Fermer la notification
Kosminea est un site communautaire de partage et d'échanges autour de nombreux sujets.
En vous inscrivant, vous pourrez participer aux discussions, personnaliser votre profil, naviguer sans publicité, et proposer vos propres fiches pour partager vos centres d'intérêt.
Fermer la notification
Pour vous permettre de profiter au mieux de Kosminea, nous utilisons des cookies. En navigant sur ce site, vous en acceptez l'usage.
Pour plus d'infos, cliquez ici.

Erelina

Fiche dans 'Galeries des membres' rédigée par Erelina, 20 Septembre 2014. Current view count: 5077.

Publicité

Écume

Ma première sensation fut celle d’une caresse. Douce et rassurante elle réchauffait ma chair meurtrie, celle d’un corps qui s’éveillait à la vie. Quand j’ouvris les yeux pour la première fois, les éphémères couleurs de l’aube s’imprimèrent dans mon esprit dans un obsédant tourbillon de lumière. La houle continuait de lécher mon corps nu sur la grève et l’eau chatouillait mes hanches avec délectation mais je n’en avais cure. Mes yeux ne pouvaient se détacher de ces divines lueurs, mon esprit vide se gorgeant de leur beauté irréelle. Mon corps finit cependant par reprendre ses droits et mes membres engourdis réclamèrent avidement un mouvement. M’arrachant à ma contemplation, j’entrepris de répondre à ses désirs impérieux et enfonçais lentement mes mains dans mon berceau d’or, m’amusant candidement à laisser le temps filer entre mes doigts tout en caressant les coquillages nacrés échoués à mes côtés, quand soudain un détail attira mon attention. Je m’immobilisais alors un instant et examinais ma main : blanche comme l’écume elle était si fine qu’elle semblait sur le point de se briser. J’entendais battre le sang dans mes veines, je sentais ce liquide vital couler dans tout mon corps… Comment tant de puissance pouvait paraître si fragile ?

Avant que je ne trouve une quelconque réponse à mes interrogations, des pas se firent entendre derrière moi, détournant mon attention, et trois jeunes femmes s’agenouillèrent doucement à mes côtés. L’une d’elles prit ma main entre les siennes et me dit les yeux pleins de tendresse :
« Bienvenue princesse, nous avons été envoyées pour vous accueillir sur cette île. Suivez-nous je vous prie. »
Elle avait des yeux d’émeraude où brillait une douceur infinie, ses cheveux châtains, couronnés de feuilles de palmiers tressés, flottaient librement sur ses épaules, et ses lèvres dessinaient un sourire bienveillant qui me mît immédiatement en confiance. Elle portait une simple toge blanche, fine et légère, ceinturée par un cordon d’or tressé, faisant écho aux bracelets finement ciselés qui saillaient ses poignets. Les deux autres femmes lui ressemblaient, assurément, et bien que vêtues de manière pratiquement identique, toutes affichaient un visage différent.
La première avait la peau mate alors qu’une autre était plus pâle, le visage plus sévère. Ses cheveux d’ébène attachés en un chignon élaboré concordaient parfaitement avec ses yeux bruns. Elle était tout aussi belle, mais rayonnait d’une beauté glaciale. Elle s’adressa sèchement à ma bienfaitrice :
«Eiréné, avant toute chose il faut la couvrir, elle ne peut rester ainsi nue, soumise aux regards des Hommes. »
« Je t’en prie Eunomie, quelle importance ? Laisse donc le soleil sécher sa peau, c’est la douceur de Cythère qui la couvrira. »
« Allons allons ! » S’exclama la dernière, « Eunomie a raison, habillons la prestement, elle profitera de ton soleil plus tard si elle le désire. »
La dénommée Eiréné soupira, résignée, et m’habilla d’un drap aux reflets nacrés, aidée d’Eunomie et de la dernière jeune femme.
Me tournant vers elle je la détaillais à son tour. Elle avait une peau pâle elle aussi, légèrement halée, mais ses joues étaient colorées d’un rose charmant. Ses cheveux clairs étaient tressés dans son dos, et un délicat parfum floral se dégageait d’elle. Mais ce sont ses yeux qui me captivèrent le plus. D’un bleu très pur ils étaient sages et incitaient au calme.

Une fois habillée, elles me relevèrent et me conduisirent vers l’intérieur des terres. Le sable chaud qui brûlait délicieusement mes pieds fit place à un chemin de pierres plates qui s’enfonçait dans les bois avant de gravir une colline verdoyante. A son sommet, au bord de la falaise, une magnifique demeure surplombait la mer. D'un blanc scintillant elle était gigantesque et dominait la plage de toute sa majesté avec ses immenses colonnes de marbre et ses statues d'or.

Publicité

Partager cette page

Erelina

Erelina

Auteur de 1 fiche
Dernière publication : Erelina (index Galeries des membres)

Chargement...