Romance
    Nombre d'épisodes : Deux saisons de 25 épisodes chacune
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Depuis toute petite, Chihaya vit dans l'ombre de sa sœur, une mannequin prometteuse dont la carrière est sur le point de décoller. Mais sa rencontre avec Arata, un camarade de classe récemment transféré, va changer sa vie en lui permettant de découvrir le Karuta, un jeu de carte pour lequel elle se révèle avoir des facultés innées. Quelques années plus tard, Chihaya est enfin devenue une joueuse du premier rang et décide de retrouver Arata pour lui annoncer la nouvelle.


    Un anime assez particulier puisqu'il s'agit d'un cas assez rare de shojo sportif, en l’occurrence basé sur un jeu typiquement japonais : le Karuta, une sorte de mix entre le Memory et la Bataille Corse dont le but est de s'emparer avant son adversaire des cartes correspondant aux poèmes que le récitant va lire de façon aléatoire.

    Un jeu oui, mais on parle ici du Karuta compétitif, une précision importante puisque la discipline reste méconnue même au Japon et que plusieurs personnages secondaires vont s'étonner de l’intérêt de nos héros pour une activité habituellement destinée aux enfants. Pour être franc, je suis à peu près persuadé qu'un véritable partie de Karuta doit être ennuyeuse comme tout à regarder - en plus, c'est totalement impossible à exporter à l'étranger vu le niveau de japonais requis - mais comme souvent la mise en scène du récit permet de rendre palpitant à peu près n'importe quelle occupation. Hikaru no Go est ainsi la première comparaison qui vient à l'esprit puisque les matchs y sont avant tout la confrontation mentale entre deux personnalités et que chaque duel sera l'occasion d'approfondir le passé, les motivations et l'amour pour le jeu de chacun des deux opposants. Par ailleurs, l'auteur prête une grande attention à l'aspect stratégique de chaque partie et souligne efficacement le fait que chaque joueur a ses propres habitudes de jeu. Ainsi, pour ne citer que les héros, on peut remarquer assez vite que Chihaya aura tendance à ne reposer que sur sa vitesse, quitte à accumuler les erreurs là où Taichi misera plutôt sur sa mémoire photographique qui lui permet de remonter la pente en fin de partie ; Nishida quand à lui profitera de sa longue expérience du jeu pour garder son rythme, Kana prêtera plus d'attention au sens des poèmes qu'à leur sonorité et Tsutomu s'efforcera d'étudier le style de ses adversaire pour en trouver les points faibles. Enfin, et c'est un atout important dans un sport où tout se joue sur des fragments de secondes, le fait qu'il s'agisse d'une fiction permet l'usage de ralentis scénaristiques qui permettent de mieux suivre l'action et de mieux ressentir le suspense que s'il s'agissait d'un match en live.

    Mais le Karuta n'est pas uniquement un sport, et c'est là que le personnage de Kana a son importance puisqu'elle est toujours là pour nous rappeler qu'il s'agit également d'un précieux souvenir de l'histoire culturelle nippone puisque les cent poèmes qui composent le jeu étaient autrefois une compilation des poèmes les plus émouvants du Japon médiéval. On peut ainsi remarquer que les parties de Karuta sont extrêmement codifiées et chaque match commence par exemple par une récitation du poème inaugural, qui n'a pas de véritable incidence sur le jeu - si ce n'est de se faire une première idée des habitudes de lecture du récitant - mais permet aux concurrents de s'imprégner de la beauté des mots afin de maximiser leur concentration. Et c'est cette aspect culturel qui fait bel et bien de Chihayafuru un shojo puisque cette symbolique des poèmes sera constamment mêlée au cœur de l'histoire.


    ChihayaTaichi.jpg


    Il n'est pas rare par exemple, qu'une partie décisive se termine sur un poème d'amour permettant aux personnages de remporter la victoire - ou non - selon la force de leurs sentiments. La romance en elle-même est assez simple puisqu'il s'agit tout bêtement d'un triangle amoureux entre Chihaya, l'héroïne impulsive et excentrique totalement déconnectée de tout ce qui ne concerne pas le Karuta, son ami d'enfance Taichi, qui sous ses allures de playboy est totalement dévoué à elle, et Arata, le binoclard déprimé et déprimant qui lui a jadis appris à jouer au Karuta (nb : cette description n'est peut-être pas totalement objective). Mais bon, Taichi est tellement parfait dans tout ce qu'il entreprend - je crois qu'il rivalise presque avec Kazehaya de Kimi ni Todoke - qu'on se prend assez vite au jeu et à l'encourager de toutes nos forces ... même s'il a neuf chances sur dix de se prendre un gros friendzone d'ici la fin de la série.

    Un anime vraiment sympathique, aussi bien sur le plan du sport que celui de la romance, et qui donnerait presque envie de se mettre au Karuta. Enfin non, n’exagérons rien mais j'avoue que je me suis pas mal intéressé aux cent poèmes grâce à la série et certains gardent une bonne partie de leur puissance originelle malgré les pertes de rythme et la différence de culture liés à la traduction.

    Len



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    AnoHana

    Studio : A-1 Pictures
    Réalisateur : Nagai Tatsuyuki
    Genres : Drame, Tranches-de-vie, Romance
    Nombre d'épisodes : 11
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Six meilleurs amis dont trois filles et trois garçons ont grandi ensemble, il fut un temps où ils étaient inséparables. Les années défilant, le groupe a fini par se dissoudre. Désormais au lycée, Menma souhaiterait retrouver ses amis d'enfance afin d'exécuter une promesse et harcèle Jintan pour qu'ils les réunissent à nouveau.. mais au fil des années, chacun d'eux a bien changé. Que sont-ils devenus et comment se dérouleront leurs retrouvailles ? Y a-t-il toujours une chance qu'il puisse exister des amitiés qui ne se détruisent pas, malgré l'éloignement et le temps qui passe ?


    Un résumé qui ne paye pas de mine lorsqu'on découvre ce qu'il en est vraiment de l'histoire : une grosse claque. Le premier épisode est une pure merveille qui laissait déjà présager l'un des meilleurs animes de 2011, et ce fut le cas.

    Il se dégage de cet anime une émotion telle qu'il serait difficile de ne pas en avoir le cœur serré à défaut d'en avoir la larme à l'œil. Impossible de ne pas se projeter en ce groupe de personnages crédibles dans l'ensemble… de ne pas avoir une pensée pour ses amis d'enfance qu'on aurait perdus de vue. Qu'on croise des fois, par hasard, au détour d'une rue, qu'on salue.. et chacun continue son chemin. On pourrait même pousser le vice jusqu'à penser à nos "amis actuels" qui pourraient un jour, selon les circonstances de la vie, devenir de sombres inconnus ayant un jour fait partie de notre vie. Surtout qu’entre 2011 et 2015, j’ai perdu de vue pas mal d’amis…
    Outre les personnages réussis, il règne dans la série une ambiance mélancolique et nostalgique souvent critiquée, on reproche à la série de trop en faire et aux personnages d'être trop dépressifs et dépendants les uns des autres et incapables de trouver leur bonheur en dehors de la bande… et pourtant, ça se tient dans le contexte présenté.

    Je retiens également les excellents génériques qui font partie des points forts de la série. L'ending est si intelligemment incorporé à la dernière scène avant d'être lancé qu'il participe grandement à la rendre encore plus poignante et nous donner envie de dévorer l'épisode d'après.
    Et puis le combo Galileo Galilei + Secret Base = EPIC WIN !

    Le format 11 épisodes est largement suffisant et un plus gros nombre aurait pu faire basculer la série dans les temps morts et l'ennui profond. 11 épisodes de sans-faute. Un anime définitivement incontournable avec 6 personnages principaux qui n'ont rien à envier les uns aux autres, chacun d'eux s'est démarqué et m'a touchée à sa manière.

    Maya



    2012


    Len : Encore une très bonne année, non ?
    Maya : Kuroko no Basket, Hyouka, Magi ...
    Len : J'ai pleuré des larmes de sang de ne pas pouvoir faire d'article sur Zetsuen no Tempest.
    Maya : Sans oublier Ginga E Kickoff.
    Len : Mais bon, il y a aussi eu quelques déceptions ...
    Maya : Genre deux séries à succès adaptées de VN du même auteur et qui se sont auto-détruites passé le premier arc ?
    Len : Tout à fait Maya, tout à fait.



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    Kingdom

    Studio : Pierrot
    Réalisateur : Jun Kamiya
    Type : Seinen
    Genres : Action, Historique
    Nombre d'épisodes : 38 + 39 (deux saisons)
    Sujet de discussion Kosminea


    Dans la Chine médiévale divisée par les conflits féodaux, Shin et Hyou sont deux orphelins de guerre qui rêvent de prouver leur valeur sur le champ de bataille. Un beau jour, Hyou est recruté par un haut fonctionnaire du Royaume de Qin, qui souhaite utiliser son potentiel pour contrer un complot menaçant la vie du souverain. Séparé de son ami et plongé à son tour dans la guerre civile, Shin va devoir se battre pour protéger un jeune fugitif et faire de lui l'empereur qui régnera sur l'ensemble de la Chine unifiée.



    Dans les animes comme ailleurs, il y a généralement deux types de bonnes séries : il y a gros hits qui, après un début en fanfare, calent un peu en milieu de série mais se rattrapent avec un final d’anthologie, et les bonnes surprises qui partent d’assez bas mais finissent par monter peu à peu en puissance jusqu’à atteindre la quasi-perfection. Kingdom est ainsi l‘exemple typique d’un anime souvent mésestimé à cause d’un début catastrophique mais qui se révèle finalement être l’une des meilleures séries de la décennie.

    Il faut dire que le double-épisode inaugural ne met pas spécialement en confiance puisqu’il constitue un véritable fail graphique : des personnages en 3D mal incrustés sur des décors en 2D, des mouvements de caméra aléatoires qui donnent le mal de mer, la pire censure que j’ai jamais vue de ma vie (on voit une épée s’enfoncer lentement dans un écran noir pour symboliser une blessure :fier: ), des protagonistes qui se figent totalement dès que ce n’est plus leur tour de parler … je pourrais continuer un moment parce qu’il y a vraiment du lourd. Et le scénario semble parti sur la même voie puisque les premiers méchants à apparaître dans le récit sont des espèces d’Elephant Men qui ne pensent qu’à éliminer tout ce qui bouge. Et pourtant, il y a dès le départ un point qui m’a suffisamment intrigué pour me pousser à voir la suite, c’est la question de savoir ce qu’allait donner les interactions entre les deux héros : Shin, un jeune guerrier autodidacte prêt à tout pour prouver sa valeur, et Sei, le prince déchu qu’il est chargé de protéger alors même qu’il a causé la mort de son meilleur ami.

    Et sur ce plan comme sur beaucoup d’autres, l’anime m’a donné raison de ne pas l’avoir abandonné trop vite puisqu’il se reprend en main très rapidement et change du tout au tout jusqu’à devenir un véritable chef d’œuvre. Bon, soyons sincère : le chara-design ne s’arrange pas. C’est même plutôt l’inverse puisque le nez de Sei, qui était le seul bisho du coin, va s’allonger démesurément à mesure qu’il grandit. Mais au moins, ils évitent les gros travellings circulaires, la censure débile et les dialogues sont bien plus naturels passés la première partie du récit. A côté de ça, Kingdom possède plusieurs atouts de poids qui en font un excellent anime : le premier, c’est qu’il s’agit d’un shonen à l’ancienne avec des combats bien bourrins plus proches d’une planche d’Asterix que d’un défi stratégique à la Naruto. Dit comme ça, ça n’a pas l’air d’être un compliment mais en fait si puisque ce côté très spontané change un peu de ce qu’on trouve depuis quelques années et donne des moments très intenses lorsque deux généraux vont se retrouver face à face après avoir chacun balayé le reste de l’armée ennemie à lui tout seul. Le second atout de la série, ce sont ses répliques finement ciselées, de longues tirades qui seraient certainement ridicules sorties de leurs contextes mais qui sont prononcées avec tellement de conviction qu’elles en deviennent totalement badass au milieu de l’action. La première qui me vient à l’esprit, c’est celle où un gros barbu avec du rouge à lèvres annonce à ses hommes qu’il s’est complètement planté sur le plan stratégique mais que ce n’est pas grave puisqu’il leur suffit de vaincre cinq ennemis chacun avant de mourir pour renverser le cours de la bataille. Ça a l’air tout con, mais sur le coup on a vraiment envie de le croire et cette façon de remotiver ses soldats en jouant sur l’absurde est l’un des grands moments de la première saison. Enfin, et c’est peut-être plus visible sur la seconde saison, Kingdom est un anime qui possède une véritable intelligence dans son récit. J’ai dit plus haut que les combats avaient tendance à être extrêmement bourrins, mais ce n’est pas tout à fait le cas puisque derrière les coups d’éclat flamboyants de quelques individualités, on a de véritables stratégies qui s’affrontent en coulisse afin d’optimiser le potentiel destructeur de ces guerriers d’exception et de trouver le meilleur moment et le meilleur endroit pour les faire intervenir. Et je pense notamment à deux épisodes qui sont vraiment du niveau de Legend of Galactic Heroes, l’un où pendant vingt-quatre minutes deux ambassadeurs vont s’affronter comme des marchands de tapis pour déterminer les conditions d’une alliance entre leurs pays respectifs (- Je vous échange trois villages contre une forteresse. – Ok, mais on veut des remparts neufs) et le second qui alterne guerre psychologique et coups tordus pour illustrer l’affrontement entre un stratège renommé et un ancien bandit.

    Une série qui vaut vraiment le coup d'œil, d'ailleurs je crois savoir qu'elle a fait exploser les ventes du manga papier, et j'attends de pied ferme l'annonce d'une troisième saison (même si ça n'a pas l'air d'actualité pour le moment :pleure: ).

    Len



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    Shinsekai Yori

    Studio : A-1 Pictures
    Réalisateur : Masashi Ishihama
    Genres : Drame, Fantastique, Romance, Mystère
    Nombre d'épisodes : 25
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Dans un futur lointain où les humains possèdent des pouvoirs psychiques, Saki, une écolière, s’inquiète d'être la seule de ses amis à ne pas avoir développé la moindre parcelle de télékinésie. Un beau jour, ses pouvoirs se réveillent enfin mais la petite fille surprend une conversation entre ses parents soulagés de savoir qu'elle a échappé de peu à l'élimination qui l'attendait s'il ne s'était rien passé. Mais Saki et ses camarades sont encore loin d'être des adultes et d'autres épreuves les attendent avant d'être reconnus par leurs pairs.


    Un autre anime dont la description m'a posé quelques problèmes tant les thèmes qu'elle aborde sont vastes. S'agit-il d'un récit initiatique, d'un conte onirique, d'une anticipation dystopique, d'une série d'horreur ou d'une réflexion sur la difficulté de conjuguer liberté et sécurité ? Un peu de tout à la fois en fait et sans doute pas mal d'autres choses.

    L'histoire prend donc place dans un futur lointain, un futur où l'humanité a quasiment disparu mais où ses survivants, rassemblés dans de petites communautés rupestres, ont appris à développer de puissants pouvoirs psychiques. Par ailleurs, d'autres espèces douées d'intelligence ont fait leur apparition et notamment les bakenezumis, des hommes-rats réduits en esclavage par des humains qu'ils sont désormais forcés de vénérer comme des dieux. La narration va plus précisément suivre ce qu'il advient d'un groupe d'enfants élevés selon des méthodes sectaires comprenant aussi bien l'hypnose que l'élimination des plus faibles ou la culpabilisation constante à l'idée de faire passer leur bonheur personnel avant celui de la collectivité. Mais ces enfants vont un jour découvrir par hasard la vérité peu glorieuse sur le passé de l'humanité et sur les raisons de l'éducation stricte qui les entoure, une éducation sans merci rendue nécessaire par le souvenir encore cuisant de catastrophes ayant failli mener à l'extinction totale de l'humanité, lesquelles feront régulièrement l'objet de flash-backs pour nous rappeler les raisons qui ont mené à la création d'une société terrorisée par ses propres enfants. Et la découverte de cette vérité, associée au désir qui naît alors en chacun des enfants de suivre désormais ce qu'il pense être sa propre route, va insensiblement enclencher l'engrenage qui mènera, des années plus tard, à une menace bien pire que toutes celles que les adultes avaient pu imaginer dans leur paranoïa.

    Vous l'aurez compris, cet anime ne respire pas vraiment la joie de vivre et une ambiance inquiétante se met en place dès les premiers épisodes, portée par des jeux d'ombres, des décors torturés ou des musiques angoissantes qui n'hésitent pas à utiliser les chœurs pour amplifier l'aspect tragique des événements. Ce malaise est également accentué par la précision glaciale avec laquelle l'auteur nous décrit l'univers et les règles qui régissent la communauté. Ainsi, l'une des révélations importantes du début de l'anime est le fait que les théoriciens du système se sont inspirés de l'exemple des bonobos pour conditionner les jeunes adolescents et les inciter à désamorcer leurs conflits via la découverte de la sexualité, ce qui donnera lieu à plusieurs scènes assez troublantes vers le milieu de l'anime. L'œuvre se montre également dérangeante de par son refus total du manichéisme : alors même que les antagonistes apparaissent comme des monstres prêts à utiliser n'importe quelle méthode pour arriver à leurs fins, une petite voix nous rappelle sans cesse que leurs raisons de se battre sont tout aussi légitimes, voire plus, que celles des héros. Enfin, l'auteur se montre sans aucune pitié avec ses personnages et n'hésite pas à plusieurs reprises à sacrifier certains de ceux que l'on pensait pourtant intouchables.

    Un récit mené de main de maître du début à la fin de la série, conjuguant beauté de la mise en scène, grands moments d'émotion, un suspense assez insoutenable dans son dernier tiers et un vrai débat sur ce qu'il est légitime de faire ou non dans l’intérêt du plus grand nombre.

    Len



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    Danshi Koukousei no Nichijou

    Studio : Sunrise
    Réalisateur : Takamatsu Shinji
    Genres : Comédie, Tranche-de-vie
    Nombre d'épisodes : 12
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Maintenant que le Dieu des otakus a entendu mes prières et qu’une troisième saison pour Working a été annoncée, il ne reste plus qu’à continuer de prier férocement pour voir une seconde saison de Daily Lives of High School Boys arriver sur nos écrans !

    Lorsqu’on confie à Sunrise l’adaptation d’un manga comique avec Takamatsu Shinji à la réalisation, ça donne du Gintama-like complètement déluré. En effet, on détient ici un petit bijou complètement barré composé d’une succession de gags les uns plus tordants que les autres. Sous couvert d’humour, on retrouve également une déconstruction des clichés lycéens dans les mangas, ce n’est pas spécialement critique ou acerbe mais plutôt un outil scénaristique pour servir l’ambiance décalée au sein de ce lycée de malades.

    Les personnages font la force de l’anime et compensent largement l’absence d’histoire principale, entre le présumé héros qui disparaît au bout de cinq épisodes, la fille mordue de littérature complètement déconnectée de la réalité, le binoclard blasé aux élans de folie, le président du conseil des élèves aussi pervers qu’adorable… tout le casting est génial, et c’est encore plus drôle quand l’auteur joue un peu la carte de la romance en créant de l’alchimie entre deux personnages. De quoi rigoler et shipper en même temps. Car oui, on y retrouve également des histoires d’amour et d’amitié... du moins, en quelque sorte.

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    Je finirai ce paragraphe en citant du @Mojito : L'amitié, ça passe aussi par le fait de mettre des culottes sur sa tête ! Plus rien à faire de la virilité, vive l'AMITIÉ !

    Maya



    2013


    Len : Log Horizon !
    Maya : Uchōten Kazoku !
    Len : Gargantia !
    Maya : Free !
    Len : Valvrave !
    Maya : Pardon ?
    Len : Ben quoi, l'anime a une très bonne saison 2 :oops: .



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    Gundam Build Fighter

    Studio : Sunrise
    Réalisateur : Kenji Nagasaki
    Genres : Action, Mecha
    Nombre d'épisodes : 25
    Sujet de discussion


    Une des nombreuses déclinaisons de la licence Gundam, qui s’intéresse cette fois-ci aux produits dérivés que Sunrise a écoulé pendant trois décennies en mettant en place un monde où ces maquettes peuvent combattre via des hologrammes. L'histoire suit plus précisément le parcours de Sei un mécanicien de génie qui rêve de participer au tournoi mondial pour suivre les traces de son père et rencontre par hasard un garçon de son âge qui ne connait rien au jeu mais se révèle être un prodige du pilotage.



    Dernière série Gundam en date (non non, je refuse catégoriquement l’appellation Gundam pour G no Reconquista :p ) Build Fighter est le premier opus de la série à se tourner de façon aussi franche vers le jeune public. Il est d'ailleurs assez ironique de constater que les producteurs de Sunrise ont décidé de plagier Level 5 après l'échec de leur collaboration sur Age. Mais ce scénario en apparence minimaliste n'était-il pas précisément ce dont le studio avait besoin pour redresser la barre ? De fait, cette série apporte dès le départ une chose essentielle qui était un peu absente de leurs dernières œuvres, à savoir l'impression que le staff a pris du plaisir à concocter son dernier né. Et cette bonne humeur manifeste se ressent réellement à toutes les étapes de la production, qu'il s'agisse d'une animation ultra-précise (le combat de l'épisode 6 où les visages des deux méchas se déforment progressivement sous l'effet de la chaleur), d'une OST extrêmement variée, d'un humour percutant (le manque de tact délicieusement naïf de Reji est juste énorme) mais aussi et surtout des nombreuses références qui parsèment la série.

    Car avant d'être une série pour enfants, Gundam Build Fighter c'est aussi l'aboutissement de trois décennies de ventes de produits dérivés : Build Fighter, c'est plus d'une centaine de méchas différents qui ont déjà leur propre histoire et auront droit à un moment de gloire, du petit screenshot en arrière-plan au duel d'anthologie contre les héros en passant par le spécimen d'exposition avec de fausses traces d'usure pour rendre hommage aux nombreuses batailles qu'il est supposé avoir livré. Build Fighter, c'est les vieux otakus en cosplay Zeon qui se réunissent dans un bar miteux pour deviser sur le fait que les vrais hommes montent leurs maquettes eux-mêmes.Build Fighter, c'est des discussions à bâtons rompus entre Sei et ses rivaux pour savoir si leurs armes viennent de la série originale ou d'une OAV méconnue. Build Fighter enfin, c'est des allusions quasi-permanentes, parfois vachardes (Le Wing? Personne ne le connait) mais toujours pointues sur l'ensemble d'une franchise qui comprend plusieurs dizaines d'univers alternatifs.

    Un petit mot maintenant sur la seconde saison, Gundam Try qui a tenté de repartir sur de nouvelles bases avec de nouveaux persos et ellipse de quelques années. L’idée de base, privilégier les combats par équipes au lieu des duels de la première série, était plutôt intéressante mais le rendu final n’a malheureusement pas été à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer. Il faut dire qu’il était difficile de combler le vide laissé par l’absence des personnages de la précédente série et du coup on se retrouve avec un Sekai qui est une sorte de sous-Reiji (en moins débile), une Hoshino qui est une sorte de sous-Iori (en moins otaku) et Yuuma qui est un binoclard de base, sérieux et travailleur. En fait, le seul personnage à véritablement sortir du lot cette fois-ci est le rival de Yuuma, Minato Sakai, dont le visage expressif et les idées saugrenues sont une grosse source de passages comiques. Mais la série a également fait une grosse faute de goût en faisant du nouveau héros un spécialiste des arts martiaux : du coup, on a même plus de combats de robots, juste Sekai qui enchaîne les quatre techniques à sa disposition en hurlant leur nom pour les rendre plus puissantes et il faut vraiment attendre que les personnages secondaires entrent en action pour avoir des scènes un peu plus palpitantes.

    Pour conclure, Build Fighter est un gros bain de jouvence dans une licence qui s’était un peu ankylosée ces dernières années et son absence de scénario est largement compensée par la plaisir du visionnage. Et si sa seconde saison est un poil décevante – en même temps, elle est totalement indépendante et donc facultative – elle garde elle aussi quelques très bons moments d’animation.

    Len



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    Nagi no Asukara

    Studio : P.A. Works
    Réalisateur : Toshiya Shinohara
    Genres : Drame, Fantastique, Tranches-de-vie, Romance
    Nombre d'épisodes : 26
    Licence : Crunchyroll FR
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    Depuis la nuit des temps, les habitants des zones côtières vivent en harmonie avec leurs voisins du monde sous-marin. Une harmonie symbolisée par l'Ofunehiki, la cérémonie en l'honneur du Dieu de l'Eau que les deux peuples organisent ensemble chaque année. Mais alors que la baisse de la natalité et l'exode massif de jeunes adultes vers la surface menacent la survie du monde sous-marin, les tensions s'accroissent entre les deux communautés compromettant la tenue du rituel ancestral. C'est dans ce contexte que la dernière école de Shioshishio, le village sous-marin, se voit fermée faute d'élèves, obligeant ses quatre derniers collégiens à suivre leurs cours à la surface. Mais leurs différence avec leurs nouveaux camarades ne sera pas forcément l'épreuve la plus difficile qu'ils devront franchir alors que leur plongée dans un monde différent accélère leur chemin vers l'âge adulte.



    Studio indépendant depuis 2008, P.A. Works (Angel Beats, Hanasaku Iroha, Another ... ) est rapidement devenu l'un de ceux dont j'attends le plus les productions. Si leur manque d’expérience se fait souvent ressentir dans la gestion du récit - notamment en milieu de série où le rythme tourne parfois à vide - leurs graphismes de toute beauté, leurs slice of life ultra-précis ou leurs romances choupinettes compensent largement pour moi ce défaut et offrent une alternative plus maladroite mais plus spontanée à un secteur jusque là dominé par KyoAni. C'est donc avec impatience que j'attendais le jour où ils parviendraient à créer un anime réussi de bout en bout et Nagi no Asukara est clairement la perle qui leur manquait pour devenir un grand studio.

    En commençant la série, je m'attendais comme pas mal de monde à tomber sur un simple triangle amoureux et j'avais même décrit à pas mal de monde la série comme "Une histoire d'amour vue avec le regard de l'ami d'enfance qui va voir celle qu'il aime s'éloigner de lui". La vérité est bien plus complexe : pour commencer, et c'est l'une des choses que j'apprécie particulièrement chez P.A . Works, la série ne met pas en scène un harem mais bel et bien un groupe d'ami mixte où chacun a ses propres aspirations et ses sentiments personnels. Ce n'est donc pas un mais bel et bien six triangles amoureux qui s'entremêlent assez rapidement laissant traîner un véritable doute sur le résultat final ... lequel finit peu à peu par s'imposer de lui-même à tel point qu'aucun couple ne m'a semblé forcé même lorsqu'il ne correspondait pas à ce que j’espérais à la base.

    Ensuite, il faut noter un véritable effort dans le développement des personnages qui évoluent au contact les uns des autres : ainsi Hikari n'est pas le gamin inutilement agressif qu'il semble être à première vue mais bel et bien un garçon sensible qui est conscient de son mauvais caractère et fait de son mieux pour corriger ses défauts et reconnaître lorsqu'il est en tort. Même remarque pour Manaka qui ne reste pas coincée dans son rôle de pleurnicharde de service mais finit par se confronter à la vérité et faire un choix qui sera déterminant pour la finalité de l'intrigue. Si Chisaki, quant à elle, a énervé pas mal de monde sur le topic, on ne peut nier que sa personnalité et ses défauts sont terriblement humains. Et on finit par mon Kaname, qui n'est pas forcément le plus mis en valeur en terme de dialogue mais compense son faible taux d'apparition par une véritable subtilité dans les expressions ou le doublage de celui qui tente de cacher jusqu'au bout qu'il est le plus fragile de la bande, celui qui ne peut se permettre de montrer ses faiblesses car tout le monde compte sur lui pour les aider à surmonter les leurs.


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    Enfin, il y a la mer. Servi par des plans magnifiques et un véritable travail de fond sur le background et les us et coutumes du monde sous-marin - en commençant par l'Ena, cette seconde peau qui permet aux habitants des profondeurs de filtrer l’oxygène dont ils ont besoin - Shioshishio est la véritable star du début de la série, une valeur ajoutée qui permet rapidement à la série de prendre sa propre identité et de se démarquer des habituelles romances mais aussi une présence qui devient peu à peu indispensable jusqu'à l’apothéose de mi-série. Car Nagi no Asukara n'est pas qu'une romance, c'est aussi le récit d'une rivalité entre deux faces d'une même pièce : d'un côté les habitants du monde sous-marin, constamment tiraillé entre leur monde natal et les attraits interdits de l'extérieur, de l'autre les humains de la surface qui effleurent constamment un univers auquel ils ne pourront jamais accéder.

    Du coup, que retenir de la série ? Une réalisation qui touche à la perfection d'abord, qu'il s'agisse des graphismes (notons la palette qui vire soudainement du bleu au blanc lorsque le ton devient plus nostalgique), des doublages, de la bande son (l'insert song de l'épisode 13 est juste excellente :calin:), des dialogues ou de la mise en scène (Je pense bien évidemment à LA scène du passage à niveau). Un scénario qui nous aura maintenus en haleine pendant vingt-six épisodes avec notamment un cliffhanger particulièrement sadique à la fin du treizième épisode. Des romances particulièrement réussies avec plusieurs des meilleures déclarations que j'ai pu voir dans un anime ... même lorsqu'elles n'atteignent pas leur but. Mais enfin et surtout une véritable réflexion sur le passage à l'âge adulte et la nécessité d'aller de l'avant sans se laisser emprisonner par ses préjugés, son passé ou par la peur de détruire ce à quoi on tient.

    Len



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    L'Attaque des Titans

    Studio : Production I.G, Wit Studio
    Réalisateur : Araki Tetsurô
    Genres : Action, Drame, Horreur, Surnaturel
    Nombre d'épisodes : 25
    Licence : Wakanim
    Fiche Kosminea - Sujet de discussion


    L’Attaque des Titans ayant roulé sur la concurrence en 2013, et ayant réussi à raviver mon intérêt pour l’animation japonaise lors de sa sortie, il serait ingrat et peu sérieux de ne pas la mentionner dans un Kosmozine hommage.

    Adaptation du manga éponyme par Wit Studio (annexe de Production IG), la série réussit le pari de se démarquer et d’avoir une identité propre, surtout grâce à sa réalisation par Araki Tetsuro qui n'a pas failli à sa réputation en nous livrant un blockbuster qui s’adresse à un très large public et qui, comme Death Note à son époque, a pu susciter de nouvelles vocations chez les non acquis à l’animation japonaise.

    Parmi les choix artistiques les plus notables de la série, il convient de saluer celui de conserver le charadesign rugueux aux contours épais et mal définis de Hajime Isayama, faisant ainsi l’originalité de l’habillage visuel. Le trait est singulier et il est impossible de ne pas le reconnaître en croisant une simple capture d’un épisode de l’anime. Du côté de l'animation, même si elle souffre de quelques plans fixes, elle se rattrape à plusieurs reprises, notamment lors des scènes de voltige avec les manœuvres aériennes qui sont absolument superbes, ou encore lors de l’animation des Titans qui sont impressionnants de vitesse.

    En joignant l’aspect technique soigné et la recette gagnante du shonen mêlant action, personnages charismatiques et mystères, la série avait tout pour plaire, et pourtant, là où le bât blesse, c’est au niveau du rythme et de l’histoire. Pour vous résumer la chose, la quête qui nous est présentée dès le début de la série (parlons d’une sombre histoire de cave, pour rester vague) n’est pas atteinte à la fin de la série, peu de choses quant à l’univers nous sont révélées et la série essaye de compenser son vide intersidéral par des morts aussi insignifiantes qu’agaçantes. On parle de Titans mais le récit avance à pas de fourmis, peu d’avancée entre le début et la fin, beaucoup de remplissage et beaucoup de longueurs, beaucoup de questions et peu de réponses, les quelques révélations suscitant encore d'autres questions.

    Des réponses satisfaisantes viendront, certainement, peut-être lors de la seconde saison prévue, mais la première est une longue faribole. Entre innombrables flashbacks, discours héroïques et grandiloquents, Armin qui explique les évidences qui se passent à l’écran et les interminables scènes d’équitation dans une certaine forêt, ça manque d’action, cette dernière étant concentrée dans des cliffhangers aguicheurs ou lors des derniers épisodes de la série, ce qui est peu pour compenser l’inégalité du rythme de la série. Si seulement l’univers était développé à côté…

    Vous l’aurez compris, L’attaque des Titans fut une semi-déception, et même si je reste optimiste pour la suite, j’ai des craintes quant aux développement de l’univers et évolution des personnages, j’espère que le manga ne souffrira pas du succès de son adaptation et que l’auteur ne fera pas le regrettable choix de se diriger plus vers le blockbuster en s’éloignant encore plus de ce que semblait promettre son œuvre au départ.

    Maya



    2014



    Maya : Hum, c'est dur d'avoir du recul là.
    Len : Il y a toujours le début de Shirobako et de Akatsuki no Yona.
    Maya : Ou encore Haikyuu et Noragami !
    Len : Sans oublier Akame ga Kill et No Game no Life.
    Maya : Mais ...
    Len : Oui, je ne vois pas trop de chefs-d'oeuvre capables de traverser les siècles là.



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    Terror in Resonance

    Studio : MAPPA
    Réalisateur : Shinichirō Watanabe
    Genres : Drame, Thriller
    Nombre d'épisodes : 11
    Licence : Wakanim
    Sujet de discussion


    Un beau jour, deux adolescents déclenchent un attentat à Tokyo avant de revendiquer leur acte sur internet sous le pseudonyme Sphinx. Ils lancent alors un défi à la police : si celle-ci n'arrive pas à décoder leurs messages indiquant les lieux de leurs prochaines attaques, de nouvelles explosions auront lieu. Mais quel peut bien être le véritable but de Sphinx ?



    Un cas un peu particulier puisque cette série est pour moi une semi-déception : un anime qui se contente d'être très bon alors qu'il aurait pu viser la perfection. La faute a un début trop prometteur qui n'aura finalement pas su tenir toutes ses promesses ... ou tout bêtement à un virage commercial destiné à satisfaire le plus grand nombre.

    Au départ, Zankyou no Terror se présentait comme un duel psychologique sur fond d'ésotérisme. D'un coté, deux mystérieux adolescents projetant des attentats en série si les énigmes qu'ils proposent sur le net ne sont pas résolues à temps. De l'autre, Shibazaki, un policier entre deux âges sur le retour après avoir passé plusieurs années au placard car sa trop grande implication dans les enquêtes sensibles gênait les autorités. Et au milieu, des références ultra-précises à la mythologie grecque, un terreau particulièrement fertile en symbolisme et en double-sens. La série s’annonçait donc comme une double course-poursuite : celle de l'inspecteur pour identifier et localiser les terroristes et celle des deux anti-héros bien décidés à trouver un être suffisamment sagace et déterminé pour repérer les appels au secours dissimulés dans leurs annonces. A coté de cela, l'introduction du personnage de Lisa, témoin gênant qui se réfugie bien vite dans le syndrome de Stockholm pour oublier les vicissitudes de sa propre vie, permettait d'ouvrir un nouvel avenir à nos protagonistes, une porte de secours leur permettant de retrouver leur humanité perdue en choisissant de protéger plutôt que de détruire et de revenir à une vie normale au lieu de continuer à faire rejaillir leur mal-être dans leurs explosifs.

    Malheureusement, l'arrivée à mi-série d'un nouvel antagoniste aux méthodes de cow-boy brise ce quasi huis clôt et marque un tournant radical dans l’atmosphère de la série : exit la psychologie, les non-dits et l'équilibre relatif des forces en présence, place au grand show hollywoodien. Un bon show hollywoodien, je ne dis pas - l'animation est au top, le suspense parfaitement maîtrisé, le méchant détestable à souhait et ça explose dans tous les sens - mais ce n'est pas vraiment ce qu'on nous avait promis au départ. Et les bases de la série se retrouvent profondément affectées par ce retournement de situation : les héros, désormais devenus des bêtes traquées, perdent une grande partie de leur charisme qui était justement basé sur leur sang-froid et leur détachement presque cruel. Shibazaki quant à lui se retrouve d'un seul coup cantonné dans un petit coin du scénario et son enquête sur les origines de Sphinx, qui aurait dû constituer le cœur de la série, passe quasiment à la trappe. On touche même au ridicule lorsqu'il parvient à mettre la main sur l'un des responsables d'une organisation supposée avoir éliminé dans l'ombre tous ceux qui s’intéressaient de trop près à elle ... et que le type lui sert le café avant de débiter calmement tout ce qu'il sait puis d'attendre tranquillement son arrestation jusqu'à la fin de la série. Quant à Lisa, ce personnage est un gros fail en fait. Il y a pas grand chose à dire, elle est juste le boulet du groupe, tous les espoirs misés sur elle s'effondrent les uns après les autres, elle ne parvient ni à se libérer de son passé ni à sauver les héros du leur et se contente d'observer sans rien faire la conclusion du récit.


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    Après, l’intérêt de l'anime remonte un peu dans son dernier tiers. Je pense notamment au passage de la grande roue qui est juste excellent en terme d'émotion ou à une scène éphémère où nos deux héros vont oublier quelques minutes la pression qui repose sur eux depuis leur enfance et jouer ensemble comme les adolescents qu'ils n'ont jamais pu être. Malgré tout, je dois dire que le dernier épisode m'a un peu laissé sur ma faim. Une fois de plus, il n'est pas mauvais et est même très réussi dans son style mais je maintiens qu'ils ont voulu en faire un peu trop quitte à oublier de donner un sens et une finalité à la série qu'ils produisaient, d'où un fâcheux sentiment d'inaccomplissement dans la façon dont elle se termine. Tout ça pour ça en fin de compte, ça aurait pu raconter la même chose en deux OAVs de vingt minutes.

    Certainement un très bon anime pour ceux qui aiment le grand spectacle, peut-être un peu moins pour ceux qui espéraient un scénario aussi solidement bâti que les premiers épisodes le laissaient penser.

    Len



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    Isshuukan Friends

    Studio : Brain's Base
    Réalisateur : Tarou Iwasaki
    Genres : Drame, Romance, Ecole
    Nombre d'épisodes : 12
    Sujet de discussion Kosminea


    Intrigué par le comportement asocial de Kaori Fujimiya, une élève de sa classe, Yuuki Hase lui demande de devenir son amie afin de mieux la connaitre. Malgré son refus il décide de tout faire pour se rapprocher d'elle et découvre qu'elle cache un terrible secret : tous les lundis, elle oublie l'existence de ceux dont elle est proche. Hase parviendra-t-il à entretenir son amitié avec une personne qui ne se souvient pas de lui d'une semaine sur l'autre ?



    Et on termine cet inventaire avec une série tout gentillette qui ne laissera peut-être aucune trace dans l'histoire de la japanimation mais qui m'aura procuré de véritables moments de plaisir tout au long de sa diffusion et un sourire béat pendant quelques mois.

    Si le thème abordé est en lui-même assez nostalgique, la façon dont il est abordé est toute mignonne et emplie de poésie, avec une réalisation assez proche de Kimi to Boku, dont je n'ai pas eu l'occasion de parler mais qui est également un anime plein de douceur dont je garde un excellent souvenir. Il faut dire que les personnages principaux d'Isshuukan Friends sont particulièrement attachants, qu'il s'agisse d'Hase-kun, un garçon timide aux pommettes rosissantes qui va mettre toutes ses forces dans la balance pour tenter d'obtenir un simple sourire de la jeune fille froide et mystérieuse à qui personne ne semble parler dans la classe, ou de Fujimiya, une adolescente forcée de garder ses distances avec les autres pour ne pas les blesser mais qui souffre au fond d'elle de ne pas pouvoir profiter de sa vie de lycéenne comme elle le voudrait. A ce duo principal vont s'ajouter deux autres héros un peu plus secondaires : Kiryuu, le meilleur ami d'Hase dont les manières brusques et la sincérité parfois gênante cachent un cœur d'or et Saki, une rêveuse plongée dans son propre monde qui deviendra la première vraie amie de Kaori.

    Une série pleine de bons sentiments donc, accentués par un trait léger aux couleurs pastel, une OST apaisante et un doublage qui exprime à la perfection les émotions et la subtilité des sentiments de chacun des protagonistes. Car la question se pose tout au long de la série de savoir si l'on peut parler de romance entre un Hase, trop pur pour envisager un plus grand bonheur que de redevenir ami chaque semaine avec la même personne et une Fujimiya qui est avant tout reconnaissante d'avoir trouvé quelqu'un susceptible de la soutenir dans sa lutte de tous les instants. Pour ma part, j'aurai tendance à dire que oui, cet anime est bien une série romantique, en revanche un véritable amour peut difficilement naître en une semaine et l'autre fil conducteur de l'anime, la question de savoir si Kaori retrouvera un jour sa mémoire, me semble donc essentiel à résoudre avant toute avancée concrète. Une amnésie qui, là aussi, est traitée de façon assez douce : si l'on se doute qu'il y a un traumatisme derrière, la série ne va pas spécialement jouer la carte du pathos et les séquences d'émotion, bien que très réussies, seront vite compensées par le concentré de mignonnerie ambiant.

    Une série vraiment sympathique à défaut d'être indispensable, et le seul reproche que j'aurais à lui faire est de ne pas avoir de véritable conclusion, l'anime ayant été diffusé avant la fin du manga.

    Len



    RageBahamut.jpg
    Rage of Bahamut

    Studio : MAPPA
    Réalisateur : Satô Keiichi
    Genres : Aventure, Drame, Action, Fantastique, Magie
    Nombre d'épisodes : 12
    Licence : Dybex (Simulcast via Wakanim)
    Sujet de discussion


    L’année 2014 fut prolifique en excellentes adaptations (Barakamon, Blue Spring Ride, Gekkan Shojo Nozaki-kun…) mais mon choix s’est porté sur une série dont l’intérêt ne réside pas uniquement dans sa qualité intrinsèque mais dans l’espoir qu’elle représente pour une Japanimation dont l’originalité se meurt.

    Adaptation d’un jeu de cartes sur téléphone mobile, la série semblait être bien partie pour être un gros placement de produit, mais c’était sans compter sur les talents du studio MAPPA. Fondé en 2011 par l’ancien fondateur de Madhouse Masao Maruyama, ce studio-bébé semble tenir ses promesses en ne manquant pas d’audace et en proposant des œuvres originales comme Terror in Resonnance cité plus haut par Len, ou encore Garo. Sans avoir recours à la vulgarité et à l'exagération de Trigger [/trollspotted], le studio fait des tentatives originales mais en revenant à l’esprit qui caractérisait l’âge d’or de la Japanim’.

    Rage of Bahamut, ne jouissant même pas du nom de Shin'ichirō Watanabe à la réalisation pour attirer les mouches, a démarré discrètement sans gros tapage et sans aucune attente. Une recette simple, un road-trip mettant en scène trois personnages principaux, Amira qui est en quête d’identité, Favaro en quête de fortune et Kaisar en quête de vengeance, trois quêtes tout à fait différentes et dont le mélange donne une aventure des plus palpitantes et des gags bien dosés. Même si le plot est basique au possible, la créativité se ressent dans la cinématographie et la direction artistique, sans parler de l’exceptionnelle animation (même si elle faiblit vers la fin).

    Mais si la réalisation est constante, le scénario, lui, se vautre en fin de série en essayant d’infuser de l’épique et du sérieux à ce qui n’aurait dû être qu’un road trip bien marrant. La série perd de sa fraîcheur pour s'embourber dans un récit de guerre brouillon et mettant en scène des protagonistes et antagonistes introduits à l’arrache et dont les interventions se limitaient jusque là à deux lignes. Une erreur de fin de parcours qui sera, espérons, rattrapée lors de la seconde saison prévue pour 2015 !

    Maya




    Bonus : 10 ans de nanar




    Gravion.jpg


    2004 : Gravion

    La parodie involontaire d'Evangelion. Un must !

    PapaKissDark.jpg


    2005 : Papa to Kiss in the Dark

    Aussi subtil que son titre le laisse paraître.

    MarginalPrince.jpg


    2006 : Marginal Prince

    Une comédie musicale sur fond de romances lycéennes et d'espionnage.

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    2007 : Shining TearsxWind

    L'anime d'héroïc-fantasy le plus bidon au monde. Et le BL est quasiment canon :fier: .

    Hakushaku.to.Yousei.jpg


    2008 : Hakushaku to Yousei

    Chasse aux fées, chat pervers et clefs invisibles et impalpables ... un des topics les plus hilarants d'Hyjoo.

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    2009 : Yumeiro Patissiere

    Quand une cruche décide de faire des gâteaux pour pouvoir en manger plus souvent.

    Yosuga.jpg


    2010 : Yosuga no Sora

    Des répliques cultissimes dans un porno sans queue ni tête.
    Maya : Si si, y avait une queue !

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    2011 : Hoshizora e Kakaru Hashi

    Le seul anime harem où le petit frère du héros a plus de scènes de fan-service que les femelles.

    Shining Hearts.jpg


    2012 : Shining Hearts: Shiawase no Pan

    Pâtisserie, héroïc-fantasy et petite soubrettes ... une recette inoubliable.

    Diabolik.Lovers.jpg


    2013 : Diabolik Lovers

    Un harem inversé pour les jeunes filles en fleur qui rêvent de se faire insulter par des beaux gosses.

    Kamigami.no.Asobi.jpg


    2014 : Kamigami no Asobi

    Les Dieux n'ont jamais été aussi ... euh ... flippants ?
     
  4. Lougane
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    Lougane Planète Modo Fourneaux Modo Atelier

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    Chouette Kosmozine (j'ai pas encore tout lu en détails). Mais ce que j'aime bien avec les rétrospectives sur plusieurs années c'est que même sans regarder d'anime, j'ai l’impression d'être une pro parce que je connais (au moins de nom et sur l'histoire) une bonne partie des titres cités. Maintenant je désespère parce que je me dis qu'il faudrait que je les regarde :skull:
     
  5. Varlendis
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    Varlendis Volcan

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    Pas mal cette petite séance nostalgie, 10 ans ça me semble aussi long que court et pour moi ça correspond plus ou moins au moment où je me suis mit pour de bon à la japanimation. J'ai aussi de sacrés souvenirs des discutions ... enflammées sur le topic de Code Geass même si à l'époque je me contentais de suivre sans participer (pas encore inscrit sur Hyjoo). J'ai été revoir la scène final et vraiment je crois qu'aucune série n'a jamais fait aussi bien de ce côté là, c'est vraiment magistral.

    Il y aurait beaucoup à dire sur la plus part des séries citées, en bien ou en mal, mais bon je vais pas refaire le boulot qui a déjà été fait (surtout que si tout le monde fait pareil on est pas rendu). Je me permettrais quand même de marquer ma désapprobation sur ce que dit Len à propos de la saison 2 de Gundam Buil Fighter, je la trouve tout aussi bien que la précédente et le trio de personnages principaux n'a clairement pas à rougir de la comparaison avec le duo de la saison 1. Puis bon Sakai Mianto ... soit c'est un bon personnage, en même temps ya quasiment que ça dans cette série :p, de là à le citer comme l'un des intérêts principaux de cette saison 2 faut pas pousser non plus, je l'ai trouvé sympas sans plus.
     
  6. Maeve
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    Maeve Astéroïde

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    Olalala!!!!! Ce boulot de ouf! OO

    Je n'ai pas encore lu les articles mais rien qu'à parcourir le Kosmozine, CETTE BOUFFÉE DE (BONNE) NOSTALGIIIIE que je me suis prise en pleine figure! :saute: Rien que pour ça, MERCI.
    Et puis c'est hallucinant, pour les trois quarts des titres je ne les aurais JAMAIS pensé si "vieux", ça défile à une vitesse ahurissante, même certains des plus anciens j'ai l'impression de les avoir vu bien plus récemment que ça alors que je suivais les sorties à la semaine (genre, Code Geass en... 2006 ?? C'est une blague! :eek: )
    Malheureusement, pour les 2 dernières années je n'ai vu aucun des titres, preuve s'il en fallait de mon retard monumental...='( Et certains plus anciens pour lesquels je me dis encore "Tiens, j'ai ça à regarder c'est vrai!" Sauf que ça fait 5 ou 6 ans que ça dure...

    2004 c'est aussi à peu près le moment où j'ai complètement plongé dedans (en aillant commencé avant, vers 2002, petit à petit), pas mal des anime présentés font aussi partie de mes coups de coeur. Je pourrais citer aussi un petit coup de gueule mais comme il n'existe pas je ne peux pas vraiment l'écrire :D, et d'autres font partie de mes fous rires marquant. Côté nanar, le premier qui m'est venu à l'esprit c'est Uraboku tiens, qui n'a pas à rougir devant un Diabolik Lovers ou un Hakushaku, j'ai encore souvenir des captures d'écrans de certains passages surréalistes. xD

    Il n'y a plus qu'à lire tout ça en détails. P'tetre que je reviendrai poster une réaction ou deux. Nostalgiiiie! *__*

    (EDIT : et je n'ai toujours pas fini KKM.... ^^')
     
    Dernière modification: 11 Mai 2015
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  7. Lysandris
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    Lysandris Comète Prix Caro 2012

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    Très chouette ce Kosmozine ! C'est une sorte de bilan de ces dix dernières années ?

    En bien moins appliqué que vous :

    2004 : Comme vous, j'aurais pensé à Monster, mais aussi à Samourai Champloo. Les aventures drôlatiques du trio Jin - Mugen - Fuu m'ont durablement marqué pour deux raisons : la réalisation dépote (les scènes d'action ont beaucoup de gueule, et l'OST de Nujabes est une tuerie), et les histoires m'ont beaucoup fait rire (j'ai beau avoir vu et revu l'arc sur le baseball, il marche à chaque fois sur moi). Tout ce qu'on peut lui reprocher, c'est d'avoir été vendu comme un fils spirituel de Cowboy Bebop, alors que Samourai Champloo se veut beaucoup plus léger sur la forme et sur le fond.

    2005 : Mushihi, bien sûr, mais aussi Noein. Outre un opening enchanteur, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette série qui, empruntant aux stéréotypes d'histoires fantastiques pour enfants (magies, voyages dans le temps..) parvient à parler de l'enfance avec beaucoup de finesse : de sa solitude, de ses emportements, de ses drames.

    En 2006, oui, il y avait Code Geass, mais une autre série, d'un intérêt lui aussi inégal, va néanmoins générer un fan base assez énorme (et un très gros topic sur Hyjoo), puisqu'il s'agit de l'année de la première adaptation de Fate/stay Night. Certes, ce n'était pas la première adaptation d'un Type Moon, puisqu'il y avait notamment eu Shingetsutan Tsukihime avant, et les visuals novels originaux étaient sans doute déjà connus au Japon, mais, sans cette série, je doute que des fans aient jamais eu envie de les traduire pour leur faire franchir les frontières. Et si le premier Fate a bien veilli, que sa nouvelle mouture, Unlimited Blade Works, de 2014-2015 s'avère beaucoup plus réussie, l'intérêt des compositions musicales de Kenji Kawai n'a lui pas pris une ride.

    2007, pour moi, avant même Gurren Lagann, ou Seto no Hanayome dont vous ne parlez pas, mais qui aurait sans aussi sa place dans un best-off, il y a Darker than Black. Il s'agit d'une de ces rares histoires, dans le monde des séries animées japonaises, qui n'invite pas à s'identifier au protagoniste principal, ni même à l'admirer (quoique Hai ait des passages sacrément cools), mais à essayer, tout au long des épisodes, à le comprendre. L'aventure ne cherche pas à le mettre en valeur - il se comporte parfois en héros, parfois en salaud -, mais à mesurer la profondeur de sa solitude. Outre son héros qui détonne, DTB, c'est aussi une aventure haletante, une réalisation au top pour l'époque et des openings/endings qui ont marqué.

    En 2008, True Tears ? Mes yeux saignent. Je n'enlèverais rien à ce qu'en écrit Maya, Noe est un personnage intéressant et adorable, mais je n'arrive moi pas à faire abstraction du reste du casting, une bande d'ados cucus, niais et bornés, présentés comme des artistes, des grands sensibles enchainés à d'insondables tourments.

    En 2009, si j'ai bien aimé aussi Requiem for the Phantom, c'est surtout Basquash ! qui m'a marqué. Il s'agit, pour aller très vite, d'une production franco-japonaise, sur un improbable mélange entre Macross, Gundam 0079 et un shonen sur le basket. L'histoire et les personnages sont très stéréotypés, il y a des gros mechas, des boobs, des héros qui reviennent plus forts après chaque défaite, des enjeux totalement exagérés, des dialogues enflammés sur l'amour, l'amitié et le courage en plein milieu d'un match, le tout servi par une réalisation particulièrement incroyable, même selon les critères d'aujourd'hui. C'était tout pour me plaire.

    Pour 2010, j'aurais sans doute aussi parlé de Working!!, mais surtout de Katanagatari. C'est une des séries que j'ai pris le plus de plaisir à découvrir, puis à revoir. La première approche est plutôt déroutante : tout le monde n'aime pas son rendu visuel épuré et pastel, ni ne pardonne le rythme très lent de nombreux épisodes, où l'on nous vend beaucoup d'action alors que la part belle est donnée à de très (trop ?) longs dialogues, qui ne prennent véritablement sens qu'au 12e et dernier épisode, éblouissant final où toutes les pièces du puzzle finissent par se mettre en place, et les promesses de scènes épiques d'anthologies se concrétisent enfin. Je ne pense pas qu'il faille chercher à voir Katanagatari d'une seule traite, et se laisser décourager par les longues descriptions de l'intrigue et des personnages. Il faut prendre son temps, se laisser porter par la finesse des musiques, des décors, la progressive évolution des deux protagonistes principaux au fil de leur voyage. Le bouquet final n'en sera que meilleur.

    Toujours en 2010, il me semble que Panty & Stocking with Garterbelt fait aussi figure d'incontournable. Je ne connais pas d'autre série d'animation japonaise à avoir autant cherché à déranger les habitudes de son public. On pourrait même parler d'anime punk. Le rendu visuel n'est pas aussi déconcertant que le propos, puisqu'on passe des aventures d'un spermatozoïde à une parodie de Transformers ou des films de zombie. L'humour au-dessous de la ceinture et le ton résolument décalé font de P&S une bonne expérience en cas de ras-le-bol des sorties plus classiques.

    En 2011, aucun série ne détrône dans mon coeur MawaPen, et pourtant cette année-là s'était avérée notamment sympa, notamment grâce à un Tiger & Bunny qui rappelait le Sunrise des grands jours. Avant de sortir Rage of Bahamut en 2014, la même équipe s'était déjà réunie pour crier leur amour des super héros de comics en combinaison moulante. Le résultat était, dans mon souvenir, particulièrement réjouissant : l'histoire fleurait bon le film d'action des années 90 reposant sur un duo "jeune flic propre sur lui, ambitieux et déterminé / gentil flic un peu looser mais expérimenté", et la réalisation était au top.

    En 2012 enfin, je pense surtout à Zetsuen no Tempest. Cette série d'aventure fantastique m'a énormément plu, et pas seulement qu'elle est jolie, et citait des thèmes shakespeariens pour se donner l'air intelligent. L'histoire est redoutablement bien amenée, chaque cliff' fonctionne (sur moi), je ris, pleure et souffre avec le quatuor de personnages principaux, ces quatre gamins liés par l'amour, la haine et la jalousie. Le résultat n'est pas d'une folle originalité, mais figure comme un excellent divertissement, sans temps mort ni fausse note.
     
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  8. Yajijy
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    Yajijy Granite

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    (-_-) Vous n'êtes que des humains qui ne mangez pas assez, c'est vous les anormaux !
     
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  9. Api
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    Api Molécule

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    Wow, sacré boulot effectivement. J'ai un peu lu en diagonale, par contre j'approuve la création d'un Kosmozine rien que pour 2011 :D .
    C'est quand même l'année de Ano Hana, HunterxHunter, Madoka, Mawapen, Nichijou, Steins;Gate...

    Pour ma part, je n'ai vraiment plongé dans la japanim' qu'en 2008, donc les années précédentes seraient un peu vides, même si j'ai bien rattrapé mon retard depuis ^^

    Je citerais pêle-mêle :
    2004 : School Rumble
    2005 : Honey & Clover
    2006 : Katekyo Hitman Reborn!
    2007 : Nodame Cantabile
    2008 : Spice & Wolf
    2009 : Hajime no Ippo New Challenger
    2010 : Baka to Test to Shôkanjû
    2011 : Hunter x Hunter
    2012 : Uchû Kyôdai
    2013 : Servant x Service
    2014 : Haikyû
     
    Dernière modification: 11 Mai 2015
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  10. Len
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    Alors déjà, un grand merci à Maya pour son aide. Je n'avais pas lu ses articles avant ce matin et ça m'a rappelé que je n'ai toujours pas vu Mushishi ni l'adaptation de Monster :eek: .

    Non mais les choix ont été déchirants là, je sais pas si on s'est bien rendu compte à l'époque à quelle point cette année était géniale mais lorsque Maya m'a demandé de virer un de mes deux animes pour mettre AnoHana, je lui ai répondu que j'avais déjà dix autres animes en attente :rigole: .
    Et c'est comme ça qu'on a finit par le faire en duo.

    Oh bah, c'est déjà du bon boulot :calin: .

    Effectivement, j'ai oublié citer Katanatagari en 2010, Kaado va m'en vouloir (à ma décharge, j'avais fait mes premiers repérages il y a dix-huit mois donc j'ai choisit dans ma liste sans penser à la revérifier). Les autres, je ne connais pas trop mais il faudrait que je tente Darker than Black ou Basquash à l'occasion.

    Là aussi, ça a été dur de le virer mais 2010 est vraiment le 2011 des nanars. Ce qui m'a fait pencher pour Yosuga no Sora c'est vraiment ses deux répliques cultes "Il y a quelque chose qui me pique le dos" et "Sache que je t'aimais mais que je ne peux désormais plus te considérer comme un être humain" :rofl: . Et puis la vache à lait avec son backround complément malsain :froid: .

    Rho, Minato c'est le Reiji de la saison 2 pour sa tendance à enchaîner les gaffes avec un aplomb hors du commun :rigole: .
    Et puis son combat était contre Yuuma, donc c'est l'un des seuls où on a eu un vrai duel de mecha et non pas du combat au corps à corps.
     
  11. Rhyvia
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    Y'a pas Dennô Coil, je désapprouve.
     
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  12. Maya
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    Raison de plus pour réparer le sacrilège en nous en parlant, non ?
    La fiche est réservée depuis l'antiquité mais j'attends toujours ton texte pour nous la vendre. J'avais droppé vers l'épisode 6.
     
  13. Rhyvia
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    Rhyvia Matière noire

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    Que de manœuvres coercitives, ce forum est terrifiant.
    Et faut que je regarde la série une dixième fois, je connais pas encore tous les dialogues.
     
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  14. Mojito
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    Mojito Matière noire Modo Jeux Vidéo Modo Sas

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    J'allais hurler ma douleur et me rouler dans les orties car je ne voyais pas Haibane Renmei. Mais c'est 2002, en fait. You win this time Gadg... Len. Je reviendrai avec une liste d'anime par année. Parce que j'aime les petits tirets avec des dates. Ca fait histoire pour le brevet, j'aime bien.
     
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  15. Kaado
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    Kaado Astéroïde

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    Wahou ce Kosmozine était vraiment super intéressant !
    Ça a dû être un boulot monstre mais ça en valait la peine: c'est une bonne rétrospective des dix dernières années et ça m'a rendue troooop nostalgique !

    Un grand bravo aux deux auteurs, c'est du très beau boulot, vous pouvez être fiers de vous ! :nuage:

    Tout pareil !
    Je me souviens lorsque je regardais certaines séries, du haut de mes 11ans, et que je ne comprenais pas pourquoi les épisodes mettaient si longtemps à sortir :rigole:
    Kaado en pleine découverte de ce que sont des sorties hebdomadaires.

    Ça m'a aussi envie de me lancer dans un (tout petit, et bien moins diversifié que les vôtres) Bilan rétrospectif des séries visionnées lors de ces dernières années !

    Sauf que, en vous lisant, je me suis rendue compte que même si j’ai vu la plupart des séries dont vous avez parlés, toutes celles plus vielles que 2008 ont été visionnées bien après leur première diffusion.

    Du coup au lieu de faire un Bilan de séries que j’ai vues après leur sortie, je vais faire un petit récapitulatif d’animes que j’ai regardés à la bonne période et qui m’auront beaucoup marqués puisque il s’agissait de mes premiers contacts avec l’animation Japonaise.

    Ce bilan commence donc avec des séries Nippones diffusées en France à l’époque ou les concepts de Mangas et d’Animation Japonaise m’apparaissaient bien moins intéressants que la perspective d’un nouveau film Barbie.

    J’ai omis pas mal de trucs comme Card Captor Sakura et Magical Doremi puisque, même si je me souviens effectivement avoir regardé, j’étais trop jeune pour avoir un avis objectif autre que: « Waaaaah ! Elles se transforment, elles sont trop beeeeelles ! ».
    Ceci dit, la plupart des avis ci-dessous ne sont pas tellement plus argumentés :rigole:


    2004: La série m’ayant le plus marqué cette année là reste indubitablement Shaman King.
    L’anime passait sur Fox Kid/Jetix et je me jetais sur ma télé en rentrant de l’école pour pouvoir voir la suite.
    Les personnages étaient tous super cool, il y avait de l’amitié et des rivalités viriles, des combats delamorkitû, des histoires de trahisons, de personnages passants du côté obscur de la force et surtout un méchant qui transpirait la classe par tout les pores.
    Bref, j’avais huit ans, je trouvais ça trop badass et forçais mes copines à chanter le générique avec moi.
    Attention, ceci est un massacre de l’opening original, ne cliquez surtout pas sur la balise si vous avez vu la série en VO et/ou que vous voulez préserver vos tympans.

    Je ne vous cacherais pas que je braille toujours les paroles de cet opening 10 ans après sa diffusion :D

    2005: Pendant que certains étaient plongés dans la Poésie de Mushishi, les Animes étaient toujours un concept totalement inconnu pour moi, mais je visionnais Tokyo Mew Mew, la première série m’ayant fait connaitre l’insurmontable douleur d’un Shipping ne se concrétisant pas.
    Cet anime restera dans mon cœur comme celui qui m’a appris que l’Héroine ne finissait pas forcément avec le beau Blondinet, aussi viril et bronzé soit-il, et que malgré les hurlements de désespoirs poussés suite au choix de la jeune fille, celle-ci ne changerait pas subitement d’avis pour partir avec le Bisho mal habillé.
    Ah et ça parlait vaguement de sauver le monde aussi.

    La même année je regardait assidûment les épisodes de Détective Conan, série que j’avais déjà eu l’occasion de croiser auparavant mais dont je ne connaissais pas encore les horaires de diffusion.
    En 2005, munie d’un fabuleux programme télé, j’ai réalisé avec horreur que la série passait pile à l’heure du dîner.
    Cruelle révélation, enfer et damnation, qu’à cela ne tienne: chaque soir se transformait en terrible combat pour avancer ou reculer l’heure du repas et regarder mon épisode.
    Imaginez que, par malheur, je sois absente le soir de l’épisode final: du grand dénouement :rolleyes:

    ...

    Haha.

    Bref j’attendais vainement une conclusion n’arrivant toujours pas.

    2006: Kilari.
    En gros c'était l'histoire d'une adolescente devenant chanteuse suite à sa rencontre avec un beau blond - dont elle tombe amoureuse - et se révélant être une Superstar à la voix mélodieuse.
    Mais le générique résume ça mieux que moi.
    Je nie totalement avoir fredonné les refrains de ces chanson en copiant les liens ici.
    Cette série est un accident de parcours que j'assume totalement.
    Je suis même nostalgique de cette époque à laquelle la VF ne me donnait pas envie de me jeter dans un puits et où les yeux énormes - ceci est un euphémisme - des personnages rendaient ces derniers absolument magnifiques.

    2007: L’année où tout a basculé: j’ai découvert Mermaid Melody - « Wahou, des sirènes qui chaaaaantent » - et cette série m’a donné envie de me plonger à corps perdu dans l’animation Japonaise.
    Dans la foulée j’ai découvert Full Moon wo Sagashite, Chobits, Air et Elfen Lied. Cherchez l’intrus.
    la dernière série m’a d’ailleurs totalement captivée: c’était violent et il y avait des filles nues partout.
    Phase d'incompréhension totale mais bon: le personnage principal avait les cheveux roses, c’était forcément super cool :fier:

    2008: Full Metal Alchemist et Code Geass ! Bon, oui j’étais en retard
    Puis Natsume Yuujinchou, la première série que j'ai regardé de façon hebdomadaire ! Que le temps passe vite :nuage:
    Attention, ceci était un avis hautement constructif.

    2009: En plein rattrapage de mon retard animesque, je crois que c’est l’année durant laquelle j’ai vu le plus de d'animes de ma vie :rigole:
    Du coup je n’ai plus aucune idée de ce qui m’a le plus marqué.

    2010: Katanagatari !
    Pour son chara-design atypique, ses longs dialogues plus ou moins captivants, ses personnages tous plus charismatiques les uns que les autres, la relation entre Togame et Shichika, l'évolution de ce dernier qui gagne terriblement en humanité durant la série.
    Ma série favorite de 2010, celle m'ayant le plus marqué et également celle m'ayant accompagné tout au long de cette année étant donné que la diffusion était mensuelle et qu'il y avait précisément 12 épisodes :nuage:
    Je confirme, je t'en veux beaucoup :D

    2011: Mawapen aussi !
    Un jour je prendrais la peine d’écrire un avis détaillé sur cette série, mais chaque nouveau post dans le topic me donne l’impression de n’avoir rien saisi à toute la symbolique de la série donc quelques revisionnages s’imposent ! :rigole:

    2012: Shinsekai Yori, of course :fier:

    2013: Je ne vais pas faire dans l’originalité mais Shingeki no Kyojin est surement un des animes m’ayant le plus marqué cette année là.
    Mon avis est relativement le même que celui de Maya: c'était une série avec un gros potentiel mais souffrant de nombreuses fautes de rythme qui étaient malgré tout compensées par des scènes d’actions carrément Badass.
    Au final un bilan mitigé et j’attends la suite avec impatience !

    Voilà voilà, c'est la fin de cette rétrospective !
    Ça c'est plus transformé en "Jeracontemavietrololo " qu'en remarques réellement constructives mais je tenais à faire un petit bilan moi aussi ! :nuage:

    Len, Maya: encore merci pour votre Kosmozine c'était super cool à lire ! :calin:

    Mon seul regret restera l'image choisie pour illustrer KamiAso: Iléoù Apollon ? :eek:
     
    Dernière modification: 11 Mai 2015
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  16. Len
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    Len Galaxie Modo Manganime Modo Jeux Vidéo

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    Je suis méchant mais j'ai ri grassement en découvrant tes premières séries, ça fait toujours bizarre de voir que des gens ont pu grandir avec autre chose que DBZ, Sailor Moon ou les Chevaliers du Zodiaque :rigole:.
    Mais Shirogane est sexy, on est bien d'accord.

    Mais enfin, tu ne voulais quand même pas qu'on associe l'image d’Apollon et le mot nanar ?

    Kamigami.no.Asobi.600.1719774.jpg
     
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  17. Sweety-chan
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    Sweety-chan Matière noire Spring Append Miss Kosminea

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    Très joli travail avec une belle mise en page ! =)

    On ne peut évidemment que commenter les choix des animés, tant y a rien à dire sur la forme !
    Donc, si dans tout ce qui se rapproche d'aujourd'hui, je valide pas mal les choix effectués (du moins, je comprends qu'il y avait un choix à faire), dans les trucs plus vieux, notamment en 2004, il manque quand même pour moi le grand Elfen Lied ! (même si KKM est peut-être très sympa, par contre, Gundam Seed Destiny m'a traumatisée. :'D)


    Allez, séance nostalgie pour ceux qui ont vécu ce générique de dingue. *_*

    Même si la série ne fait pas l'unanimité, je garde le souvenir d'un truc over-regardé (200k entrées sur MAL, presque autant que Naruto !), phare des années 2000, qui a plu à pas mal de gens pour son côté trash et franc. Un petit trailer ici.

    Sinon oui, Samurai Champloo manquerait a priori à l'appel, ou encore School Rumble ou Mai Hime qui étaient assez représentatifs des gros animés de l'époque. (Perso, ça me manque ce genre de licence ;_; )
    Y avait aussi Rozen Maiden qui avait fait pas mal de bruit, mais j'étais pas trop dans le délire. :<


    Mai Hime et son magnifique ending *_* !

    J'aurais bien vu Haruhi quelque part aussi (enfin si, dans un comm' qui essaie de rappeler un défunt à la vie xD), sinon (2006) : un véritable phénomène qui a marqué la décennie otaku avant de nous balancer en 2010 un film de 3 heures absolument dantesque. (en nous trollant comme il faut en 2009 cela dit, mais ce troll prend tout son sens dans le film o/)


    Venez danser à l'Epitanime \o/
    En termes d'animés sportifs, et surtout de base-ball, j'aurais plus présenté Major (2005) que Ookiku même si j'aime beaucoup les deux séries, mais pas pour les mêmes raisons. D'ailleurs, pour ceux qui veulent un truc simple et efficace, courez, c'est de la bonne. (Et préparez les mouchoirs~)


    Je valide également Hajime no Ippo: New Challenger (2009) évoqué plus haut, qui envoie du très très très lourd ! La première saison qui date de 2000 est d'ailleurs une valeur sûre, n'ayez pas peur de la boxe, ça devient très vite addictif. :nuage: Autre moment nostalgie pour ceux qui ont vu la S1, cet instant est pour moi un grand moment de la japanimation ! :'D (C'est dire le fangirlisme à l'égard de ce passage fuckin' épique !)


    Et côté chouchou, de mon côté, y a Baccano! (2007) à qui je n'ai rien à reprocher qui est un animé que je recommande toujours chaudement. <3


    Et enfin, merci @Maya pour Mushishi, je valide mille fois ! Je suis actuellement sur la S2 qui est un pur délice. Et mon Dieu, cet opening.

    EDIT : Aaaaah la grande époque Clannad (2008 puis 2009) aussi, qui a fait chialer dans les chaumières ! *_*
     
    Dernière modification: 11 Mai 2015
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  18. Wonderchef
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    Wonderchef Nucléon

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    En 2008 y avait Kaiba qui était excellent. :)
     
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  19. Dareen
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    Dareen Nébuleuse Mister Kosminea

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    Bravo pour ce travail ! ;) J'apprécie le récapitulatif subjectif et assumé par les auteurs, je suis content qu'on cite Kyo Kara Maoh *___* Cependant le nom Kosmozine n'a plus lieu d'être vu qu'il ne parle de rien, juste des choix et des critiques subjectives. J'adore la partie nanar, le très célèbre Hakushaku et son bisho ! J'aurais bien cité Uraboku mais il fallait quand même placer Yosuga no Sora et nos fameux délires "NEXT" :rofl: Et Suzuka qui regardait innocemment la série lol
    Je vais quand même essayer de ne pas répondre à tous les avis de nos deux modérateurs car ça lancerait trop de débats :rigole:

    Je suis entrain de voir la série, actuellement à l'épisode 33, et je trouve que le scénario est très très simple à suivre... Sans oublier que ce qui importe principalement se sont les relations entre les personnages, et non la survie du monde. Je pense que se sont tes vieux souvenirs qui t'ont fait oublier la narration de l'anime ! Ou alors ça part en vrille juste après, je ne sais pas :p Cette série botte les fesses à tout ce qui s'est fait 10 ans plus tard /fan

    Ce n'est pas un accident, Kilari c'est le bien ! :love: Après ça, n'importe quel shôjo passe pour une œuvre mature et bien réalisée ! :rigole:
    Sérieux, je suis complètement fou du manga, un de mes shôjo préféré ! C'est niais, les chansons sont nulles, y'a des étoiles partout, mais qu'est-ce que c'est mignon ! Mais y'a des bishos, du trap (avec un beau baiser kyaaaaa), et ce chef d’œuvre musical ! L'ambiance de fou mon dieu !

    Quand y'en a un qui met la bague au doigt de l'autre ? Le shota-monstre-kawai ? Ou les trailers d'épisodes où les deux amoureux se frottent le dos sous la douche ? :rofl: Pas sûr qu'on ait fait pire depuis ^^

    Je plussois Sweety, Elfen Lied c'était quand même quelque chose à l'époque ^^ Même moi j'ai regardé à cause du buzz autour ! Clairement un anime qui reste dans les mémoires, typique de cette époque, qui ravit les mémoires de tous les vieux otak' que nous sommes. Nostalgie à part, c'était bien comme anime ou c'était du caca surestimé ? ^^

    Quand j'ai commencé réellement à voir des animes en masse, c'était en 2006 vers mon inscription sur Hyjoo. Avant j'en regardais mais de manière décousue. Et je me concentrais sur Pokemon / Digimon / Yu-Gi-Oh ^^

    Flemme de citer quels sont les titres les plus marquants de ces années. S'il est possible de sortir quelques uns de 2004 à 2007 environ, il ne s'est pas encore passé trop de temps pour pouvoir juger des titres de ces dernières années qui feront postérité. Donc voici un pseudo taupe 3 de ce qui m'a marqué ces années là :
    2004 : Kyo kara Maoh, Monster, Gankutsuou. Mon dieu Gankutsuou c'était génial *__*
    2005 : Eureka Seven, Mushishi, Tsubasa Chronicles (j'ai rien vu cette année XD)
    2006 : Welcome to NHK, Code Geass, Oban Star Racer
    2007 : Ghost Hound, Gurren Lagann, Seirei no Moribito (Bonus : Dennou Coil, parce que c'est vraiment super)
    2008 : Kaiba, la révélation Junjou romantica, Casshern Sins
    2009 : Kemono no Sôja Erin, FMA Brotherhood, Zoku Natsume Yûjinchô (j'ai pas vu grand chose cette année)
    2010 : Oreimo, Kuroshitsuji II, Uraboku *_____*
    2011 : Hôrô Musuko, Mawaru Penguindrum, Mirai Nikki
    2012 : Tsuritama, Kimi to Boku II, Shinsekai Yori
    2013 : Shingeki, Oreimo II, Kill la Kill
    2014 : Jojo Stardust Crusader, Mushishi II, Space Dandy
     
  20. Mojito
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    Mojito Matière noire Modo Jeux Vidéo Modo Sas

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    Elfen Lied, comme Mai Hime de la même période, c'est surtout des œuvres à "moment".

    Au final, le scénario, la mise en scène, etc... Tout est plutôt oubliable, ce sont des animes avec de jolies dames qui en tatanent d'autres, de préférence, avec un ratio tissu/corps assez bas. Rien de novateur. Seulement dans toute la masse somme toute assez médiocre, tu as quelques fulgurances notables que tu vas retenir, en bien ou en mal. Elfen Lied étant très doué pour choquer, d'autant plus que je pense que nous sommes beaucoup à l'avoir vu ado'.

    En revanche, Elfen Lied ( Et Mai Hime. ) ont des BO très solides, ce qui renforce les aspects marquants.

    Os iusti meditabitur sapientiam~
    Who are those little girls in pain~

    Peu importe que tu aies aimé ces animes ou non ( A l'époque, un peu, maintenant, non. ), tu connais probablement la suite.
     
    Dernière modification: 12 Mai 2015
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  21. Celia
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    Celia Planète Maillot Jaune Pika pika

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    Destiny quand même... cet animé n'est pas destiné plus à servir de feu de bois facile à tout fan d'anime qui se respecte ?

    Elfen Lied, dont je n'ai vu que 2 épisodes, je n'ai pas compris l'extrême violence, et certains thèmes qui en faisait un animé destiné à un public un peu plus mature conjugué aux aventures et émois d'un ado qui là visait un public plus jeune.

    Ce que je mettrai personnellement (en ne prenant que des animés que j'ai finis auxquels j'ai au moins mis 8/10) :

    2004 : Gankutsuo (après avoir lu le livre, j'ai trouvé qu'ils avaient fait de très bons choix, même si... aurai-je trouvé qu'il avaient dénaturé le livre si j'avais lu le livre avant ?), School Rumble, Planetes
    2005 : Honey & Clover, Mai Hime (un début plutôt lent quand même)
    2006 : Code Geass, Fate/stay Night, Higurashi no Naku Koro ni (je n'ai jamais, jamais réussi à convaincre de mes connaissances à le regarder à cause de son charadesign, c'est vraiment dommage)
    2007 : Ghost Hunt (par contre si avec celui-là, c'est amusant d'entendre quelqu'un se moquer parce qu'un autre a eu peur à un moment en regardant. Je me rappelle que j'essayais de le visionner quand il faisait jour :rigole: .), Claymore
    2008 : Clannad
    2009 : Clannad After Story, Tokyo Magnitude 8.0, Higashi no Eden
    2010 : Shiki, Angel Beats!
    2011 : Mawaru Penguindrum, Mahou Shoujo Madoka, AnoHana
    2012 : Zetsuen no Tempest, Pokémon Best Wishes Season 2 (Mon année 2012 ne devait pas être fabuleuse même s'il y a eu de bons épisodes de Pokémon comme ceux où on voit Pochama rival de Mijumaru)
    2013 : Free! , Kyousou Giga, Samurai Flamenco (je ne sais pas s'il faut applaudir ou facepalmer, mais SF était l'anime le plus surprenant avec tous ces changements)
    2014 : Sidonia no Kishi, Isshuukan Friends, Gekkan Shoujo Nozaki-kun
     

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