Fermer la notification
Kosminea est un site communautaire de partage et d'échanges autour de nombreux sujets.
En vous inscrivant, vous pourrez participer aux discussions, personnaliser votre profil, naviguer sans publicité, et proposer vos propres fiches pour partager vos centres d'intérêt.
Fermer la notification
Pour vous permettre de profiter au mieux de Kosminea, nous utilisons des cookies. En navigant sur ce site, vous en acceptez l'usage.
Pour plus d'infos, cliquez ici.

Galerie Po_ ivron vert

Fiche dans 'Galeries des membres' rédigée par Po_, 2 Mars 2015. Current view count: 3737.

Publicité

Poivron vert transition.png

Pour être la plus vieille

Ca a été très long mais elle y est arrivée
Elle fait le compte des ch’veux qu’elle y a laissés
Beaucoup plus que des touffes, un gazon entier
Peut-être même un peu de son cerveau rosé
Pourtant elle a trois tifs sur le caillou pelé
Qui, les jours de grand vent, bataill’ avec fièr’té
Toujours vers la boule à zéro, c’est joli
« Pour sûr, j’atteindrai la belle calvitie ! »

Pour être la plus vieille x2
Pour connaître l’amour des dentiers de résine :
D’une blancheur plastique, les bouches s’illuminent
Pour être la plus vieille x2
Pour marcher lentement sur les passag’ piétons
Trembler de frénésie en narguant les camions
Pour être la plus vieille

Elle était innocence, jeunesse et folie
De ces absurdités où l’on rate sa vie
Et d’une âme trop bête pour comprendre un peu
Que l’on puisse désirer mieux que d’être un bleu
On voit qu’elle a une canne et ne peut plus courir
Tous ses amis sont morts, mais ell’ sait toujours rire
Seule, elle a fait son choix, pris cette liberté
D’être une bell’ mémé, un bout d’éternité

Pour être la plus vieille x2
Pour connaître l’amour des dentiers de résine :
D’une blancheur plastique, les bouches s’illuminent
Pour être la plus vieille x2
Pour marcher lentement sur les passag’ piétons
Trembler de frénésie en narguant les camions
Pour être la plus vieille


Sur l’air de ‘Pour être le premier’, Jean-Jacques Goldman

Poivron vert transition.png
Cerise
Chanson la plus farouchement naïve

Cerise
Elle aime trop les câlins
Elle me force la main
Me bisouille

Elle bougonne pour me faire céder
Elle obtient des baisers
Des papouilles

Tout l’été et même l’hiver
Jamais n’cesse la guerre
De tendresse

Le bout d’chou se jette sur moi
Et m’étouffe avec joie
De caresses

Je n’m’empêche pourtant jamais
De l’embêter, c’est gai
Ma vengeance :

Mes doigts tâtent et pincent son bidon
Quelque part où c’est bon
Dans sa panse

Mais Cerise, c’est un gros bébé
Et j’crois bien qu’son p’tit nez
À trois bosses

Se fait rond pour me révéler
Le bonheur d’être aimé
Comme des gosses

La nuit, quand le monde s’aveugle
Chez nous les étoiles beuglent
Chantent et rient

La tarte est encore dans le four
On s’impatiente autour,
Mange la vie.

Cerise veut d’la salade de lentilles
De sa sœur très gentille
Super Moi !

De couleurs, s’embellissent nos coeurs
Même s’il y a des pleurs
Quelques fois

Cerise
Elle aime trop les câlins
Elle me force la main
Me bisouille

Elle bougonne pour me faire céder
Elle obtient des baisers
Des papouilles


Sur l’air de ‘Ma Môme’, Jean Ferrat

Poivron vert transition.png
Cette forêt-là

Cett’ forêt-là
On l’aperçoit près de la Volga
L’Alkonost toujours y chantera
Oh quell’ forêt, cett’ forêt-là !

Cett’ forêt-là
Un, deux, trois trolls se cach’ sur le chemin
Mais t’accompagn’ quat’, cinq, six marcassins
Vous riez, faites du bruit

Prends peur / La colèr’ de Maman sanglier / te poursuit
Frayeur ! / Pourquoi te prend-ell’ pour un chasseur ?

Cett’ forêt-là
Est peuplée d’hiboux, de loups, d’oursons
Fées, lutins, écureuils, hérissons
Tous magiqu’ et polissons

Tu es tombé dans la vallée, prenant la fuite
C’est noir, ‘fait froid, ça pue / la chaussett’ cuite
Ou bien crue ?

Cett’ forêt-là
Dans le val repose le Ruisseau :
Un esprit, friand de jeux de mots
Oh quell’ forêt, cett’ forêt-là !

C’est là / qu’on rencontre les plus facétieux / champignons
Pourtant, les farceurs de la nuit sont mignons

Cett’ forêt-là
Quand papillonne son vert feuillage,
Les airs de la fête du fromage
Font vivre cette forêt-là

Est-ce une fable ? Ou bien de malignes chimères ?
J’entends le vent du nord, qui ce soir, ranim’ le silence

L’étrang’ forêt s’éveille au loin


Sur l’air de ‘Cette année-là’, Claude François

Poivron vert transition.png

Publicité

Partager cette page

Po_

Po_

Auteur de 3 fiches
Dernière publication : The Plague Dogs (index Oeuvres des Arts médiatiques et scéniques)

Le mot de l'auteur :

Huns noix-zoo pas-tôt. BOLU !

Chargement...
Soyez le premier à laisser votre commentaire : Galerie Po_ ivron vert